‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 209 sur 214 · AUDITION · texte numérisé non relu

AUDITION

11 est parlé dans la notice des écrits de S. Abbon, abbé de Fleury, sous les oM 7, 8 et 9, de deux Commentaires sur le Cycle pascal de Victorius, et d'un traité du Comput. Dora Rivet avoil bien distingué ces trois ouvrages, et sur-,

1. Si l'on v*Ot encore quelque chose de plai précis, l'évoque Hmbert, prédécesseur immédiat de Jean te Scholasiique, mourut au mois de septembre 990. Hais a cause d'une cabale qui s'éleva en faveur d'un nommé Guy. recommandé par le duc Henri, Jean, élu par le chapitre, ne fut sacré qu'au mois d'avril 997. Il ne Uni le siège qu'un an, deux mois et deux jours, et mourut le 14 des calendes de février 998. L'église d'Auxerre, après sa mort, resta sanseréqun pendant un an, un mois et seize jours; après quoi, l'on Mut, le 5 mars 999, Hugues, qui tiul le siège, comme ou l'a dit, jusqu'en 1039.

NOTES

tout le troisième des deox autres. Il ne faut pas, a-t-il dit, confondre les deux premiers avec un traité du Comput, ou de Hatione calculi. Hais M. Chasles, de l'Académie des sciences, qui a jeté un si grand jour sur les origines de VAbaeus, a découvert un second traite' de ce Victorius quia sa notice dans le second volume de YHiatoire littéraire. Mon savant confrère a pensé avec toute vraisemblance, que le Traité d'Abbon, de Ratione calculi n'éloit que le Commentaire, il est vrai très obscur et très diffus, de ce livre de Victorius, dont un manu* '.rit, conservé dans la ' Bibliothèque du Vatican, porte le titre : Sxplieatio super Galeulum Victor ii, se» isagoges Arithmeticœ. (N. E.

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Gérard, Moixe de Fleury. — Page 184-183.

Page 183, dernier alinéa. — Nous devons ici relever une distraction de D. Rivet, et compléter le peu qu'il dil. et dans le tome VI, p. 438, et dans Cfel endroit, du poème de Waltarius et de son auteur. Au tome VI, le nom de * tivrauld, dit-il, a qui l'on donne le titre de Saint et la qualité de Moine de « Fleury, est absolument inconno dans les monuments de cette Abbaie. • Mais s'il étoit absolument inconnu, comment le même D. Rivet consacre- t-ij une des premières notices du xv* siècle a Gérard, moine de Fleury, c le même « que Geratild, dit-il, dont nous avons eu déjà occasion de parler? » Ainsi deux notices sont consacrées au même écrivain, sans que le lecteur soil averti qu'il doit regarder la première comme non avenue.

Que Gerauld ou Gérard soit l'auteur du poëme de Waltarius, on ne peut en douter d'après le dernier vers de l'envoi qu'il en fait à l'archevêque Krcbembaud (Erkambaldus) :

Sil libi nienle ma Gcratdus carat adelphu».

D'ailleurs, on ne s'explique pas comment Dom Rivet n'a mentionné le poëme que pour avertir qu'il rouloit sur les hauts faits de Vaulier ou Waltare, qualifié roi d'Aquitaine, et qu'il laissoit « a ceux qui travaillent à l'histoire d'A quitaine (c'est-à-dire à dom Vaissete), le soin de l'examiner et de l'apprécier. » Assurément un pareil soin appartenoit mieux qu'à tout autre à l'auteur de l'Histoire littéraire.

Le Waltarius dont la critique moderne s'est beaucoup occupé, avoit éi6

NOTES

traduit ou imité d'un original teutonique. Un passage du livre d'Ekkehar-

dus IV, de Casibus sancli Galli, ch. IX (Perts. Monuraenta. T. Il, |>. 118)

ne perwi t pas d>n douter, tout en donnant h penser, comme l'a tnes-bien

fait observer M. E l. du Meril, que lu poêïnc latin dont parle Ekkeuardus,

(Ufljéroil de celui du moine Geraldus. Voici le passage : Ekkehard I", mort «

en 973, scripsit... varillanlcr qnidem... vilam Waltharii mann forlis, quam e. da Mérii. Paru

nos, (Ekkehardus IV) « Maguntia posili, Aribono Archiepiscopo jubente, ^^irt tahn' l'

« pro posse et nosse nostro correximus. Barbaries enim et idioroata ejus, Teu-

• tonem adhuc affectantes repente latinuin tieri non puliuntur. Unde maie

• docere soient discipulos seuii-magislri, dicenlcs : Videte quomodo disert»** « siipe eoram Teutone aliquv (p. ôt. eluquio) prvloqui doceat, eteadtm séria « in lutinum verba vertite. Quœ deceptio Ekkehardum in opère illo adhuc.

• puerum fefellil; sed postea non sic. » Cela paroll bien signifier qu'Ekie-. hard I", encore pou expérimenté, avoit essayé de mettre le poème tudesque de Waltarius en lalin, mais qu'il y avoit laissé trop de traces de l'éloctmon germanique, abusé par la mauvaise habitude que les divers maîtres avoiept de recommander aux traducteurs de paroles allemandes de plier le plus qu'ils pourraient le latin aux formes et aux constructions allemandes ; que plus tard Ekkebardus, dans ses autres ouvrages, avoit fait mieux : enfin que Ekk- h !i dtis IV, établi par l'archevêque Aribon, à Mayence, avoit corrigé de son mieux l'œuvre d'Ekkehardus I".

Mais ce poëme des deux Ekkehirdus, disons-nous, devoit différer de celui du moine Ger.irdou Ger iud de Flcury, carcelui-ci, est adressé au prélat Erkamb ddus, archevêque de Tours, lequel dit D. Rivet, T. VI, p. 438, « Horissoit vers 986». Il n'y a rien de surprenant qu'un ancien poëroe tudesque, d'une célébrité IKirfaiiemcnt constatée dès le x» siècle, ait <*té traduit en latin, à plusieurs reprises et par plusieurs auteurs.

Le Waltarius n'est pas aussi méprisable que l'a pi-étendu l'estimable auti ur des c Epopées françaises ■ , M. Léon Gautier. C'est une, forme relativement récente (et qui cependant, comme on vient de voir, remonte à la fin du x* siècle), d'un ancien chant germanique, racontant les premiers exploits d'un guerrier gaulois, otage d' Attila; comment il parvint à s'échapper avec une princesse bourguignonne, otage comme lui d' Attila ; comment il eut à combattre un troisième otage comme lui fugitif, avant de rentrer dans son pays. Ce troisième otage est Hagen, la princesse bourguignonne Hiltgunde, et l'Aquitain Waltarius, nom qui semble d'origine tudesque ou gauloise. Il est évident, comme l'a parfaitement démontré Fauriel, que le chant des Nibelungen, et les Sagas Scandinaves sur lesquelles la grande et unique épopée allemande semble fondée, attestent l'existence et l'antériorité de la légende. Waltarius et Hagen figurent dans les Nibelumjen, le premier pour mémoire, le second comme un des principaux personnages du poème. « J'ai vu Ha-

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gen, » dit un guerrier de Nibelungen, • dans vingt batailles. Walter et lui « ont fait pleurer bien des femmes, dans le temps qu'ils passèrent ici, cotnc battant pour le roi Attila. » Et plus loin, Attila apercevant Hagen, dit : «Je « n'ai pas oublié Hagen et Walter d'Espagne, ces deux braves guerriers, « longtemps mes otages ; je donnai congé à Hagen, Walter s'enfuit avec < Hillgunde. »

Ces rapprochements si bien indiqués par Fauricl (Histoire de ta Poésie pro- * vencate, T. I, p. 382-381), auroient dû le convaincre de l'origine tudesque des deux traditions légendaires. Mais pas du tout : de ce que Waltarius est présenté comme un personnage espagnol ou d'Aquitaine, il en a conclu que le Waltarius est d'origine provençale. On ne voit pas môme pourquoi il ne poursuit pas la conséquence de cette première hardiesse en faisant honneur à la Provence de l'invention des Nibelungen. Sérieusement, quand on consi- m dère que Waltarius, en fuyant de la cour d'Attila pour regagner son pays, lutte contre le roi franc, devant Worms, résidence ordinaire de ce prince; qu'un guerrier saxon le reconnott à son langage celtique :

Cellica lingua. probat le railla génie creatam...

et qu'il n'est jamais question, datis le poème, d'une seule localité aquitanique, il n'y auroit peut-être pas une grande témérité à peuser que l'auteur primitif allemand a entendu par le mot franc, les Germains établis sur le Rhin et la Moselle, et par les Aquitains, les habitants des Gaules, sauf les provinces occupées par les Durgundes et par les Wisigoths. Saxon m le Saxon grammairien, poète de la fin du xir siècle, justifierait déjà une pareille conjecture, puisqu'en citant Dudon de S. Quentin, l'historien des Normands, il le dit « auteur de Y Histoire d'Aquitaine. » Voy. plus loin, dans le VIII* volume, la fin de la notice de Dudon de S. Quentin, p. 239. Cette observation, si elle éloit fond <e, justifierait la haute antiquité de la tradition germanique. (S. E.)

RomcoN. — Pages 186-194.

On a placé Roricon parmi les écrivains du \i* siècle ; cependant M. Le Gendre de S. Aubin, non content d'avoir avancé dans ses Antiquités de la monarchie française, que cet auteur est plus ancien que Grégoire de Tours, a

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publié une dissertation dans laquelle il prétend établir son sentiment. Elle se trouve dans le Mercure de France du mois d'octobre 1751, p. 488. Nous n'entreprendrons pas ici de justifier l'époque que D. Rivet a donnée à Roricon, en combattant les raisons de M. Le Gendre. M. LeBenf Ta Tait d'une manière qui ne laisse rien à désirer, dans un Mémoire qui a pour titre : 'Recherches Htm. de l'Acad. critiques sur le temps où vivoit l'historien Roricon, et sur F autorité que ^$u.1p*c»^.*M.,' doit avoir cet historien. Nous rapporterons seulement quelques remarques et conjectures touchant la personne et l'écrit de Roricon, que nous tirerons du Mémoire de M. Le Benf. Il étoit d'Amiens, ou du diocèse, et peut-être, comme le conjecture l'autenr des Recherches, fils ou petit-fils d'un seigneur du même nom, qui vivoit en 1059, et rebâtit le monastère de S. Denis. Il est probable que ce seigneur y offrit quelqu'un de sa famille pour y être élevé. Comme cette maison fut donnée en 1095 aux moines de Marmoutier, le jeune Roricon aura été instruit des belles-lettres dans cette célèbre bbaye, rivale de celle de Cluni ; et étant devenu prieur de S. Denis d'Amiens, vers l'an 1 100, il aura alors composé son Histoire de l'origine de la Monarchie Françoise, pour procurer à sa patrie ou capitale de son pays, tout l'honneur qu'il pouvoit, en la Taisant passer pour le lieu de la résidence de nos trois premiers rois, Clodion, Meroué et Childeric.

Cette conjecture paroll d'autant plus plausible à M. Le Beuf, qu'il trouve dans la qualité de prieur de S. Denis d'Amiens, do quoi excuser l'idée bizarre de l'écrivain qui se représente dans ses prologues, comme un berger occupé à instruire ses troupeaux en les gardant. Les images et les expressions bucoliques qu'il emploie, convenoient à des moines qui habitaient un monastère alors situé dans une prairie, et appcllé pour ce sujet, Saint-Dcnis-des-Prés. 11 est constant qu'il y avoit autrefois des manuscrits dans ce monastère, mais ils ont été dispersés. Quelques-uns ont été portés à Corbie, d'où ils ont passé dans l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; d'autres au collège des Jésuites de Paris, ou l'on voit encore les fragments d'Idaco, écrits en lettres onciales, que Roricon cite, et qu'il avoit sous les yeux en composant sa Chronique. (DD. Colomb, Po>cet, Clemencet et Clément, T. X, 1756. Avertiss., p. lxiu, lxiv.)

Page 193. — Vie de saimt Alderalde. D. Rivet dit un mot en passant de S. Alderalde, chanoine et archidiacre de l'Eglise de Troyes en Champagne, mort le 20 octobre 1104. Il a fait mention, au même endroit, d'une petite histoire, on pour mieux dire d'un petit éloge de ce saint, rapporté par Camusat ; mais il a oublié de parler de sa Vie écrite par un contemporain, et imprimée à Troyes en 1724. Cette omission de D. Rivet aété relevée par une lettre anonyme insérée dans un écrit périodique connu sous le nom de Journal de Verdun , juillet 1752, pages 42-44. Il y est dit que, malgré les recher- Tome VU. T t t t

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ches infinies que 0. Rivet a faites, pour découvrir tous les écrivains de France, il n'a pas laissé de lui en échapper quelques-uns. Cela est vrai ; et il est difficile qo'il ne nous en échappe encore d'autres dans les siècles suivants, quelqu'attention que nous puissions apporter. Nous aurons obligation aux servants qui voudront bien nous aider de leurs lumières, et nous faire connoltre ceux qui ne seroient point venus à notre connoissance. Nous les en prions, comme l'a déjà fait notre prédécesseur, et nous aurons soin de leur témoigner notre reconnaissance des bons offices qu'ils nous rendront. Nous remplirions avec plaisir ce devoir à l'égard de l'auteur de la Lettre, si sa modestie ne lui avoil pas fait cacher son nom. Pour revenir à la Vie de S. AMeralde, elle a été fidèlement écrite par un auteur contemporain et ami do Saint. C'est ce qu'il dit expressément : Ipse vidi, sape mini referebal, etc. Cet ouvrage est d'autant plus digne d'attention, comme le remarque judicieusement l'auteur de la Lettre, qu'il est assez rare de trouver des Vies écrites par des personnes qui aient approché de si près des saints dont elles rapportent les actions. Celle-ci est écrite d'un style prosaïque, et le plus souvent en morceaux riniés, selon le mauvais usage du temps oii il vivoit. Desguerrois avoit donné la substance de cette Vie en françois, dans son livre ik ta sainteté chrétienne, publié en 1637.

Dans tout ceci nous ne parlons que d'après notre anonyme ; mais lorsque les continuateurs de Bollandus l'auront mise au jour, avec les éclaircissements qu'ils ont coutume de donner, nous serons en étal de faire connoltre plus eu détait l'ouvrage et l'auteur. (DD. Colomb, Poucet, Clemkncbt et Clémekt, T. X, 1756. Avertiss., p. lxiv et lxv.)

Ib. — Cette Vie de S. Alderalde a été donnée au public et imprimée a Troycs, en 1724, par les soins de H. Breyer, chanoine de l'Eglise de cette ville, sur un manuscrit original trouvé dans les papiers de M. Desguerrois. C'est ce que nous apprenons de M. Groslcy, auteur d'un Éloge historique de M. Breyer, et qui l'est encore vraisemblablement de la Lettre insérée dans le Journal de Verdun. (Les Mêmes, T. XI. 1759. Avertiss., p. xx.)

AiMorc, Moine ne Fleurv. — Pages 316-227 .

Page 933. — Dans l'article de cet auteur, D. Rivet n'a point parlé de la traduction de son Histoire en notre langue, qui est à la tête des Chroniques de S.Denis, dans le Recueil des Historiens de France. Cette traduction suit immédiatement l'ouvrage latin d'Aimoin, avec une belle préface de l'éditeur. (Les Mêmes, T. XI, 1759. Avertiss., p. xxva.)

NOTES

Arkou., Archkvéqce de Rstus. - Pages itë, 346, 247.

Voici le serment de fidélité prononcé par Arnoul el que Dom Rivet propose pour modèle des serments exigés des éveques : t Ego Arnnlfns, gratia Dei » prxveoiente, Remorum archiepiscopus, promitlo Régions Francorum Hu- * goni el Roberto me fidem purissimam servaturum , consilium et aaxiliom

> eis secundum nieum scire et possc in omnibus negoliis prxbiturum ; ini- » micis eorum nec consilio uec auxilioad eorum iofidelitalem scienier adjutu- » rum... Si vero, quod nolo el quod absil, ab his deviavero, omnis benedic- » tio mihi conversetur in malediclionem, et fiant dies inei pauci, et episcopatum » meum accipiat altcr ; recédant a me amici mei, sinlquc perpetuo inimici. »

Ce qui offre encore plus d'intérêt, c'est te discours du chef de la troisième dynastie de nos rois, non pas au clergé, mais aux citoyens de Reims, en soumettant à leur décision l'élection d' Arnoul. On devine ici que Hugues, en parlant ainsi aux Rémois, connoissoit leur viel attachement pour l'héritier légitime du dernier roi Carlovingicn, et que ce n'étoil pas de son plein gré qu'il accueilloit la candidature du fils naturel de Lolhairc. Nous suivons, en l'abrégeant un peu, ta traduction exacte de M. Poiosignon :

« Le Roi vint à Reims pour exposer aux habitans les vœux d'Arnoul, et quand il les eut tous convoqués (omnibus civibus accersitis), il leur parla ainsi : c Arnoul que Lothaire, de pieuse mémoire, a eu d'une concubine, nous » a fait demander l'évéché de Reims. Je viens vous remettre l'appréciation » des garanties qu'il présente, et le soin de juger si elles doivent être ac-

> ceptées ou repoussées. Je ne loi ai donné aucune espérance, je n'ai pris

> auenne résolution. J'ai pensé qu'il étoitplus avantageux de déférer l'affaire » à votre jugement, car si elle tourne bien, vous en aurez le profit et moi la » gloire ; sinon, je serai à l'abri de tout soupçon de déloyauté, et vous subi- » rez le reproche de perfidie en demeurant soumis au traître et en ne vous » levant pas contre lui. »

« Les citoyens répondirent : « Arnoul dont vous venez de nous parler nons » a dernièrement adressé la même demande, en nous promettant, s'il réussis-

> soit, de servir fidèlement le Roi, et d'avoir pour nous la plus grande affection. » Mais comme il est trop jeune pour nous offrir une garantie suffisante, nous » pensons que nos seules lumières ne sauraient éclairer la question; adjoignez- » nous donc ceux qui vous recommandent Arnoul : nous tiendrons conseil avec

Tltt ij

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» eux; chacun pariera librement: de celle façon le mérite d'un heureux » choix nous sera commun, et les inconvéoiens d'un mauvais pèseront égale- • ment sur eux et sur nous. »

Richer fait dire ensuite à Hugues Capet, quand les Rémois eurent rendu une réponse favorable à l'élection d'Arnoul : c Si le fils de Lothaire, Louis, » de pieuse mémoire, aVoit laissé un (ils, la justice eût voulu qu'il lui succédât.

> Mais comme ce prince n'a voit pas laissé d'en fans, vous, et les plus grands » du royaume, m'avez choisi pour occuper le premier rang. Maintenant, at- » tendu que de la ligne royale Arnoul est le seul qui reste, vous ave/ de- » mandé que je l'honorasse de quelque dignité, pour que le nom de son ilt lustre père ne se perdit pas dans l'oubli; qu'il jure donc de me demeurer » fidMe, de veiller à la défense de la ville, de n'avoir aucune communication » avec nos ennemis, et je lui accorde volontiers, sur voire recommandation,

> le siège épiscopal, à la condition qu'il s'attachera à moi par les liens du » serment. >

Histoire de Richer, texte et traduction de M. Poinsignon. Reims, liv. iv, ch. 26-28.)

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