JEAN
Moine de S. Amand.
y Ean, qui fait le sujet de cet article, continua la chaîne J des hommes de Letres, qui illustrèrent l'abbaïe de S. Amand, connue autrefois sous le nom d'Klnone, pendant le X siècle Gsii. cbr. nov. t. et le suivant. ' Il étoit contemporain d'Ilellouin, ou Herluin, *'$âi?t. feb. p. Evêque de Cambrai depuis 996 jusqu'en février 1012. ' Ses propres écrits nous fournissent une autre preuve qu'il ne tlorissoit que longtemps après les ravages des Normans en Franit. aù. p.79n. «. ce. ' Il avoit d'étroites liaisons avec un Esliene, Moine à Gand,
qui
JEAN, MOINE DE S. AMAND. 185 vi mwiw
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qui se donne pour un disciple d'IIucbald, mort comme on l'a vu dès 930. 11 faut qu'Estiene, lorsqu'il parloit ainsi de lui, fui fort vieux, et plus qu'octogénaire. Jean ne paroit pas avoir été si avancé en âge, et ne peut par conséquent avoir été instruit que par les Elevés du même Maître. On ignore les autres événements de sa vie, si on en excepte ce qui regarde ses écrits.
' A la prière du Prélat déjà nommé, Jean mit en vers la vie ibid. de sainte Rictrude, première Abbesse de Marchienes, écrite en prose par Hucbald dès 907. ' On suppose aussi qu'il rendit le »c. mnr. p. 430. même service 5 celle de sainte Eusebie, fille de la précédente "' * et Abbesse d'Hamay au diocèse d'Arras. Molanus a même avancé que Jean étoit également Auteur de la prose de cette dernière Légende, comme de la poésie. Mais pour sçavoir au vrai à quoi s en tenir sur cette double opinion, il faut se souvenir, ' que nous avons montré que la vie de sainte Eusebie n'est m*. Lit. de h Fr. qu'un abrégé de celle de sainte Rictrude sa mere. De sorte que 1 G" *'VJ> comme on a fait deux espèces d'écrits de la vie en prose, la même chose sera arrivée à l'égard de la vie en vers. Nous ne doutons point que l'on ne s'en convainquit, si l'on vouloit se donner la peine de conférer au manuscrit qui contient en entier le poëme sur sainte Rictrude, ce qu'on a imprimé pour servir à l'histoire de sainte Eusebie. Il suffiroit même de lire avec attention la prose de celte Légende empruntée et abrégée, pour s'appercevoir que les vers disent beaucoup plus, comme avant été faits sur la pièce originale. Ce qu'a fait Bollandus en détachant de l'ouvrage de notre Poète sur l'histoire de sainte Rie-
la plus plausible des deux différentes histoires.
' L'ouvrage de Jean se trouve à la suite de celui d'Hucbald Roil «. mfi. p. dans un manuscrit de Marchienes, d'où Rollandus l'avoit tiré. n ** A la tète se lit une épitre du Poète à Estiene son ami de Gand, avec la réponse de celui-ci. De tout ce long poëme on n'a imprimé que deux parties : ' celle qui fait à l'histoire de S. Adal- s. m>. p. 300-30*. bauld, et qu'on a au second jour de Février dans le recueil de Bollandus, ' et l'autre qui roule sur la vie de sainte Eusebie. i«. mar. P. 4m- On a celle-ci au seizième jour de Mars dans la même collection . 45r Cette dernière partie est divisée en Chapitres, ce que n'est pas la précédente ; et chaque chapitre a son titre exprimé en vers. De sorte que si cette division est du Poète original, il montre