‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 69 sur 214 · S- II · texte numérisé non relu

S- II

SES ECRITS

SUivant les événements de la vie de Diederic qu'on vient de lire, et qui nous paroissent le mieux fondés, il se trouvera Auteur de beaucoup plus d'ouvrages, qu'on ne lui en attribue communément.

î\ Le plus connu est son histoire de Filiation, c'est-à-dire du rapport des Reliques de S. Benoît, de l'église de S. Agnan d'Orléans à labbaïe de Fleuri. ' Cet événement arriva en 883; Mab. an. i. m n. et Diederic n'entreprit d'en faire la relation, que plus décent quarante ans après. 7 M. Cave assigne à son écrit pour époque caw, P. 1 l'année 1020. Mais l'Auteur n'y mit pas si tôt la main, par la raison qu'on va voir. ' La féte solennelle qu'on célebroi! a Fleuri *ab. ai. 1. «. p en nu m< iiv du rapport de ces Reliques, fut ce qui lui lit naître 5t°' *" 1 M " l'occasion de l'entreprendre. Richard, élu Abbé de Fulde en 1022 aïant ensuite rétabli le monastère d'Amerbach, entendit parler de cette solennité, et fut curieux d'être instruit de son origine, et des motifs qui l'avoient lait instituer. A cet effet, il engagea Diederic, le même qui avoit exalté celte fêle en (îermanie, où il deineuroil alors, à le satisfaire sur ce point. Notre Auteur pour le mettre mieux au fait, remonta jusqu'à la source, et lui fit le détail de l'événement qui avoit donné naissance à la fête, et des miracles qui accompagnèrent l'événement. C'est ce qu'on nomme l'histoire de Filiation du corps de S. Benoit.

L'écrit est dédié à Richard Abbé d'Amerbach. ' Trithéme l'a- Tni. «rri. t. m. voit entre les mains; puisqu'il copie en l'annonçant, les premiers mots du corps de l'ouvrage. Il se trompe toutefois en nous le donnant pour une vie de S. Benoît : au lieu que ce n'est qu'une petite histoire d'une de ses translations. ' Son erreur en p««. app.t. 3. p. ceci a été suiv ie de plusieurs autres Bibliographes, qui n'en ont i55 1 >"**' apparemment parle que d'après lui.

' Cette histoire, il faut l'avouer, soull're pour les faits qu'elle Mab. an .b. 0. 9contient, des difficultés presque insurmontables. Dom Mabil- 14 Ion qui les a senties, n'a pas cru suivant sa candeur ordinaire, devoir les dissimuler. On peut voir à l'endroit cité de ses Annales, avec quelle naïveté il les expose, et comment il tâche de les résoudre. Outre ces vices essentiels qui tombent sur les choses, le style de l'écrit se ressent du mauvais goût du siècle où il

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