Tome VII. Rr
XI SIECLE
Le
Long, ib. p.
Do Ches. t. S. p.
Bal.
Lamb. bib l. 2. p.
314 BERNARD, SCOLASTIQU E D'ANGERS,
1027. On peut juger sur ce qu'on ne lui a pas fait l'honeur de la donner au public, qu'elle ne vaut guéres la peine d'être connue. ' Elle place le commencement du règne de Pharamond à l'an 369, et le termine en 400.
Les Du Chesne ont public entre leurs Historiens de France, trois fragmenls d'une prétendue chronique d'AouiTAiNE, que Pithou avoit deja imprimés, au moins en partie, ' Le premier, qui se lit dans le second volume de leur Collection, commence à la mort de Charles le Chauve, et au rogne de Louis le Bègue, son fils et successeur, et continue une espèce d'histoire jusqu'à Hugues Capet. ' Le second reprend la suite à la mort de ce prince, et la conduit jusqu'en 1028. Enfin ' le troisième fragment, qui suit immédiatement le second dans le IV volume du recueil, est emploïé pour la plus grande partie, à faire l'histoire de Guillaume V Comte de Poitiers et Duc d'Aquitaine. Mais presque tout ce qui est rapporté dans ces trois morceaux d'Histoire a été tiré sans beaucoup d'ordre de la Chronique d'Ademar de Chabanois. Morceaux dont on peut se passer, depuis que le P. Labbe nous a donné l'ouvrage original en entier.
' On a dans le même recueil des Du Chesne une courte et très-succincte Chronique, intitulée de Fleuri, parce qu'elle paroît assés visiblement avoir été faite dans ce monastère. Elle embrasse un espace de plus de trois siècles, commençant en 688, et finissant en 1028. Mais elle passe sous silence la plûpart des années, et n'en marque qu'un très-petit nombre en chaque siècle, avec un simple événement sur chacune desannées qu'elle présente. De sorte que ce sont plutôt de simples dates, qu'une chronique en forme. L'écrit ne laisse pas cependant d'avoir son utilité, à raison de quelques époques intéressantes, qu'on . i. 2. P. chercheroit peut-être inutilement ailleurs. ' M. Baluze a fait réimprimer depuis la même Chronique, et sous le môme titre; croianl sans doute donner au public une pièce nouvelle. Toute la différence néanmoins qu'il y a entre son édition et celle des Du Chesne, consiste en deux seuls poin'is. Celle de M. Baluze contient plus que l'autre quatre années, qui sont 615, 626, 1059 et 1060, et place en 1029 la mort de Cauzlin Archevêque de Bourges, et Abbé de Fleuri, au lieu que l'édition des Du Chesne la marque dès 1 028.
' Ce que M. Lambecius a publié sous le titre de petite Chronique des Rois de France, peut également appartenir, quoi-
ET AUTRES ECRIVAINS. 315 ¥l
M SIECLE
que décoré de la sorte, à un Ecrivain Alleman , comme à un François. L' Auteur n'y fait que donner succinctement la succession des Empereurs et des Rois de France, depuis Pépin le Bref jusqu'à Conrad le Salique. Ce qu'il y a de plus intéressant dans son petit écrit est la généalogie de cet Empereur, sur l'extraction duquel les Ecrivains sont partagés. Mais l'autorité de ce Chroniqueur, qui écrivoit sous son empire devrait lever toute difficulté à ce sujet.
' Les derniers Editeurs du Glossaire de Du Cange cilent des Dn cang. gi. do» Gestes des François, qui continuent la suite de l'histoire lp.V' 6,81 3 jusqu'au règne de Robert. L'ouvrage, qui est encore manuscrit, apparlenoit autrefois àLoisel. C'est apparemment le même dont nous avons rendu compte ailleurs sous le même litre, mais qu'un Ecrivain du temps du Roi Robert aura pris soin de continuer.
A ces Chroniqueurs il faut joindre les Légendaires de leur temps. Entre les écrits de ceux ci se présente d'abord une espèce de vie du B. Hervé II Thrésorier de S. Martin de Tours, mort en 1022. ' Dom Marleneet Dom Durand, qui l'ont fait m*ti. &m*. t. 3 imprimer sur un manuscrit des Prêtres de l'Oratoire de Traies, p" ,6RM Pont regardée comme un écrit isolé, qui aurait été fait exprès
Smr apprendre à la postérité l'histoire de ce pieux Thrésorier. ais ce n'est ' qu'un extrait de l'ouvrage de Raoul Glaber, qui Du ch«. t. 4. p. forme le quatrième chapitre de son troisième livre. Il n'y a qu'à le conférer à l'imprimé de Dom Marlene; et l'on trouvera mot pour mot les mêmes choses dans l'un et dans l'autre.
' En 1025 on découvrit à Mici près d'Orléans le corps de Mti. act. t. 8. p. S. Maxlhin, abbé de ce monastère ; et peu de temps après un Moine anonyme du lieu en écrivit l'histoire. Dom Mabillon nous l'a donnée sur un macuscrit de M. d'Herouval. L'écrit est court, mais fidèle et authentique. Il commence de manière à faire juger qu'il n'est pas entier, et qu'il y manque au moins la préface. On apprend de ce petit monument, qu'on rebàtissoit alors l'église de Mici, et que le Moine Odon, habile Architecte étoil chargé de la conduite de l'édifice.
' A la suite de cette petite histoire dans le même manuscrit, p. 313-sis. s'en trouvoit une autre encore plus courte, que le même Editeur a aussi publiée. Celle-ci concerne la relation des reliques de S. Euspice d'Orléans à Mici. Albert Abbé du lieu, se trouvant à la dédicace de l'église de S. Agnan, que le Roi Robert fit faire le seizième de Juin 1029, les obtint de ce Prince, et
Rrij
XI SIECLE