‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 75 sur 214 · BERNARD, SCOLASTIQUE D'ANGERS · texte numérisé non relu

BERNARD, SCOLASTIQUE D'ANGERS

le9 fit aussi-tôt transférer à son monastère. Il n'y a presque pas lieu de douter que ce petit écrit ne soit du même Auteur que le précèdent. Ce qu'on en vient de dire, le prouve : à quoi il faut ajoûter que les premiers mets par où il commence, le supposent assés visiblement. Lîbetprœtereaannotarescripto: paroles qui montrent, qu'il étoit précédé d'un autre écrit du même Au- Ou che». ib. p. teur. ' François du Chesne le regardant comme de quelque m* utilité pour l'histoire générale, l'a inséré dans le recueil de ses

Historiens de France.

Rob. ait. chr. p. ' Robert, Moine de S. Marien à Auxerre, parle d'une vie 14' ** de S. Gilbert Evêque de Meaux, qui mourut en 1009, ou

tout au plûtard en 4015, comme d'une pièce fort bien écrite , stylo clwissimo édita, et digne de passer à la postérité. Ce monument, qui nous paroit à ces caractères avoir suivi de près la mort du saint prélat, n'existe plus depuis long-temps. Peut-être Bon. 15. reb. 7tT- s'en est-il conservé quelques traits dans ce que Bollandus a 119' imprimé pour suppléer à sa perte.

La vie de S. Thierri II, Evêque d'Orléans, mort en Janvier 1022, a eu un plus heureux sort. Drux différents Auteurs entreprirent de l'écrire ; et leurs ouvrages sont venus jusqu'à Mab a», p. if»5. nous. Le premier qui l'exécuta, ' fut un Moine de l'abbaïe de m. n. 4. ». g Michel ae Tonnerre, où mourut ce Saint en allant à Rome, et où il fut honoré depuis comme un des Patrons du monastère. Cet Ecrivain l'a voit connu personellement, et ne tarda pas p. i9i-i96. à faire son histoire après sa mort. ' Dom Mabillon. qui l'a donnée au public sur un Lectionairede la mêmeabbaïe, étoit dans l'opinion qu'elle avoit été abrégée pour s'en servir à l'office divin. C'est apparemment pourquoi l'on n'y trouve que les traits les plus généraux de la vie de S. Thierri, et qu'on n'y lit point les autres événements qu'on en sçait d'ailleurs. De la même source seront peut-être venues quelques fautes qui s'y rencontrent, nommément par rapport à l'année de la mort du saint Evêque. Du reste celte vie est assés bien écrite pour le temps ; p. im. n. i . 'la préface montre que son Auteur avoit lù avec fruit S. Paul et S. Augustin.

L'autre Historien de S. Thierri nous est inconnu, et pour ses qualités personelles, et pour le temps auquel il a écrit. Son ouvrage, quoique plus abrégé que le précèdent, contient néan-

p. m. n. t. moins plus de faits. Mais il n'est pas exemt de fautes. ' Il suppose, que Thierri succéda à Arnoul dans le Siège d'Orléans,

s*u.an. anr. 1.8. et ce fut à Foulques. ' L'ouvrage, qui n'est pas mal écrit, a été

XI SIECLE

d'abord imprimé dans les Annales de l'Eglise d'Orléans, puis p. x&jn. \ b..ii. dans le recueil de Bollandus, et enfin dans celui de Dom Ma- ^ ^M^fib!^ feil Ion. Comme ces deux écrits ne suffisent pas pour l'histoire ^ de S. Thierri, l'on a de quoi y suppléer dans les préliminaires, les notes et les observations dont ils sont accompagnés.

' On a dans le même recueil de Bollandus, une relation des Bon. ». ju. p. miracles de S. Urbain, Evêque de Langres. C'est la produ- 49(M9*ction d'un Moine de l'abbaïe de S. Bénigne à Dijon, qui ne se montre pas fort versé danslaconnoissance del'antiquité, par la raison qu'il allègue de ce qu'on n'avoit jamais écrit la vie du saint Prélat. Il en rejette fort sérieusement la cause sur le défaut de persones capables de l'exécuter, jusqu'au temps de Charlemagne. S. Urbain étoit cependant mort avant l'entière décadence des Letres. ' Il y a dans la relation de notre Auteur des tïii. h. e. i. 11. époques, qui font jujçer qu'il écrivoit dans le cours despre- p' mieres années de ce XI siècle. Son écrit au reste est très-peu intéressant, et M. de Tillemont n'en parle pas avantageusement.

Il y a jusqu'il quatre différentes vies de S Humbert, Abbé de Maroilles au diocèse de Cambrai, mort vers l'an 682. ' Cel- Boii. a. nu. p. le qui- appartient au temps que nous parcourons ici, a été pu- 559"567, blièe par les sucesseurs de Bollandus, sur un beau manuscrit de leur maison professe d'Anvers, conféré à trois autres de l'abbaïe même de Maroilles. ' C'est l'ouvrage d'un Moine du lieu, p. 565. m. n. 19 qui se donne pour un de ceux que Gérard Evêque diocésain a.'f^' 54 y mit en 1015 ou 1018, en la place des Chanoines. L'Auteur étoit homme de jugement, et avoil du talent pour écrire. Mais son style est trop diffus; et il se trouvoit lui-même dans un éloignement de près de trois siècles et demi des faits qu'il rapporte. Il put, il est vrai, les puiser dans les autres écrits qui avaient précédé le sii-n sur le même sujet; mais on va voir que si d'autres avoient écrit avant lui, ils ne l'avoient pas fait longtemps auparavant. C'est sans doute la principale raison pourquoi Dom Mabillon, obligé de donner des actes du même Saint, a laissé celte vie, et lui en a préféré un autre.

' Celle qu'il a donnée, est extrêmement courte, et contient Mab. *ct. 1. 1. p. néanmoins tous les faits principaux qui se lisent dans la prece- 801 dente, si on en excepte les deux voiages de S. HumDert à Rome. La simplicité et la précision avec lesquelles elle est écrite, la feroient prendre pour une vie originale. Cependant l'Editeur ne lui attribue pas celte prérogative. Il y a plus; s'il est vrai, ' comme il l'observe, qu'HucbalJ de S. Amand soit le p. wt. noi.

XI SIECLE

' ' premier Ecrivain, qui ait fait connoître S. Humbert de Ma-

roilles, il s'ensuit que la plus anciene vie du saint Abbé est pos-

p. w*-806. térieure aux premières années du X siècle. ' Pour suppléer à ce qui manque a cette plus courte vie, Dom Mabillon y a ajouté ce que la précédente nous apprend de diverses translations du même Saint.

Snr. «upp. 6. sept. ' Mosander, Supplementeur deSurius son confrère, a publié

p. «93-695. une troisième vie du même Saint, qui est la première dans l'ordre des éditions. Mais ce n'est probablement qu'un abrégé de celle qui est dans la Collection des Bollandistes. On en juge ainsi sur ce qu'on lit dans l'une et dans l'autre les mêmes choses

Bon. ib. p. 559. pour le fonds, et dans le même ordre. ' D'ailleurs les Conti- *' nuateurs de Bollandus ont trouvé celle de Mosander dans un

manuscrit d'Utrecht, parmi plusieurs autres vies, qui toutes ne sont que des abrégés. C'est pourquoi ni eux ni Dom Mabillon n'ont jugé à propos de la réimprimer.

ibid. ' Les mêmes Continuateurs avoienl découvert une quatriè-

me vie du saint Abbé, dans deux manuscrits d'Aumont et de S. Guillain; mais elle leur parut n'être qu'une espèce de Commentaire de celle qu'ils ont donnée au public, (x.)

Aube* de S. Bénigne de Dijon.

HISTOIRE DE SA VIE

si«. chr. »n. 1037 1 ' £^ Uillaume, l'un des plus illustres Restaurateurs de la sw.'n^ ip.8^! vX discipline monastique en son temps, nàquit en 961 près " *• *• de Novare en Italie. Robert son Pere et Perinza sa mere étoient

l'un et l'autre de famille noble et riche. Aïant voué à Dieu ce fils dès sa naissance, ils le mirent, lors qu'à peine il avoit sept ans, au monastère de Locedia, alors du diocèse de Verceil, maintenant de celui de Ca.cal. On prit un soin particulier de l'instruction de l'enfant, qui fit en peu de temps de si grands progrès dans les Letres, qu'il surpassa tous ses condisciples, p. 3«4 n 5. même ceux qui avoient commencé à étudier avant lui. ' Etant plus avancé en âge, on l'envoïa à Verceil, puis à Pavie per-

Page 1