ADBÉ DE S. BENIGNE DE DIJON
XI SIIÎCLK.
Ce zélé et prudenl Abbé, après avoir rempli une aussi glorieuse course, ' mourut à Fecam dans le cours de ses visites, le p. 33». n. 29 1 P. premier jour de Janvier 1031, âgé de soixante-dix ans, dont il 3,4 28 avoit passé en France quarante-un commencés. Il fut enterré au môme endroit, avec l'épitaphe suivante, qui se trouva gra- p. ws. n. -. vée sur une plaque de plomb, lorsqu'en 1G38 on fit la découverte de son corps.
EPITAPHE
Abbalem plénum, Lector, coguosce dierum,
Nomine Willelmum, hic recubare senem.
Iste loci primus Pastor praefulserat hujus,
Quo statuit multos dante Deo Monachos.
Jani prima dies anima? nova claruit ejus,
Cui nova Jérusalem obvia tola fuit.
' Quoiaue ce pieux Abbé ne soit honoré nulle part, que l'on P mi. st* ». «. sçache, d aucun culte public, on ne laisse pas de lui donner le titre de Saint. Ce n'est pas sans fondement ; puisque toute la suite de sa vie, et ' le don des miracles, dont Dieu l'a gratifié ciab. 1. 4. c. 4. après sa mort, attestent sa sainteté. Nous nous bornons cependant à le décorer du titre de Bienheureux.
' Raoul Glaber, Historien de réputation, qui avoit été son m.*, ib.^ P. »*. disciple, et qui a écrit sa vie, voulant nous donner une juste 334 J7- x' idée de son mérite, dit que la vénération qu'on lui portoit n'avoit point d'autres bornes que toute l'étendue de la France et de l'Italie. Les Rois, ajoute-t-il, l'honoroient comme leur père, les Pontifes du Seigneur comme leur Maître, les Abbés et les Moines comme un Ange du premier ordre, tout le monde en un mot comme l'ami de Dieu et le docteur de la voie du salut.
'S. Odilon, Abbé de Cluni, qu'on peut regarder comme un p. 3*1. n. 4. |P. autre de ses disciples, puisqu'il l'attira dans le cloître, parlant Jâ9' 18 des grands Maîtres de la vie ascétique en son temps, met le B. Guillaume au-dessus de tous. Il trou voit tant d'illustres exemples de vertu et tant d'autres merveilles dans la conduite de sa vie, qu'il ne se sentoit pas assés de capacité et de talent pour les écrire.
' L'ancien chroniqueur de Fecam atteste, qu'il étoit aussi P. 321.0.4. parfaitement versé dans tous les arts libéraux, que dans les sciences ecclésiastiques, et tous les devoirs de la vie spirituel-