‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 78 sur 214 · Tome VU, S s · texte numérisé non relu

Tome VU, S s

XI SIECLE

le : à quoi le brillant de ses vertus donnoit un nouveau relief.

On ne peut douter, que dans ce nombre prodigieux de Moines qu'il gouverna, il n'eût plusieurs illustres disciples; mais il seroit très-difficile d'en faire l'énumération. Nous airons seulement en général, que plusieurs furent élevés à l'épiscopat, et

P. 3*3. n. se. d'autres choisis pour gouverner de s monastères.' Entre les instructions qu'il leur donnoit, il leur recommandoit principalement trois points, qu'il regardoit comme essentiels : la pratique exacte de la Règle de S. Benoît, bien lire et bien chanter. On

p. a**, o. u. doit aussi compter au nombre de ses disciples, ' plusieurs Abbés et plusieurs Evéques Italiens, qui quittèrent leurs Sièges, pour aller vivre sous la conduite de l'Homme de Dieu.

SES JECRITS.

L'Application continuelle que le B. Guillaume fut obligé de donner à la reforme de tant de monastères, dont on lui confia le gouvernement, ne lui permit pas sans doute de faire usage de son sçavoir pour en laisser des productions à la postérité. Le peu qui nous en reste n'est que des morceaux de quelques petits écrits que l'occasion, ou la nécessité arrachèrent de sa plume.

1°. Il y a de lui trois letres qui font regretter la perte des autres; car il est indubitable que le grand personnage qu'il fit dans l'Eglise de Dieu, l'engagea à en écrire un grand nombre d'autres qui ne sont pas venues jusqu'à nous. Deux de celles Mab m. i. 3. p. qui nous ont été conservées, sont écrites au Pape Jean XIX. ' La première, que Glaber a insérée dans la vie du saint Abbé, n'est pas entière. Guillaume aïant appris, que ce Pontife ne reprimoit pas avec assés de rigueur la simonie alors si commune, lui adressa cette letre, pour lui exposer l'énormilé du crime. C'est dommage qu'il y manque quelque chose. On peut assurer qu'on n'a rien de tout ce siecie-là en ce genre, qui soit mieux écrit à tous égards. Les pensées en sont nobles, 1 application juste, les expressions choisies et énergiques, le style concis et bien soutenu. Qu'on en juge par les premiers mots du fragment : Parafe, quœsoy parafe quidicimini sal terras et lux mundi. Sufficiat hominibus jam semel Christum fuisse venditum pro communi salute universorum. Le reste est dans le môme goût. Quelque forte que soit cette letre, le Pape la reçut fort bien, et n'en eut que plus d'estime pour le généreux Abbé.

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