‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 87 sur 214 · Tome VIL Vv · texte numérisé non relu

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l'autre édition, c'est que Dom Mabillon a retranché la petite préface au Lecteur qui se lit dans Surius. Mais il a ajouté à la fin un petit appendix, qui contient quelques traits de l'histoire de S. Gérard et qui manque dans le premier Editeur, u Long, ib. p. 'L'ouvrage a été traduitpar Dom Gérard Souris Prieur de Brogne, et imprimé de la sorte w-8°. à Namur en 161 8. Mais on ne dit pas si cette traduction a été faite sur les manuscrits, ou sur l'édition de Surius qui est défectueuse. hu. lu. de u Fr. ' Deux Auteurs dans les siècles précédents avoient deja écrit, i. e. p. se. «7. commeoni'avû^iaviede S. Guilain, Abbé sur la fin du VII sie- Mab ib. t. «. p. cle, et Fondateur du célèbre monastère qui porte son nom. ' Un 788^11. t. ip.m troj8iéme Ecrivain, nommé Raine h, Moine du lieu, entreprit encore de traiter le même sujet, et l'exécuta entre les années 1035 et 1042. C'est ce qui est constaté par la préface de son écrit, adressée à Ratbod son Abbé, mort fa dernière année qu'on vient de marquer, et par un événement qu'il rapporte P. 787. n,2. isor. comme arrivé en 1035. 'Rainer étoit un homme judicieux, ». oct. p. . sincère et de bonne foi. S'appercevant qu'il manquoit plusieurs chosesà l'histoire du saintqu'il entreprenoit d'écrire, il ne voulut pas néanmoins les y insérer, par la raison qu'il ne les avoit ni vues, ni apprises de garants sûrs, ni lûes dans les anciens monuments.

On ne voit point quel fut le motif qui l'engagea à composer une nouvelle vie de S. Guilain. Celle qu'en avoit écrite le second Auteur, existoit encore alors ; et il est visible que Rainer l'avoit sous les yeux. 11 la suit effectivement en presque tous les points, et ne s'en écarte gueres qu'à l'égard de quelques «•••• «»• circonstances. Par exemple, ' en parlant du motif qui porta le

Saint a faire le voïage de Rome, Rainer dit qu'il l'entreprit par M«b ib. p. 790. Tordre d'un Ange, qui lui étoitapparu en songe. ' L'autre Ecrivain dit simplement, qu'il le fit pour imiter S. Denys d'Athènes qui l'avoit fait en son temps.

De sorte que l'ouvrage de Rainer ne nous apprend sur saint Guilain rien d'intéressant, qui ne se trouve dans celui qui l'avoit précédé. C'est pourquoi Dom Mabillon lui a sagement re- Sot. ib. p. 68*- fusé une place dans son recueil. ' Surius l'a cependant publié dans le sien, mais sans le nom de son Auteur, et après en avoir châtié le style, oui lui avoit paru trop diffus. La préface de Rainer manque dans cette édition ; parce sans doute qu'elle ne se trou Voit pas dans les manuscrits de Surius, qui par cette rai- »b. ib. p. 789. son a ignoré le nom de notre Ecrivain. ' Mais Dom Mabillon

l'aîant recouvrée dans d'autres manuscrits, l'a donnée au public presque en son entier.

Outre la vie de S. Guilain, Rainer a aussi écrit l'histoire de ses miracles, dont Surius n'a pas eu connaissance. ' Dom Ma- p- waoo billon, qui l'a découverte dans la suite, en a publié la plus considérable partie; ne jugeant pas à propos de faire le même honeur à l'ouvrage entier.

' Le P. Labbe nous a donné une petite chronique, à laquelle ub. ba». nov. t. il a fait porter le nom de Limoges. L'Auteur pouvoit efîecti- !* p 33*"334 vement être de cette ville, et Moine de S. Martial. Il est au moins vrai, qu'il a fait entrer dans son ouvrage plusieurs traits qui concernent cette anciene abbaïe. Cette chronique au reste est un écrit très-imparfait, dans lequel il y a de fréquentes et longues lacunes, quelquefois de plus de cinquante ans. ' Dom Man t. 3. Martene et Dom Durand n'ont pas laissé néanmoins de la faire p 1 l4W' imprimer de nouveau, sur ce qu'apparemment ils croient qu'elle n'avoit pas encore paru au grand jour. Il n'y a de différence entre l'une et l'autre édition, sinon que dans celle du P. Labbe la chronique commence en 538, et (Sans la suivante seulement en 687, et que d'ailleurs les événements dont il est parlé, sont marqués un an plutôt dans la première édition que dans l'autre. Du reste tout est entièrement semblable dans les deux éditions. Le manuscrit sur lequel la seconde a été faite, est d'une seule et même main, jusqu'en 1037 inclusivement : ce qui fait juger avec beaucoup de vraisemblance, aue la chronique appartient à cette même année. Les deux traits qui suivent, et dont l'un est placé sur différentes années dans les deux exemplaires, ont été tirés d'un autre manuscrit. Quel qu'ait été l'Auteur de cette chronique, il a suivi le génie de son siècle, en s'y arrêtant à marquer les éclipses, les comètes et autres phénomènes.

On doit rapporter vers le même temps la vie de S. Le 0n a n o , Patron de la petite ville de même nom, à quatre lieues au-dessus de Limoges sur la Vienne. Il y avoit alors près de cinq cents ans que le Saint n'étoit plus au monde. ' L'Auteur, qui Sur. e. nor p. paroît avoir été du pais, devoit être embarrassé où puiser sa matière, sur-tout aïant entrepris de remonter jusqu'à la naissance du Saint. C'est ce qui l'engagea à recourir sur divers monuments, qu'il ne fait pas autrement connoltre, d'où il tira ce qui lui parut convenir a son sujet. Les Critiques en effe» n'ont point bmi^dot. t*b. d'autre idée de son ouvrage, que d'un écrit composé de pièces

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de rapport, qui contenant plusieurs choses insoutenables, ne peut être de grande autorité. Quant au style de notre Ecrivain, on n'en peut porter un jugement fixe par la raison que Surius, sur. ib p. ii6- ' qui a publié l'écrit, l'a abrégé et accommodé à son goût. On l'aura, Dieu aidant dans son intégrité originale, lorsque les sçavants Continuateurs de Bollandus en seront au sixième jour de Novembre.

p i2o La preuve de l'époque que nous attachons à cet écrit, ' se

«p *«• pren(j d'un endroit qui s'y lit sur la fin,' et d'une letre entre celles de Fulbert Evêque de Chartres. Il est certain qu'au temps de ce Prélat, il ne se trouvoit point de vie de S. Léonard dans toute l'étendue du diocèse de Limoges, qui étoit néanmoins le dépositaire de ses SS. Reliques. Jourdain, Evêque diocésain, l'aïant fait rechercher inutilement jusqu'à Chartres, prit sans sur. ib. doute le parti de faire travailler à cette histoire. ' C'est ce qui

fut exécuté peu d'années après la mort de Guillaume le Grand, Comte de Poitiers et Duc d'Aquitaine, comme on le voit par l« Long, ib. p. l'endroit de cette même histoire cité à la marge. 'En 1714 il parut à Paris «i-8#. une vie de S. Léonard en notre langue, conjointement avec celle de S. Merri.

hor. pi. chr. p. ' Raimbert ou Rembert, succéda dans l'évêché de Ver- "4*7oSplc l' dun à Hemon, mort le trentième d'Avril, 1024, et gouverna ce diocèse avec beaucoup de sagesse pendant quatorze ans. Aïant entrepris le pèlerinage de Jérusalem, il mourut en chemin à Belgrade l'an 1038. Son corps fut reporté à Verdun, et enterré avec honeuràl'AbbaiedeS.Airi, qu'ilavoitfondéede «et; t. g. p. son vivant. ' François de Rosières, archidiacre de Toul, copie quelques fragments d'une histoire des Ducs de Lorraine, sous le nom de notre Prélat. Mais, comme cet Ecrivain est plein de fables et de faits conlrouvés, il n'y a pas beaucoup de fonds à faire sur son témoignage. D'ailleurs Dom Calmet, qui a fait des recherches particulières pour l'Histoire de Lorraine, qu'il a écrite, ne parle nulle part de l'ouvrage» de I'Evêque Raimbert. (xi.)

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