PIERRE
Chancelier de l'Eglise de Chartres, ET AUTRES ECRIVAINS.
PIerre, Chancelier de l'Eglise de Chartres, dont on a Un. d« scho. p. dit un mot autre part, fut un des premiers disciples du ce- pMèJai.de lebre Fulbert. A la mort de son Maître en Avril 1029, il lui succéda dans la direction des Ecoles, et exerça les fonctions de Chancelier dans la même Eglise. On a vû ailleurs, qu'elles demandoient des connoissances particulières. Nous ignorons les autres événements de sa vie. ' Comme Sigon occupoit la place M*b. an i. m. n. de Scolastique de Chartres en 1040, il est à présumer que Pierre î0' son prédécesseur, ne vécut pas au delà de Vannée 1039. Quelque temps au reste qu'il fût obligé de donner aux exercices de sa double dignité, il en trouva encore pour composer divers ouvrages, qui l'ont fait connoilre avantageusement à la postérité.
\°. 'Il y a de lui une paraphrase des Psaumes, qui lui a mérité G«sn. Mb. uni. p. une place entre les Auteurs ecclésiastiques, dans les recueils f6^'. 'p1. Is«.' *pp" de plusieurs Bibliographes. Jean Caret, Chanoine régulier de S. Martin de Louvain au milieu du XVI siècle, avoit entre les mains cet ouvrage de notre Auteur, et s'en est servi pour son traité de l'Eucharistie contre les Sacramuntaires de son temps. ' L'endroit qu'il en copie, est pris de ce que dit Pierre sur le g*t. a», verset : htravit Dominus du Psaume 109, où il établit clairement la présence réelle de J. C. dans le Sacrement de l'Autel. Circonstance remarquable, qui montre que l'Auteur avoit fidèlement suivi les sentiments de Fulbert son Maître sur ce mystère, et que ce ne fut pas à cette Ecole que Berenger, autre disciple de ce Prélat, puisa l'opinion contraire qu'il enseigna.
Quelques Sçavants voïanl ainsi citée la parapnrase du Chancelier de l'Eglise de Chartres, ont cru qu'elle étoit imprimée. Mais ' Gesner et Possevin, qui l'indiquent sans en marquer au c<»n. u> i Po«. cune édition, font légitimement douter de ce fait. D'autres se * prévalant de l'autorité d'un ancien manuscrit de M. Hoiau Chanoine de Chartres, ont soupçoné que notre Ecrivain n'avoit fait sa paraphrase, que sous l'épiscopat de Jean de Sarisberi