PIERRE, CHANC. DE L'EGL. DE CHARTRES
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" après le milieu du siècle suivant. Soupçon mal fondé, en ce l« Long. hu>. mc. que le manuscrit ' portant seulement des marques qu'il a été p wo* fait du temps de cet Evêque de Chartres, cela ne prouve pas
que l'Auteur de l'ouvrage n'ait écrit plus d'un siècle avant cette
époque.
lm. ib. 2". ' II se trouve à la bibliothèque de S. Victor à Paris, un
autreouvrage encore manuscrit de notreChancelier sous ce titre: Manuel des Mystères de l'Eglise. Le sçavant M. de Launoy, qui l'avoit examiné, atteste qu'il contient plusieurs choses, entre autres une explication du Canon de la Messe, dans laquelle l'Auteur a inséré quelques sentiments de l'ancienne Théologie, n manuscrit m-4°. de l'abbaïe du Mont-Saint-Michel,
3°. Un
cotté 29, contient des Gloses, ou courtes remarques sur Job, avec ce titre : Glossœ in Job secundùm Petrum Cancellarium Carnotensem. Après quoi viencnt d'autres Gloses sur les Lamentations de Jeremie et l'Evangile de S. Matthieu. Quoique le nom de notre Ecrivain n'y soit pas répété, l'on ne doit pas douter pour cela que ces deux autres ouvrages ne lui appartienent. Do cang. fi. md. Il n'en est pas de même ' d'un recueil d'extraits des Lois Romaines, qui se trouve dans le manuscrit 1817 de la bibliothèque du Roi, sous le nom d'un Pierre, personage très-sçavant, qui l'adresse à S. Odilon. D'abord il paroilroit tout naturel, que cet Auteur ainsi qualifié n'est autre que le Chancelier de 1 Eglise de Chartres de même nom, qui étoit contemporain de S. Odilon Abbé de Cluni. Mais il y a tout lieu de croire, que L*mb. Wb. t. %. ces extraits, qui ne sont ' qu'un abrégé des institutes de l'Emp. sic n. m. pereur Justinien, tels qu'ils se voient dans la bibliothèque impériale, sont plutôt l'ouvrage du célèbre S. Pierre de Damien.
La vie de S. Hugues, d'abord Moine de S. Savin en Poitou, puis Reformateur de l'abbaïe de S. Martin d'Autun, enfin Prévôt d'Anzi-le-Duc, mort vers l'an 928, appartient aux an- BUb. »et. t. t. p. nées du siècle suivant que nous parcourons ici. ' Elle a pour 1 Auteur un Moine anonyme de ce dernier endroit, qui avoit du scavoir et du jugement, mais qui manquoit de talent pour bien écrire. Son style en effet est affecté, embarrassé, et par conséquent ni clair ni naturel, quoique sa narration soit pleine, détaillée et instructive. Il paroit qu'il a travaillé sur de bons mémoires ; car l'éloignement d'un siècle entier où il étoit du Saint, n'a point empêché qu'il n'ait été fort instruit de son histoire. Il l'a divisée en deux parties. Dans la première il décrit les événements de sa vie et les miracles opérés à son tombeau
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avant l'élévation de son corps. Il emploie l'autre partie à faire
l'histoire de cette élévation, et des miracles qui la suivirent
jusqu'au temps qu'il écrivoit. ' Le dernier (ju'il rapporte, s'é- p. 104. 10s. n.rr.
toit fait à l'occasion du transport des Reliques du Saint au
premier Concile d'Anse, tenu en 1025. Il semble cependant
que l'Auteur avoit deja fini son écrit avant cette époque, sur
ce que ce dernier miracle n'est placé qu'après la doxologie.
Quelaues Editeurs en ont môme pris occasion de regarder Bon 20 apr. P cet endroit comme une addition étrangère. Mais en y regar- 111 not dant de plus près on s'apperçoit qu'elle est de l'Ecrivain original.
' Du Chesne avoit deja publié quelques extraits de cette vie Do chw. t. 3. p. de S. Hugues, au 111 volume de son recueil d'Historiens, *18 419 ' lorsque les successeurs de Rollandus nous l'ont donnée en son Bou. u>. p. mentier sur deux manuscrits, qui venoient originairement de la m même source. Cette édition est ornée de sçavantes remarques et de courtes notes. ' Dom Mabillon a fait entrer depuis le Mab. >b. p. somême ouvrage dans sa collection d'actes, après en avoir revû 106 le texte sur d'autres manuscrits, et l'avoir illustré de nouvelles observations.
' Ce dernier Editeur a aussi publié sur un manuscrit de l'ab- t. 3. p. aoi-su. baïe de Compiegne, avec ses remarques ordinaires, la vie de S. Vinok Abbé, mort en 717. ' Surius en avoit deja imprimé sw.^ e. no». P. une partie, à quoi Mosander suppléa depuis en la donnant en- Lt'p3 Win.6 tiere, à la généalogie du Saint près, qui se lit à la tête dans l'édition de Don Mabillon. L'Auteur, dont Surius et son Supplemenleur relèvent le mérite, avoit véritablement du talent pour écrire, et plus de goût que n'en dvoient d'ordinaire les autres Légendaires ses contemporains. ' Il ne se fait connoltre n«b. u>.p. va. d'ailleurs, que par la qualité d'étranger à l'égard de l'abbaïede Berg-Saint Vinok, où on lui avoit fait beaucoup d'accueil. Ce fut à la prière des Moines de ce Monastère, qu'il entreprit, non de composer, mais de retoucher la vie de leur saint Patron : novo stylo ex veteri sumtocuderem. Il l'a exécuté avec discrétion et jugement, sans qu'il paroisse qu'il ait rien ajoûté à son original. Mais son ouvrage a fait perdre, comme il est presque toujours arrivé, celui sur lequel il avoit travaillé. Seulement il a ajoûté à l'ancien Auteur, les miracles qui s'étoienl opérés dans la suite par l'invocation du Saint. ' C'est par la relation de p- soi. n. 1. ces miracles, qu'on reconnoit que ce second Auteur écrivoit peu de temps avant le milieu du XI siècle. Drogon, Moine du
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lieu, qui en continua l'histoire dans la suite, commence effectivement son écrit par ceux qui se tirent vers le même temps.
Si notre Ecrivain anonyme ne se donnoit lui-même pour un p. 3» i caii. chr. étranger, on pourroit croire qu'il ne seroit autre ' que l'Abbé t. 5. p. 333. Germain, qui gouvernoit alors le monastère de Berg-S.-
Vinok, el qu'on suppose être mort en 1041. Ce qui feroil
naître cette pensée, c est que Germain avoit quelque sçavoir.
Au moins lui attribue-t-on des séquences et des répons pour
les offices de l'Eglise.
Fior. bib. par. s. ' On a dans la seconde partie de la Bibliothèque de Fleuri, p. t54-*7i. une jongUe ij6gen(je de g. Lie', Solitaire au diocèse d'Orléans
dans le cours du VI siècle, nommé Lœtus dans les monuments p. no. latins. ' Un trait qui s'y lit sur la fin, fait juger que cette Légende fut d'abord écrite peu de temps après la mort d'Odolric Evèque diocésain, c'est-à-dire, vers 1040. Il y avoit alors près de cinq cents ans que le Saint avoit quitté la terre pour aller au ciel. Mab. ib. t. i. p. Il ne doit donc pas paroître étonant, ' qu'il s'y trouve grand nombre de difficultés, et des choses si peu autorisées, que Dom Mabillon lui a refusé une place dans son recueil. Ce qui a contribué à en faire une aussi mauvaise pièce, c'est qu'elle a été retouchée et amplifiée par un Ecrivain postérieur, comme il paroit visiblement. Le style en est cependant lolerable ; quoiqu'on Gonoo. ,i. ». p. ne puisse faire aucun fonds sur les choses qu'elle contient. ' Gonon n'a pas laissé do la faire entrer dans ses vies des Pères d 'Occident, mais après l'avoir abrégée. C'est apparemment de cette Le Long. bib. fr. Légende ' que le P. Claude Proust Célestin a tiré l'ouvrage mp m- 1 8». qu'il publia à Orléans en 1694, sous ce litre: Laviede&Lié Mab. ib. i ub. bib. Solitaire dans la Beauce.' Elle a encore fourni ce que le P. Labnov. t. ». P. 370. a ^onng gQyg je nom yie (je g Douchard, et tout ce que
contient celle de S. Vialeur, qui est encore manuscrite. Bon. i6. mu. p. ' Un autre Ecrivain, encore du diocèse d'Orléans, nous a 433. 464. n. ?. n. de M £acon une mslojre (je g Grégoire Evêque de Ni-
cople, qui s'étant retiré en France sur la fin du X siècle, vécut en Solitaire dans le voisinage de Pithivier, où il mourut au commencement du siècle suivant. Cet auteur atteste, qu'il n'a rien avancé dans son écrit, ou qu'il n'eût vû de ses propres yeux, ou qu'il n'eût appris de ceux qui avoient vécu avec le Saint, et même de ses parents, qui étoient venus d'Orléans à dessein de le voir. Tout cela nous montre un Auteur contemporain, ou presque contemporain. Il ne mit en effet la main à son histoire,
que
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que quarante ans ou environ après la mort du S. Evêque. C'est ' de son écrit môme que nous tirons cette époque; ' puisqu'il y n. n. uot. est fait mention du siège que le Roi Henri mit devant Pithivicr, ce qui n'arriva qu'entre les années 1037 et 1014. Avec tous les secours qu'avoit notre Ecrivain, il n'a pas réussi à nous donner une narration pleine et bien circonstanciée. Il s'est presque borné aux actions les pluséclalantes de son Héros. Du reste son ouvrage est bien écrit pour ces temps-là.
11 y en a deux éditions différentes. ' On est redevable de la s»u«. an. aur. P. première à Charles de la Saussaye, qui aiant déterré l'ouvrage 748~'70dans un manuscrit de l'abbaïe de S. Mcsmin, l'a fait imprimera la suite de ses Annales de l'Eglise d'Orléans. ' Les successeurs Bon. u>. p. mdeBollandus l'ont publié depuis sur un autre manuscrit, et l'ont 404 illustré de quelques observations. La différence qui se trouve entre leur édition et la précédente, consiste uniquement en ce ue dans celle-ci le texte de l'Auteur est orné de lieux communs, e réflexions et d'épisodes, qui ne disent presque rien d'intéressant, et que d'ailleurs la mort du Saint y est marquée à un autre jour que dans l'édition postérieure. Mais pour les faits et même pour les termes avec lesquels on les rapporte, ils sont entièrement les mêmes dans l'un et l'autre exemplaire.
' M. Baluze dans son appendice au Marca hùpam'ca, nous a t»«« »pp donné un monument qui appartient;! ces temps-ci, et qui méri- p" tvii'imte d'être connu, quoiqu'écrit en un style diffus, embarassé et plein de fautes contre la Grammaire. C'est l'ouvrage d'un nommé G a us i a s, Moine de S. Michel de Coxane, ou Cu«an, au diocèse d'Elne, aujourd'hui de Perpignan en Roussillon, ' qui p. 1073. avoit eu pour maître un certain Arnol, apparemment Moine du même endroit, ' et qui écrivoit en 1010. Garsias dans cet p. 1079. écrit, qui est prolixe et adressé à 01i\a Evêque de Vie, et en même temps Abbé de Cusan, a entrepris de décrire l'origine de son monastère, et de faire connoitre à la postérité la cérémonie de la dédicace de son église, ' et le grand nombre de p. 1073. 1079. Reliques qu'on y conservoit alors. L'énumération qu'il en a faite est accompagnée d'une nolice assésjusle des Saints, de qui l'on croïoil qu'elles étoient. ' 11 y a joint une belle descrip- p. 1079. ioso. tion du maitre-autel, qu'Oliva fit construire. ' Après quoi vient P. hwo-iog* une exhortation que l'Auteur avoit faite à ses frères à la fête de la dédicace. De sorte que son écrit est composé de deux parties, l'une historique et l'autre morale.