Tome VIL
XI SIECLE
ODOLRIC,
Abbe' de S. Martial.
G»uf. vos. chr. '^vDolric, le plus zélé partisan de l'apostolat de S. Marp. W3. c. 9. filial après Ademar de Chabanois, fut mis dès sa première jeunesse au monastère deS. Martial à Limoges. La légèreté trop souvent attachée à cet âge, l'empêcha de profiter des instructions qu'on lui donnoit. Aiant fait en un jour de grande solennité une faute grossière, lorsqu'il chantoit l'Epitre à la Messe, te grand Chantre en fut si ému, qu'il le frappa sur la joue en présence de tout le peuple. Le jeune Odolric en eut tant de confusion, qu'il s'en fuit aussi-tôt. Mais celte confusion lui devint salutaire, en lui inspirant le désir de s'instruire. Il forma dès ce moment le dessein de fréquenter les plus célèbres Eco- Lab. Mb. nov. t. les. ' Celle de Fleuri, qui étoit du nombre, lui parut la plus p ' convenable ; et il la choisit. Après y avoir étudié plusieurs an- Gaar. voi. ih. i nées sous le docte Abbon et Gauzlin son successeur, ' il y ac- I.*"" ep p 71 " quit un grand fonds de sçavoir, et s'en retourna avec ces richesses à son monastère de S. Martial. Il s'y distingua autant par sa vertu que par ses belles connoissances, et passa dans la suite pour un des plus sçavants hommes de son temps. C'est ce qu'atteste un Auteur contemporain, en lui adressant un de ses écrits, avec le titre de très-habile grammairien, Grammatico doctissimo.
L*b- ». ' Hugues, son Abbé, faisoit tant de cas de son mérite, qu'il
le choisit pour le compagnon ordinaire de ses voïages. Cette faveur procura quelquefois à Odolric l'agrément d'aller à la Cour. En une de ces occasions il se trouva à une fameuse conférence, qui se tint à Paris dans le palais du Roi, entre grand nombre de persones distinguées par leur rang et leur sçavoir, le Gdêm v°chr'b' 1 ^°^erl présent, au sujet de l'apostolat de S. Martial. ' En i*i I Mata/an. pi! 1025 Hugues étant mort, toute la communauté s'accorda à m. n. 7o. £jjre en ^ pjace Odoirj^ qUi reçUi ]a bénédiction abbatiale des
mains de Jourdain son Evêque. Il gouverna son monastère avec autant d'avantage que de sagesse pendant quinze ans, et mou-
Mab. ib. i. 58. n. rut, comme on croit, en 1040, ' après avoir assisté à la dédicace de l'église de Vendôme, qui se fil le dernier jour de mai
Gau/. voi. ib. c. de la même année. ' Dès 1028 Odolric fit faire celle de la ba-