‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 92 sur 214 · ANDRE · texte numérisé non relu

ANDRE

Moine de Fleur y.

VNi>RE\qui fait le sujet de cet article, est compté en- Bon. «. mar. n. tre les sçavants Moines qui illustrèrent l'abbaïe de Fleuri é' p1. 3*7 avant le milieu de ce siècle. On aura dans la suite les preuves n *«■" qu'il florissoit effectivement peu de temps après le règne du Roi Robert, et même dès le vivant de ce Prince. Il éloit par conséquent presque contemporain d'Aimoin et de Diederic , et pouvoit avoir été disciple de Constantin, successeur d'Abbon dans la direction des Ecoles de Fleuri. Du reste il ne nous est connu , que par quelques écrits de sa façon qu'il a laissés à la postérité.

1°. ' Il est un de ceux qui continuèrent la relation des mira- iiab n>. cles, qui s'operoient par l'invocation de S. Benoit. Le recueil qu'il en fit, continuoit la suite de ces merveilles, depuis celles dont Aimoin avoit écrit l'histoire 'jusqu'à cellesque Raoul Tor- P. 390. taire entreprit d'écrire à son tour, c'est-à-dire, jusqu'au règne de Henri, fils et successeur du Roi Robert. C'est à celte époque, que ce dernier Auteur commence sa relation ; ' et c'est lui- Bon. ib. P. 33*. même qui nous apprend qu'André en avoit fait une autre avant *■ lui.

Quœ libi geslis scripsisse stupenda palernis Dicitur Andréas, fistula noslra notât.

' La relation d'André étoit en prose; etTorlaireen tire la ma- p. 33*. .*». tiere pour un poëme de près de deux cents vers élegiaques, qui est imprimé, etqui commence par les deux vers qu'on vient de lire. ' Les successeurs de Bollandus etDom Mabillon n'avoient p.3oi.n. n 1 m»i». pû réussir à déterrer cet ouvrage d'André, comme ils nous en lb" avertissent eux-mêmes. ' Mais lesderniers Editeurs du Glossaire DaCang. ai. nov. de du Cange ont été plus heureux. Ils citent en effet le troisié- *• 6 p 7Wme livre de cette relation de miracles par André, et nous apprenenl par-là qu'ils l'ont eue entre les mains, et que l'écrit est de quelque étendue, puisqu'il est divisé en plusieurs livres. Le poëme de Tortaire, dont il a été parlé, n'en est donc pas une version en vers, comme quelques sçavants l'ont avancé, mais seu-

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