‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 93 sur 214 · ANDRE · texte numérisé non relu

ANDRE

•VoQir. bu>. bit. p. lement des extraits, ou un précis. * L'inscription, qui se lit à la 18, *• tête du manuscrit 126 de la bibliothèque du Vatican, entre ceux

de la Reine de Suéde, en ces termes : Andréas Monachus FloriacensisdegestisS. Benedicti, nous fait croire qu'il contient l'ouvrage dont il est ici question. L'on vient de voir, queTortaire donne à l'ouvrage d'André le môme titre.

Bon. o>. P. »5s. 'A la suite de celui de Tortaire, les Continuateurs de Bollan- 354 ' dus ont publié sous le titre de premier appendice, une courte

relation de quelques miracles du même Saint, opérés partie à Fleuri, partie en Espagne. Les Editeurs l'ont tiréed'un manuscrit de Pereci, monastère dépendant de l abbaie de Fleuri. Cet- ' te relation nous présente des traits qui nous persuadent qu'elle appartient au Moine André : soit qu'elle ait été détachée de sa

grande histoire des miracles, comme il. paroit fort vraisemblale en ce qu'on n'y trouve ni exorde ni épilogue, soit qu'il ait eu P. sm. n. *. des raisons pour en faire un écrit isolé. ' Il est visible, que l'Auteur étoil Moine de Fleuri, où il avoit eu Gauzlin pour Abbé ; puisqu'il le qualifie son pere, en parlant d'un événement arrivé de son temps. D'ailleurs ce qu'il rapporte des miracles opérés en Espagne, il l'avoit appris de ces Espagnols, gents de mérite et de condition, qui s'étoient retirés à Fleuri sous le même Gauzlin. Circonstances, qui toutes convienent au Moine André, et dont on ne peut l'aire l'application ni à Aimoin, ni à Tortaire, les deux autres Ecrivains qui ont continué en ce siecle-ci l'histoire des miracles de S. Benoit.

2°. André a aussi composé une vie de Gauzlin son Abbé, qui , étoit en même-temps Archevêque de Bourges, et dont nous avons donné l'éloge, en partie sur des extraits de cette même Montf. u>. vie. ' Elle se trouve dans le manuscrit du Vatican, déjà indiqué, à la suite du recueil des miracles par le même Auteur. Do caoj. a>. p. ' Les derniers Editeurs du Glossaire de du Gange en ont eu mi. i»a. 1339. connoissance. Us la citent plusieurs fois, et nous donnent à entendre qu'elle est divisée en deux livres. Nous ne sommes pas éloignés de croire, que c'est le même ouvrage que celui qu'a trouvé M. de Sainte-Palaye dans une autre bibliothèque d'Italie sous ce litre : Libriduo de Floriacensi monasterio* ejusque sub Gauziino regimine. L'Auteur de cet écrit n'y est point nommé; mais il y est qualifié Moine.

A la fin de la vie de Gauzlin, se trouve son épitaphe en quatorze vers élegiaques. Elle est de la façon d'André; qui a fait , voir par-là, qu'il n'avoit rien au-dessus des autres Versificateurs

MOINE DE FLEURI. 351 %f

de son siècle. On a observé ailleurs, qu'il y a encore deux autresépitaphesdu même Prélat, mais qui rte valent guéres mieux que celle-ci.

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