‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 96 sur 214 · ENGUERRAN · texte numérisé non relu

ENGUERRAN

p. SOI.

• cent. chr. i. 4. 1°. ' Il y a de lui un grand ouvrage en vers héroïaues, dic. s. p. 555. yjs^ en qûa(re livres, qu'il composa de l'avis de Fulbert de Mb. ïb. i. ». p. Chartres son Maître, à qui il est dcdié. ' Il est visible par la manière dont le Poëte parle à son Mécène dans son épitre en prose, qu'il éludioit actuellement sous lui, lorsqu'il entreprit son travail. Il s'y qualifie le plus méprisable de ses disciples, scholasticorum vitissimus, et le prie de vouloir bien revoir et corriger son poëme, avant qu'il deviene public. ' Ailleurs il semble dire qu'il n'y avoit pas encore vingt un ans, qu'il avoit commencé à s'appliquer à l'élude. Il éloit par conséquent encore jeune, ' et donne à entendre que c'est là son coup d'essai : mihi Poetœ novo. Tout cela fait voir, que l'épigramir.e en vers élegiaques qui précède l'épitre dédieatoirc, n'y fut mise que longtemps après, et lorsque le Poëte fut devenu Abbé, tel qu'il y est qualifié. Après l'épitre qui montre que la prose d'Enguerp. aos. ran ne vautgueres mieux que sa poésie, ' vient la préface en

p. sos. *». grands vers, comme le reste de l'ouvrage, ' laquelle est suivie de l'invocation du Poëte.

Il emploie son premier livre à mettre simplement en vers ce qu'Alcuin, qu'il ne nomme pas, avoit déjà écrit de la vie p. soi. de S. Riquier. ' Enguerran assure s'être scrupuleusemenl atla-

ceot. chr. ib. ché au texte, sans y rien ajouter, ou retrancher. ' Hariulfe lui rend le même témoignage; et l'on peut s'en convaincre par soi-même, en conférant l'un à l'autre, ibu» i M«b. ib. p. Le second et troisième livre sont également emploïés à tourner en vers l'histoire des miracles du même Sainl, écrite après le milieu du IX siècle par un Moine anonyme, dont om. cbr. u». i nous avons rendu compte ailleurs. Enfin dans le quatrième Mob. ib. p. sos. jjvre EngUerran fait l'histoire de la translation du corps de S. Riquier et des miracles qui l'accompagnèrent et la suivi- C'ni. chr. i. 3. c. rent, jusqu'au temps qu'il écrivoit. ' Celle translation se fit en S4. P. 5*7. 981 , de l'abbaïe de S. Berlin, où reposoil le corps, à celle de Mab. ib. Cenlule. ' C'est ce qui fait dire à notre Poëte, qu'après n'avoir

fait que copier d'anciens Ecrivains dans ses trois premiers livres, il ne dit dans le quatrième que ce qui s'est fait de son temps :

Quœ Saneti meritit noslris sunt gesta diebus.

De tout ce grand ouvrage Dom Mabillon n'a jugé à propos de publier que le premier et dernier livre. 11 s'est sagement borné à ne donner que les simple titres des Chapitres des deux autres livres; puisqu'ils ne contienent rien qui ne se trouve

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