ABBÉ DE S. RIQUIER
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dans la prose. C'est pour la même raison, que les successeurs 1 ^
de Bollandus n'ont au tout rien imprimé de ces trois, livres.
Dom Mabillon a placé le premier à la suite de l'ouvrage p. aoi-si*. d'Alcuin, au II volume de son recueil d'Actes. Il l'avoit tiré d'un manuscrit de S. Riquier, qui contient tout le poème entier d'Enguerran. ' Le quatrième livre se trouve au VII vo- «. 7. P. 563-366. lumedu même recueil, ' et au vingt-sixième jour d'avril de la Bon. k. apr. P. grande collection des Bollandistes. ■ Du Chesne en avoit déjà fî^cLt. t. 4. publié un fragment considérable. p- ,0°-
2°. ' Hariulfe nous apprend, que noire pieux Abb* avoit cent, chr. ib. e. aussi mis en vers l'Histoire du martyre de S. Vincent, et la vie 11 p" M7, de sainte Austreberte. Si ces deux ouvrages existent encore, il faut qu'ils soient ensevelis dans l'obscurité ; puisque persone depuis llariulfe ne témoigne les avoir vûs.
3°. ' Enguerran composa de nouveaux chants plus mélo- ib.j dieux que les anciens, qui étoient déjà en grand nombre, à l'honeur de S. Riquier. Il fil la même chose en l'honeur de S. Vulfram Archevêque de Sens, et de S. Valeri Abbé de Leucone.
4°. ' Il y a encore de notre Poëte une epitaphe en quatre c. 10. P. 537. vers élegiaques, d'Odelger homme d'une pielé singulière, qui avoit rempli les dignités de Doien et de Prieur claustral sous Enguerran. ' Celle de Gui, Abbé de Eorestmoûticr, et frère c u. P. aco. de notre Abbé, paroit appartenir aussi au même Poëte. Elle est, comme la précédente, en quatre vers élegiaques.
5°. ' Enguerran a aussi laissé de sa façon en une espèce de c. 17. P. 570. 37t. rimes, le catalogue des Abbés de S. Riquier jusqu'à lui-même fm.'^ss. 5* p' inclusivement. Mais il est très-défectueux, comme Hariulfe l'a remarqué dès son temps, en montrant que l'Auteur, faute des monuments nécessaires qui manquaient alors à S. Riquier, y a omis les quatre Abbés suivants : Nithard, Ribbodon, Helgaud et Coschin.
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XI SIECLE
ODORANNE,
ODORANNE ,
Moine de S. Pierre ie Vif.
HISTOIRE DE SA VIE
»«' l* Odo^cb?' riDoRANNE' <lue Baronius fait fleurir dès 986, ne nàp. 8M. 686.' 630. " quit que l'année précédente. Il étoit encore jeune , lorsqu'il embrassa la profession monastique à S. Pierre le Vif à Sens. Il y trouva tous les secours nécessaires pour une bonne éducation. L'Archevêque Seguin, ayant rétabli ce monastère quelques années avant sa mort, qui arriva en 999, y avoit mis pour Abbé Rainard , personage d'un grand mérite. Celui-ci travailla avec succès à y faire revivre une exacte discipline ; y forma une bibliothèque; y renouvella les bonnes Etudes, et prit lui-même soin d'y enseigner les Lelres. îfffs'-?ï" §' 'C'est sous cet habile Maître, qu'Odoranne les étudia, en p/740. ^ la compagnie d'autres disciples de grande espérance, dont le plus connu étoit Thierri, neveu de l'Abbé Rainard, et depuis Evêque d'Orléans. Odoranne à la faveur de la pénétration de son esprit et de son application au travail, y fit tous les progrès Wor. chr. p. 639. que son siècle pouvoit permettre. ' Il acquit aussi la connoissance des beaux Arts, sur-tout de l'orfèvrerie et des méchani- Rob. ait. ib. ques. Tout cela concourut à en faire un homme célèbre, ' et utile à son monastère, auquel il procura de grands avantao<i«r. chr. ib. ges. ' Il y fit un Christ attacné à la croix, et un puits, qui passoient pour des ouvrages dignes d'être connus de la postérité. Cette sorte d'objets ne Jaisoit que la moindre occupation M*b.u.i.u.n.4. d'Odoranne. ' Sa principale application étoit l'étude des grandes vérités de la religion. Il éprouva néanmoins ce qui arrive quelquefois à des Solitaires, qui aiment la retraite, et mènent une vie sérieuse et saintement occupée, en la compagnie de persones d'un génie tout opposé. Odoranne trouva des faux frères de ce caractère à S. Pierre le Vif. Sa conduite leur devint odieuse, parce qu'elle étoit une censure vivante de la leur. En conséquence il fut haï, injurié, calomnié, traité d'hé- Oiot. chr. ib. retique Antropomorphite. ' On poussa les choses jusqu'au point que malgré ses justes défenses, il se vit en danger de perdre la