‹ Qui trop embrasse...: Comédie en un acteChapitre 91 sur 99 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Au lever du rideau, JACQUES, tout en sifflotant, arrange sa cravate devant la glace.

Jacques, nouant sa cravate, — Maud !

Maud, de sa chambre. — Quoi P

Jacques. — Je peux entrer ?

Maud. — Non. Attends une minute... Qu'est-ce que tu veux?

Jacques. — Mon épingle de cravate.

Maud. — Fais une piqûre, ça pique l'amitié.

Jacques. — Voilà, Tu es un amour.

(// pique le bras de Maud, puis, chez lui, déplace un meuble modifie l'arrangement des bibelots,) Jacques. — Maud, qu'est-ce que tu dis?

Maud. — Je ne dis rien.

Jacques. — Je croyais que tu disais : j'ai soif. Maud. — Soif? Non, du tout.

Jacques. — Ah ! bien. Tout de même, tu n'aurais pas besoin de boire un verre de porto ?

Maud. — Mon pauvre chéri, je crois bien ; sonne une fois. Jacques. — Oui, une fois.

Page 1