G ALLIA MOERENS POSUIT
« La France éplorée l'a élevé. »
Dès qu'on a pénétré dans la chapelle, les yeux s'arrêtent naturellement sur le tombeau dont le petit côté fait face à la porte extérieure de la chapelle. C'est dans ce petit côté que se trouve la porte de la
crypte souterraine qui contient les ossements. Le tympan supérieur, surmonté d'une croix, représente la France couverte du voile des veuves, accoudée à droite sur un tombeau et tenant de la mair], gauche une couronne funéraire. Au-dessous de ce motif on lit cette inscription :
QUIBEROX, XXI JULU MDCCXCV.
Au-dessous, deux bustes en ronde bosse sont encastrés dans des niches hémisphériques. Deux noms sont gravés sous ces bustes ; sous le buste gauche : BOULANGES ; sous le buste de l'autre côté : sombreuil.
Au-dessous des bustes, sur la frise d'un grand sarcophage, on lit cette inscription :
PRO DEC, PRO REGE NEFARIE TRUCIDATI.
« Méchamment immolés pour Dieu et pour le Roi. »
Des génies, — j'aurais mieux aimé des anges, — des génies, tenant des flambeaux renversés et des palmes hautes, se tiennent debout des deux côtés de la porte du caveau, qui est coulée en bronze et d'une exécution remarquable. Aux quatre angles, ces figures de génies sont répétées. Sur les deux parois latérales du monument pris dans la plus grande longueur, des cadres, formés de guirlandes de cyprès,
contiennent les noms de neuf cent cinquante-deux victimes*.
Sur le grand côté de droite, en entrant, la frise supéri^^^e du petit sarcophage présente l'inscription suivante :