CHAPITRE IV AU FORT BONNE-ESPÉRANCE
Mission de Notre-Dame de Bonne-Espérance. — Sévérité de l'hiver sous le Cercle polaire. — Saisons et mois peaux-delièvre. — Encore les gelinottes blanches. — Les remparts du Mackenzie vus en hiver. — Erreurs de Richardson. — Pêcherie du Rapide. — Un intérieur de trappeur canadien. — Un repas de poisson en corbeau.
- J'ai esquissé l'historique du fort Bonne-Espérance. Celui de l'établissement français de missions qui y est contigu ne demandera que quelques lignes.
En 1856, lord Colvills, membre du comité de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et protecteur du district Mackenzie, en offrit l'emplacement à M£# Taché, évêque de Manitoba, alors de passage à Londres. Cette offre fut faite au nom du comité même.
En conséquence, le 31 août 1859, c’est-à-dire quatre ans seulement avant mon arrivée à Good-Hope, M. Henri Grollier, prêtre missionnaire, de Montpellier, fondait la mission de Notre-Dan'e de Bonne- Espérance, et trouvait dans M. Roderick Mac-Farlane,
alors commandant du fort de ce nom, une hospitalité aussi généreuse .que franche et courtoise.
Au mois d'août 1861, cette mission recut deux autres
auxiliaires dans MM. Seguin et Kearney. Mais le premier partit l’année suivante pour le fort Youkon,
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