FL
ATARI NT TENTE ”
SO LG Sagem st
: Shi die SR pop dt lié APE RIE
RÉ Ne ous
nos champs. Nul n'y prenait garde, et j'étais à peu près le seul habitant de Good-Hope à exercer mon adresse sur ces pauvres gallinacés. — « AI! sont trop maig’, disaient les Canadiens ; ça n’a que de la pleume. » |
Ces lagopèdes se rencontrent partout, au delà de Bonne-Espérance. On en a trouvé jusque dans les îles arctiques les plus reculées. Il faut si peu de chose pour leur nourriture ; les petites baies à demi sèches et gelées des bruyères, du genièvre, les semences des bourdaines, les chatons desséchés des saules et des aunes, sont poùr eux chière lie.
Durant le jour, ils perchent au soleil. Pendant la
nuit, ils se terrent sous la neige. Ils agissent à l’inverse de la mouche et du cousin : quand le temps est sec et clair, la gelineest vive, alerte et pimpante. Elle court deci, delà, dessinant sur la neige qui miraille de longues chaînes de petits trèfles. C’est pourquoi les Dènè appellent la feuille du trèfle : pied de gelinotte, Kkahpa khé.
- Leurs petites pattes garnies de manchettes trottineni dans le blanc duvet sans y enfoncer. La nature leur a donné des raquettes naturelles. Puis tout à coup elles prennent leur essort dans les airs, pour recommencer plus loin leurs petites promenades de marionnettes.
On a décrit leur vol. « Il est paisible, nonchalant, majestueux. Leurs ailes s’arquent en demi-sphères et reposent sur l’air dense sans le fouetter. Elles coulent et glissent dans l’espace avec une désinvolture pleine de grâce. »
Le temps est-il doux et neigeux ? la perdrix blanche devient pigre et gourde. Les Canadiens disent alors qu’ «all est pâlotte » ; les Indiens, qu'elle n’a pas d'esprit « dou kouyon ». On peut, dans ce cas, la tirer de fort près. Elle a la conscience de sa torpeur. Elle
à peu mon ” sont de la
elà de es îles e pour gelées
bouraunes,
lant la à l’innps est je. Elle niraille quoi les linotte,
, trottinature ; à COUP recommarion-
shalant, ières et coulent e pleine
blanche nt alors n'a pas , latirer ur. Elle
se ramasse en boule et se tient immobile, se faisant aussi petite que possible ; elle s’identifie si bien à la neige dont elle a la couleur parfaite, que vous ne l’en distingueriez point, n'était le jai brillant de son petit œil Mmyope qui vous regarde sans vous voir.
Le 1° novembre, le fleuve Mackenzie prit en glace par — 20° au-dessous de zéro, et le lendemain je m’y élançai en traîneau à chiens pour aller rendre visite aux pêcheries du Rapide, à trois lieues métriques du fort.
Les hauts remparts naturels du Nakotsia avaient revêtu une décoration splendide et fantastique. Des nappes d’eau congelée, tombées des hauteurs et arrêtées dans leur chute par le froid, formaient une décoration artificielle qui pendait d’assise en assise, revêtant les rochers de stalactites, de colonnettes groupées, de concrétions mamelonnées, godronnées, cannelées, cauliflorées ; en un mot toute une architecture aérienne et brillante comme du cristal de roche.
Sir John Richardson a fait erreur lorsqu'il a écrit que les Esquimaux remontent le Mackenzie jusqu’à ces remparts naturels, pour y venir chercher les pierres plates de phonolithe dont ils fabriquent leurs dards (1). Le savant médecin a confondu ces rochers avec ceux du Détroit (the Narrow) qui resserrent le Naotcha cent lieues plus bas. C’est là seulement et même à la sortie de ces autres remparts que l’on
trouve de la phonolithe. Les Esquimaux y campent assez fréquemment. C’est leur limite la plus méridion le. Et ils appellent ces rochers Kroteylorok. C’estégalement au Narrow et non dans les Remparts de Good-Hope que se passa le fait,rapporté par le même voyageur, d’un Indien peau-de-lièvre qui échappa aux flèches esquimaudes en escaladant les pentes roides
(1) Arctic searchiny eæpedition, pages 212, 213.
2 cs + Sade à & ps RÉ REDE = SL 7
SRE TE
n EE
PR sttehié
genie = ER réa ent «dire ssehietenthe”
PE
insert
et dangereuses des rochers. Les remparts du Rapide sont complètement inaccessibles. Ils portent même à faux, s'écroulant sans cesse dans le fleuve: J'ai connu le héros de ladite aventure, un ancien jongleur nommé Esprit Bénékpi, qui faisait partie de l’expédition arctique du docteur John Raë, laquelle échoua si complètement, en 1848.
Ce qui a lieude m'étonner, c’est que sir John Richardson,homme érudit et observateur, n’ait point constaté, comme sir Alexander Mackenzie, la circoncision de la majorité des Peaux-de-Lièvre; qu’il n’ait point remarqué que ces Indiens reçoivent ce rite le huitième jour après leur naissance et à l’aide d’un silex tranchant.
Ce qui a également lieu de m’'étonner, c’est que le savant docteur dépeigne lesdits Peaux-de-Lièvre comme si timides et si craintifsqu'ils s’enfuirent, dit-il, dans les bois, à l'apparition de la barque qu’il montait. S'il est arrivé que ces Indiens se soient sauvés, à l’arrivée des bateaux anglais, c’est qu'ils avaient intérêt à soustraire leurs provisions de bouche à la rapacité des équipages iroquois et canadiens, mais surtout à défendre la portion féminine de leur tribu contre certains agents qui, par leurs fonctions com- - plaisantes envers leur patron, ne rappelaient que trop les Rab Saris des rois babyloniens ou ministres des plaisirs intimes de leurs sultans.
Plus astucieux et politiques que les âpres et roides Tchippewayans, les Dènè Peaux-de-Lièvre sont aussi plus aimables et plus enclins à imiter les Blancs. On ne saurait les représenter comme des sauvages sans porter atteinte à la vérité. C’est un fait avéré que plus on avance vers le nord-ouest, plus les gens de la famille danite se rapprochent de la civilisation; tandis que plus on descend vers le sud, plus les aborigènes apparaissent rudes, sauvages et ennemis de l’homme blanc.
rapi tand
monuvés, vaient > à la mais tribu
come trop s des
roides aussi >. On y Sans e plus de la tandis gènes omme
Je retourne au Rapide des Remparts.
Après trois grandes heures de course sur la glace, nous arrivons à la pêcherie principale du fort Good- Hope. Les rochers-remparts se terminent brusquement comme deux pans de murailles ; le vaste hémicycle du rapide s’en va en s’arrondissant à droite et à gauche, tandis que le sommet de la terrasse naturelles’abaisse graduellement jusqu’au niveau du fleuve. Lorsqu'elle n’a plus que 40 pieds de haut, une rampe un peu adoucie par la pioche conduit sur le plateau boisé et moussu.
J’y vois un long échafaudage couvert de poissons à la pente, c’est-à-dire suspendus par la queue dans des brochettes de bois; puis des canots d’écorce à demi enfouis sous la neige, et une petite barque échouée sur le sable d’une anse retirée. Puis enfin une misérable cabane en troncs d'arbres dont la porte est si basse que je suis obligé de m'incliner profondément pour pénétrer dans l’intérieur. J’en atteins les entraits avec la main. Dans l'obscurité de cette tanière noire et chaude comme la watche de l'ours, je me cogne la tête contre les poutres. Au milieu est une informe et monstrueuse cheminée, dans l’âtre de laquelle flamboie un büûcher dont la clarté ne sert qu'à épaissir Les ténèbres autour d'elle. De chaque côté, deux réduits profonds et noirs sont occupés par des tréteaux en rondins, décorés du nom üe lits. [1 me fut bien difficile d'y distinguer des formes humaines assises dans la pénombre du foyer.
Derrière la porte, un tréteau semblable, à deux étages, sert de double perchoir à d’autres habitants de l’antre,
Deux lucarnes d’un pied carré, couvertes d’un morceau de parchemin épais, à peine débarrassé de sa maque, prennent le nom de chässis, l’équivalent canadien du mot fenêtre. Le jour ne peut même y passer. Ils ne sont là que pour figure.
reg armee
EE {4 b “ b:
LA El
perse
Déasee
A terre, quelques madriers disjoints, enduits d’une crasse révoltante, s’appellent plancher. Pour plafond le toit du gourbi, dont les interstices des perches alignées laissent passer des bavures de torchis.
On aurait pu prendre ce taudis pour une porcherie, et ses habitants pour d’aimables et affectueux norins à deux pattes. Eh bien, c'était l'hôtel du sieur Jérôme Saint-Georges de Laporte, pêcheur, trappeur et coureur-de-bois alternativement ou à la fois. Un Indien, le Petit-Rognon, lui servait d'aide. Leurs familles les entouraient.
«—Cent trente-deux! mon Père, s’écria le bonhomme en me secouant la main avec joie, si vous m'’aviez avàrti que vous deviez venir, je vous aurais résârvé qu’ques foies de loches, et perparé un flan d’âfs. Y’en a bén de ce temps-cite, des 4fs; rapport que le poisson fraye que c’est tchirrible.
« Allons, toë, la yieille, vas-tu grouiller un petit brin ? ajouta-t-il en se tourant vers sa moitié, Marie Tralawéssini, une Peau-de-Lièvre. Voës-tu pas le Père qui a faim, depuis c’té matin qu'il court sur la rivière, par le frèt qu’il fait.
« Et toë, Saint-Georges, bon à rien, veux-tu bén donner ton siège au Père, malhonnête? Allons Père, assisez-vous, v’la t’une escabelle. Et pernez garde de timber à la renvârse,rapport que le banc n’a que trois pattes. Faut que je vous en fasse un nâf pour lé jour que vous reviendrez.. Vous m’excuserez, mais ces gens-cite sont aussi bibites que des chavages direcques. »
Après ce compliment décoché à l'adresse de sa femme et de son fils Jérôme, âgé alors de treize ans, et véritable ménechme du vieux, au petit pied, le bonhomme me donna des nouvelles de sa pêche tout en ayant l'œil ouvert au chaudron.
Quant à la yieille,interpellée aussi rudement qu’elle
Lattes titane
toute,
ni bo:
ce po d’ent
De:
chart des , sans | et pl chact
d’une lafond erches
herie, orins à érôme t coundien, les les
1omme n’aviez ésârvé , Y'en )0isson
na petit
Marie e Père ivière,
tu bén y Père, irde de 1e trois lé jour Lis ces direc-
de sa ze ans, e bontout en
qu'elle
l'avait été par son yieux, elle lui lança du seul œil qui lui restât un regard courroucé, et avec un geignement douloureux elle suspendit par la queue devant l’âtre un énorme poisson blanc (coregonus lucidus), dans sa peau et avec toutes ses écailles. Le poisson rôti de la sorte est dit en corbeau.
«— Vais pas bén, murmura la maritorne entre deux profonds soufflements du palais, vais pas bén en toute. Oui, Père, s’is malade.
« — Ne l'écoutez pas, s’écria la voix enrouée du vieux Laporte. C'est une o’stination. AIl n’a pas plus de mal que c’te poisson qui vire en geignant d’vantle feu. Façons de chavagesse, tout ça. Allons, la yieille, un coup de balai sur le plancher ; rapport qu’on va bientôt mett’e la tab’. »
Dieu sait si ledit plancher en rondins avait besoin d’un coup de balai pour devenir une table.
Le poisson cuit, la vieille étendit par terre un morceau de toile d'emballage qui avait servi à empaqueter des rets; elle y déposa des assiettes et des tasses en fer-blanc,ces dernières de la contenance d’une chopine, et plaça au milieu de cette table sans nom le poisson en corbeau, dans un plat également de fer-blanc.
Il fut dépecé séance tenante.La carapace écailleuse, aussi noire que le plumage du corbeau, fut enlevée tout d'une pièce, laissant la chair du corégone toute fumante et cuite dans son huile. Elle n’était ni rôtie, ni bouillie, mais comme cuite à l’étuvée. Seulement, ce poisson non exentéré avait une odeur et un goût d’entrailles repoussants. Je ne lui fis pas honneur.
Deux foies de lotte, assaisonnés de morceaux de charbon, de cendres et autres ingrédients inconnus des gourmets, furent ensuite servis dans une poêle sans queue, Un petit chaudron de cuivre rouge détamé et plein de thé lui fit pendant. Et dans ce récipient chacun puisa à tour de rôle en plongeant son pot.
fil