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la plus savoureuse des viandes, avaient cru avec raison se distinguer aux yeux de la peuplade léporine, en adoptant ce nom patronymique et glorieux. Cochons : Ils en étaient fiers. Cochons ! On leur enviait ce nom, et il y avait bien de quoi. N’y avait-il pas parmi eux des Orignaux, des Lièvres, des Perdrix, des Buffalos, des Fils de chien et autres gens à noms de bêtes, ainsi que l’on en voit chez nous, gens civilisés ? Mais quoi d’approchant le célèbre porc des hommes blancs, ce cochon qui ne leur venait que salé ou sucré, et de si loin, et si parcimonieusement que tout au plus si trois ou quatre d’entre eux en avaient goûté, au grand Portage de la Loche. Cochons! C'était du rare, au moins.
Cochons! Ils formaient toute une tribu, ces gorets honnêtes gens. Il y avait le Gros-Cochon, un ancien chasseur émérite, bégayant beaucoup, gesticulant à outrance en faisant la patte d’oie, et devenu un peu bête sur ses vieux Jours ; mais qui avait eu son temps dé gloire comme tueur d’élans, la chasse noble et savante.
Naturellement, sa femme était la Grosse-Truie. J’en ai déjà parlé et nous y reviendrons.
Il y avait aussi le Moyen-Cochon, mort peu de temps avant mon arrivée à Bonne-Espérance, en laissant deux orphelins : une jolie fille nommée Héléna Tsatchon-ya, le Petit Ventre de castor, et un garçonnet appelé le Lièvre engraissé, Kha-tsékoay ; tous les deux Cochons comme leur père.
Mais il y avait encore au nombre des vivants, le Petit-Cochon, le plus gras, le plus dodu de sa race;
* un sorcier distingué entre tous les sorciers et possédé
par un esprit si grand et si gros que le pauvre en éclatait. Aussi, la plupart du temps se plaignait-il très fort du ventre, en prenant les poses les plus maupiteuses, les plus grotesques.
K Le Petit-Cochon me manifesta sa maladie pendant \, l'hiver de 1865, alors que, sur les instances de sa femme, je les préparais tous deux au baptême pour le jour de Noël. Maladie curieuse, extravagarte, celle-là, ; et qui montre combien :il est difficile d’extirper tout à coup et radicalement du cerveau des sylvicoles les idées superstitieuses et craintives qu'y ont inoculées l'ignorance et des préjugés séculaires.
| « — La médecine qui me hante, me dit-il, est la | baleine, trè-ellonhé. Je ne demanderais pas mieux que de m'en débarrasser, maintenant que je sens ce que c'est et ce que ça me rapporte ; mais j'en vois tous les jours davantage l'impossibilité. Tu me remets toujours à plus tard pour le baptême. Si tu attends, pour me baptiser, que le génie de ma baleine m'ait quitté, je ne serai jamais chrétien. Ainsi, présentement, vois-tu, il fait plus que me hanter, il m’obsède, il me rend malade. Je suis semblable à une femme en travail.. Tu ris? C’est cependant la vérité. Oui, cette baleine, je la porte dans mon ventre. J’en suis enceinte, je l’entends geindre, grogner; je la sens remuer, sau-
} en l ter, se débattre. Elle me monte à la gorge pour
l m'étouffer; puis retombe tout d’une pièce au fond de ps mes entrailles. Oh! Oh! la baleine, la. baleine, que nt | c’est terrible, sais-tu bien? Ne crois-tu pas qu’à l’aide a- | d’un vomitif ou d’un purgatif je pourrais m'en débaret rasser ? »
ux Il avait sans doute le ver solitaire, ce malheureux,
| tout dodu qu'il était. Cependant je ne pouvais l’en le | convaincre. Inutile de contredire de tels visionnaires. 2€ ; C’est leur faire accroire que l’on ne veut pas les guérir, dé qu’on les méprise, qu’on les abandonne corps et âme la- au sosie qui les possède. Il faut entrer dans leurs vues, "ès paraître les croire, et leur inculquer des convictions pi- contradictoires.
Infortuné ; enceinte d’une baleine! C’est là ce qui
distinguait Nitchontchélé de Jonas. Ce n'était pas la baleine qui l’avait avalé. C'était lui qui avait ingurgité la baleine.
Je le répète, on ne guérit pas les Peaux-Rouges par la contradiction ouverte. On ne produit pas la lumière dans leur esprit étroit par la logique du raisonnement. Il faut savoir se plier à leurs idées bizarres, pénétrer dans les replis ténébreux de leur intelligence inculte. Toute cette génération de chamans n'aura jamais qu’une teinture imparfaite de la vérité. Il faut y déménager d’abord le vieux mobilier de la bêtise séculaire, pour y substituer les idées saines, larges, lumineuses du christianisme. La bête possède les jongleurs.
« — Sans doute, dis-je à mon sorcier, je te donnerai une bonne et forte médecine qui te délivrera à jamais de cette baleine. Après quoi, si tu veux me promettre de ne plus jamais en invoquer le génie, de laïsser de côté toutes les pratiques occultes et inavouables qui ont rempli ton corps et ton esprit de cet animal méchant, je purifierai ton âme dans le sang de Jésus-Christ par le baptême; et dès lors lui seul sera ta médecine, ton génie protecteur, ton Dieu. Est ce bien ainsi que tu l’entends et que tu me le promets ? »
Il promit tout, le malheureux. Il aurait entrepris le voyage de Jérusalem pour être délivré de ce cétacé dont il avait tant désiré la possession, Il fallait voir quels yeux il ouvrait, quels gestes impossibles il faisait avec ses grosses mains ouvertes, lorsqu'il voulait dépeindre les impressions affreuses qu’il ressentait et la forme que son imagination frappée supposait à son orque.
Cette pantomime avait toujours pour effet de déterminer chez mon confrère, qui en était témoin, un rire homérique qu’il ne dissimulait nullement. Mais je me
gardais bien de rire de l’infortuné Petit-Cochon. Je faisais, au contraire, tous mes efforts pour être sérieux, afin de ne point froisser cette âme franche, de ne point perdre la confiance de cet homme candide qui me
livrait si entièrement son secret.
La nuit de Noël 1865, avant la messe de minuit, Nitchontchélé, soigneusement purgé et nettoyé, quant au corps et quant à l'âme, par un vomitif, deux purgatifs et une bonne confession, content comme un roi et empaletoqué de blanc, — un présent du généreux M. Gaudet, — reçut le saint baptême avec sa pauvre femme qui en pleurait de joie. Je lui donnai le nom de Noël, afin qu’il pût se rappeler que c'était grâce à l’Enfant- Dieu qu’il devait d’être délivré de l'oppression du terrible squale.
Hélas ! il en mourut deux ans après, et il y avait bien de quoi. Ou bien le malheureux oublia son baptême, ou bien le sacrement ne l'avait pas délivré de son monstrueux sosie, puisque c'était le ver soli* taire. Trop gros, paraît-il, le génie, pour être exorcisé avec efficacité; trop gras pour être digéré; trop volumineux pour être expulsé par n'importe quel orifice. Il fallait que l’homme y passât.
Durant l’automne de 1867, le Grand Nord fut visité par une fièvre scarlatine épidémique qui monta de la Rivière-Rouge, laquelle l'avait reçue du Canada, qui nous la transvasa des États-Unis. Le Petit-Cochon fut un des premiers atteints. Il supplia le bon Dieu et la bonne Vierge, et ne guérit pas aussitôt. Pour lors, il dirigea ses vœux vers sa baleine, la priant de le délivrer de cette fièvre rouge. Pas plus d'oreilles que le bon Dieu, le cétacé. De nouveau :1l recourt à Dieu, puis revient encore à la baleine. Éloigné de la mission, du prêtre et des secours spirituels, privé de bons conseils et abandonné à son initiative, le malheureux s'éteignit au milieu de ces hésitations cruelles, passant
de Dieu à la baleine, et de la baleine au bon Dieu. Mais il avait un faible pour le cétacé, le pauvre Cochon. C'était plus fort que lui, cette baleine. IL en mourut en criant : « Je me repens! kokkéré éhl'i! »
Sa famille ne crut pas à ce repentir final. Il avait
tergiversé si souvent ! Il était revenu si fréquemment à son génie! On l’entortilla dans une souquenille, on jeta sur lui les branchages du campement bouleversé, ei l’on s’éloigna à la hâte, quoique pas très loin.
Pendant la nuit, s’il faut en croire la Cochonnaille, ce futun vacarme, et des cris, et des appels au secours, et un tel feu, autour du corps du pauvre fétichiste, que personne n’en ferma l'œil. Mais on se garda bien de voler au secours du malheureux qui, sans doute, venait de sortir d’une syncope. On le croyait mort; on l'avait déjà traité comme un cadavre. Pouvait-on revenir là-dessus ? Non. C'était son âme, se dit-on, qui se débattait contre sa baleine.
Le lendemain, de jour, on fut plus hardi et on alla voir. Hélas! on trouva son pauvre cadavre brûlé ; oui, brûlé avec toutes les branches de sapin que l’on avait entassées sur lui; brûlé par qui? par quoi ? Eh! par sa baleine, donc. Tous les Cochons vous le diront. La baleine ne brûlait-elle par Jonas? — « De’ventre inferni clamavi, » s'écriait le prophète du fond de son cétacé.
Sa femme, son frère, ses deux neveux le suivirent bientôt de la même maladie, cette abominable «chronique aux tripes du cerveau», ainsi que Rabelais appelle la fièvre. Tous firent une mort édifiante. Khatsékkpay, le Lièvre engraissé, traîné moribond vers la mission par sa sœur Héléna et son beau-frère Dzan-yu, Kha-tsékkoay, ne put atteindre la maison de prière. Il succomba en route. Comme les deux pauvres jeunes gens l’exhortaient à se recommander à Dieu :
« — Ainsi fais-je, murmura“t-il d’une voix éteinte.
n alla ; Oui, avait | par it. La entre le son
virent chrois ap-
Khaers la m-yU, re. Il eunes
einte.
Mais mon esprit n’est pas fort, continuez à prier pour moi tout haut. » Et ils passèrent la nuit à ses côtés, récitant leurs paténôtres au coin du feu. L'enfant mort, ils soulevèrent un peu l'épaisse couche de mousse qui remplace l'herbe dans les forêts arctiques, — la terre était si gelée ! — Ils y déposèrent en pleurant le petit cadavre, dans sa couverture, et remirent la mousse en place. Lorsque, quelques jours après, ils repassèrent par le même endroit, ils constatèrent, le cœur navré, que le pauvre petit corps n’y était plus. Loups et carcajoux l'avaient arraché à sa dernière couche et l'avaient emporté dans les bois pour s’en partager les lambeaux glacés.
Pauvre Cochonnet!
Tous ces braves amateurs de chair porcine étaient magistralement circoncis et strictes observateurs des anciennes coutumes. Je les leur avais laissées, toutes étant choses louables et bibliques.
Dzan-yu, le mari d'Héléna la vénuste, était un autre Cochon, mais par adoption. Beau type de Dènè celui-là, demi-Esclave demi-Peau-de-Lièvre, un Adonis entre ses compatriotes, qui ne comptent pas parmi les beaux : grands yeux noirs, intelligents et doux, ombragés de longs cils, arcade sourcilière forte et élevée, nez droit avec un méplat au milieu, lèvre dédaigneusement retroussée, front haut mais étroit. Cependant, cette physionomie heureuse s'illuminait parfois de singuliers reflets d’astuce. Son regard ordinairement jovial et ami devenait perfide. Son col tendu en avant prenait quelque chose d’abject, ses tempes étroites se tendaïent d’entêtement. Il y avait alors je ne sais quoi du diable dans cette figure d’ange indien.
Je le cite, au physique et au moral, comme un excellent spécimen de l'adolescent danite de l’extrêmenord. Rejeté par sa mère, une Esclave, après la mort de son père, excellent chasseur peau-de-lièvre,le petiot
em
fut recueilli alors qu'il n'avait encore que deux dents, 1 fin: par la Grosse-Truie encore infidèle et jongleuse de ; et1 profession. À en
Ce ne fut pas le seul orphelin auquel cette femme au | I
son Elle qu hon c'es mal com refu con( toui dani mèn men mère reco « Dza koon elle et I « m'a frèrd dicit dire c'est Gar cœur bon et compatissant sauva la vie et qu’elle nourrit tu f
Hyacinthe Dzan-Yu, le Linge-Souillé, Dèné kha-tsa-gottiné,
comme ses propres enfants. Je lui en ai connu quatre. Ca La gironde Héléna en fut un; et c'est ainsi que, gran- j bien
dissant côte à côte elle, et Dzan-yu, ces deux enfants sue
ts, finirent par s'aimer d'amour, comme Paul et Virginie,
de ; et ne voulurent plus se séparer ensuite. Je les mariai À en 1866.
au ’ Dans Dzan-yu, la Grosse-Truie avait concentré toute
son affection, et l'enfant ne l’appelait que « ma mère ». Elle ne l'éleva point tant dans l'amour de la vertu, — qu'est-ce que la vertu pour des imidèles, pour des hommes de la nature ? Savent-ils seulement ce que c'est ? — œue dans l’abstention du vice et la haine du mal; une haine instinctive, irraisonnée, sans mobile comme sans but réfléchi.
C’est là un phénomène auquel bien des théologiens refuseront de croire. Il n’en est point un pour quiconque a conservé l'amour de la nature et la haine de tout ce qui lui est contraire. Beaucoup de familles danites m'ont fourni des exemples du même phénomène moral : Des pères encore infidèles défendre le mensonge, la luxure, l'injustice, le vol à leurs fils. Des mères reprendre et châtier leurs filles gouapeuses, leur recommander la modestie et la pudeur.
«— Ma seconde mère, la Grosse-Truie, me dit Dzan-yu, était magicienne, elle évoquait l'Ombre, Inkponhe, elle croyait pouvoir guérir les malades; mais elle vivait bien avec son second mari, le Gros-Cochon, et lui était sérieusement fidèle.
« Son fils Tatékoyé, que j'appelle mon oncle, ne m'a jamais donné que de bons conseils : « Mon petit frère, sé tchélé, me disait il, ne commets pas d’impudicités. Cela est mauvais. Sais-tu ce que j'ai entendu dire par des Français, au Portage la Loche ? Eh bien, c'est qu’il y a un Dieu bon qui punit ces choses-là,
inè, : a
27 Garde-toi pour lui, dis-donc, mon cadet. Je pense que urrit tu feras bien. » He
atre. Ces récits si simples sont touchants. Ils dépeignent r'an- j bien les Danè au naturel, ce peuple foncièrement bon
fants «ue mon cœur chérira toujours. Une parole de vérité
entendue à cinq cents lieues de distance, et cela leur suffit pour amender leur vie. Vraiment, il y a de quoi faire réfléchir sérieusement de prétendus chrétiens qui sont si fiers de leur civilisation.
« — Sais-tu une chose? me dit un jour l’aimable adolescent, en charriant avec moi des pièces de bois sur le fleuve, pour notre future église, eh bien c’est que mon oncle adoptif, Tatékoyé, est déjà ressuscité une fois.
« — Allons donc, enfant, pas de sottise.
« — Je ne plaisante pas. Il est demeuré tout à fait mort pendant trois jours. Puis, quand il reprit ses sens, voici ce qu’il nous raconta : Je me suis vu transporté, a-t-il dit, dans une contrée singulière. J'étais comme suspendu entre le ciel et la terre, et autour de moi il y avait une foule d'hommes ailés qui allaient et venaient, s’empressant. Le ciel ressemblait à une grande miraille dans laquelle tout se reproduisait. Les hommes ailés ne me parlèrent point; mais ils me firent des signes d'amitié et me témoignèrent de l'affection. Je n’en concevais aucune crainte.
« Voilà ce que mon oncle nous raconta. »
« — Eh bien, que s’ensuivit-il ?
« -— Rien de plus. Seulement, aussitôt que le Priant Grollier arriva chez nous, mon oncle crut à sa parole, demanda le baptême et le reçut dans la foi et la candeur de son âme; car mon oncle est un saint. IH ya deux ans seulement de cela, et tu sais s’il est bon chrétien.
« Quant à moi, j'ai toujours été incsédule, vicieux, gouapeur et paillard. J'imitais dans leurs passions les hommes faits, par vanité. Dès l'âge de quatre ans j'avais la bouche sale; avant six ans je savais tout ce qu’on peut savoir; et, quand le Priant vint à Good- Hope, je m’enfuis et ne voulus point recevoir le bantème, bien que j'eusse alors douze ans. Je me croyais
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fait
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ieux, s les ans put ce x00dbanoyaIs
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déjà un sorcier puissant, parce que j'avais vu le diable sous la forme d’un petit vieux tout noir et ennicroche (1).
« Ce qui me répugnait dans le baptême, c’est qu'il fallait m'amender, ne plus penser à la magie ni à courir le guilledou. Je ne m'en sentais pas le courage. »
Dzan-yu aurait pu ajouter qu’il était menteur et vaniteux. Mais c’étaient. les seuls défauts que je lui connusse. Il les rachetait bien par cette modestie qui les lui faisait avouer dans une simple conversation de travail.
Ce sauvageon, qui se prétendait si vicieux, était dévoué, affectionné et fidèle comme un excellent serviteur chrétien, honnête comme le plus parfait homme de bien. IlLn'aurait pas dérobé une épingle, pas retenu un bouton de chemise trouvé à cent pas de la maison ou du fort. Il endura sans se plaindre les épreuves les plus grandes qui puissent accabler un cœur d'homme : la mort prématurée et successive de tous ses enfants. Il conserva même de l’amour pour la mère dénaturée qui n’avait eu pitié ni de sa tendre jeunesse, ni des charmes de sa petite figure. Vieille, impotente, bonne à rien, il l’alla chercher à 150 lieues de Bonne-Espérance, l'emmena chez lui et dès lors la nourrit et la soigna jusqu’à sa mort.
Certes ce sont là des vertus; et j'aime à les mettre en parallèle avec ces vices ignobles, cette dureté de cœur, cette insensibilité d'âme que l'auteur licencieux mais trop véridique de la Terre a relevés dans notre mécréante population des campagnes.
Dzan-yu déploya un zèle tout particulier à apprendre à lire, écrire, calculer et chanter. Il devint l’homme le plus instruit de sa tribu et le chantre attitré de son
(1) Les Peaux-de-Lièvre appellent l'esprit malin Déninttchié kfuwira détei, le petit Vieux jeté au feu. Les Tano ou Tagals, indigènes circoncis des Philippines, disent aussi que le démon est un petit vieux tout noir.