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souchong dans de la porcelaine, et s’asseyent sur des meubles de laque? Mais, en ce cas aussi, vos compatriotes highlanders sont bien moins civilisés que mes Dènè, puisque, en plein x1x° siècle, ils n’ont point encore de grègues, qu'ils montrent la chair de leurs cuisses et portent jupon comme ies Grands-Brayets des prairies de l'Ouest, mangeant du pain d'orge et des pommes de terre. »
Mais le jugement de cet homme n’était pas même correct au point de vue matériel. Nos prétendus sauvages ont déjà réalisé des progrès étonnants. Lorsque j'éprouvai la cruelle infortune d’être séparé d'eux, en août 1878, beaucoup de Peaux-de-Lièvre possédaient de confortables maisonnettes en bois, bien construites et plus propres que certains taudis obscurs et misérables de paysans français; disons plus : que certains petits logements du bas peuple parisien. Ils en avaient construit sur les bords des principaux lacs, et ils y conduisaient leurs femmes, leurs vieillards et leurs petits enfants, pour y passer confortablement la saison rigoureuse.
Les Dènè du Sud étaient encore plus avancés.
Enfin l'entière nation danite s’habille depuis assez longtemps à l’européenne, et il n’est pas un Indien qui n'ait, pour ses beaux dimanches, un assortiment complet d'excellents vêtements de drap noir; tandis que les femmes et les filles se navanent dans de beaux châles de tartan ou de cachemire, par-dessus des robes très correctes en drap, en mérinos ou en indienne.
Malgré cet état avancé de civilisation, on voit encore, de temps à autre, la sauvagerie poindre à travérs ces dehors consolants. Ainsi l’hiver de 1865 vit un cas d’infanticide qui fait frémir. Prise en voyage des douleurs de l’enfantement, une femme peau-de-lièvre s’écarta un instant du sentier que suivait la peuplade en marche; elle creusa du pied un trou dans la neige
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Ce même printemps, une autre femme peau-delièvre tenta d’étouffer son fils nouveau-né, °n l’enfouissant sous un tas de hardes, sur lequel elle se coucha. Le. pauvre petit être fut sauvé par la sollicitude de M"° Gaudet qui guettait sa naissance et connaissait les sentiments dénaturés des parents de ce petit malheureux.
Est-il besoin d'ajouter que ce sont là œuvres de paiïens ?
Toutefois, je ne donne par ces faits comme inhérents au caractère propre des Danites. On les rencontre dans tous les pays chez les gens vicieux ou sans religion. Nos feuilles publiques en enregistrent bien d’autres et de plus cruels encore. Mais ce sont des exemples de sauvagerie, et personne ne niera que les monstres qui les commettent, à quelque nation qu’ils appartiennent, ne soient en bon train de retourner vers l'extrême barbarie d’où Moïse et Jésus-Christ retirèrent la société.
Le 20 août 1865, il y avait grand émoi au fort Bonne- Espérance. Quoi d’extreordinaire ? Une chouette s’y promenait de case en case, de loge en loge, semant partout un effroi ridicule, insensé. Impossible de la chasser ni de l’intimider. Dame chouette s'était posée plaintive sur la loge de Tom, dont je venais d’enterrer la femme; et, trois jours après, sa petite fille qui avait « la boucque du ventre » putréfiée, se mourait de mort ; et Tom suivait son unique enfant chez les mânes.
Dame chouette, toujours criant, toujours huant,
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