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comparées à des bouses. En le voyant, je me dis : Tiens, c’est Méphistophélès !
Courbé en avant, étique, avançant un long col et guignant de ses petits yeux myopes, quand il parcourait le rivage de ses longues flûtes grêles, balançant sa petite tête d’un air comique, on l'aurait pris pour un héron cherchant des grenouilles au bord de l’eau.
Élevé parmi les Métis français de Man‘i ‘ ” Saint- Pol parlait bon français. Je lui présent ta iettre de son chef qui me recommandait à ses bons offices, à Youkon, pourvu qu’il fût apte à m'y recevoir. En bon Écossais, il fut d’une politesse toute gauloise :
« — Comment donc apte! Comment donc! me dit-il avec courtoisie. Mais sans doute, monsieur. Nous sommes prêts à vous recevoir et avec le plus grand plaisir. Apte ! Est-il farceur,ce bon M. Hardisty ! Nous pense-t-il logés à la belle étoile? Je vous garantis le
passage dans ma barque, sir. Nous repartons demain matin.
« — Je ne voudrais point cependant vous gêner, in dis-je ; pour peu que vos constructions ne soie 4 :°:
achevées, que je puisse être pour vous une 9062 i° gêne, d’embarras, dites-le moi et je m'abstiendrai | m'en retourneral. »
Il ne comprit pas les mots géner, gêne.
«— Vous en retourner! jeûner ! jeûne !/ Non, non, sir vous ne jeûnerez pas, à Youkon, there is plenty meat. Vous n’y serez pas à l’étroit, {hore is plenty room too. Oh! non, non, il ne faut pas vous en retourner. Est-ce que le chef du district S’imagine qu nous f:réantisons? Nous avons déjà nos bâtisses ‘1173 pret habitation de maître, cuisine, maison pour le me, cases pour les serviteurs, hangar, magasin, poudrière, tout, tout. Vous ‘errez ça. Le fort regorgeait de monde quand ; Je part:s, il y & i: jours. On ne voyait
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LE YOUKON 279
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que des têtes sur le rivage. Oh! venez, venez donc, vous y serez reçu avec cordialité. »
Enchanté de cette offre amicale, j’avertis Edzaré et Vitedh, mes serviteurs, de se tenir prêts à me suivre, et je congédiai Vœlun et Késitchia, mes deux guides.
Qui fut bien stupéfait, ce fut moi lorsque, une ou deux heures après cctte entrevue, j'entendis, du fond de ma tente, la même voix s’écrier en français, en s'adressant à Pelly, non loin de mo :
«— Que se propose donc ce petit homme, en descendant à Youkon? N'y viendrait-il pas pour espionner ce qu se passe chez nous afin d'en instruire son évêque? Ah! si j'en étais sûr.
« Il devrait comprendre qu’on ne se soucie pas de lui, à Youkon. Ces gens d’EÉglise ne sont bons qu’à donner du trouble partout où ils passeuit. Qu'il s’en retourne donc s’il ne veut pas que je le dépose sur le rivage avec ses deux fils de chien de sauvages, pour qu'ils y crèvent de faim. C’est bien moi qui vais croire à son zèle! Ce Yankee n’a d'autre but que d'aller visiter ses amis les Yankees. Eh bien, qu’il essaye... »
Je n’aime la lâcheté ni chez moi ni chez autrui. Je me dis : « Mon gars, si tu crois réussir à m'intimider en t'y prenant de cette façon paysanne, tu te trompes du tout au tout. Tu ne veux pas me parler franchement et en face, eh bien! tu m’auras à ta croûte pendant le voyage et à ton fort. Quant à tes menaces, je n’y crois pas. Tu n’surais ni a:sez d> méchanceté, ni assez de courage pour les exécuter. »
Le soir à souper je renouvelai mes excuses :
« — Pour peu que cela vous dérange ou vous contrarie, monsieur Saint-Pol, un mot, un seul mot, je vous prie, et je repars. »
Même manège que ci-devant. C'était un honneur, une joie, un bonheur, une délectation, etc., que de me posséder, Comment donc ! comment donc!
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Mat-e Smeg ac as mans mer mie atomaens… voie mers anne