ACTE DEUXIEME
JENNT, tcurnant autour de la table pour venir essujer la chaise*
Voilà une langue bien utile..* quand il y a tant dç jolie» cboses à dire en français I
raphael; Je le crois !
JENNT, ae rapprochaaW
Monsieur est donc au collège?
* BAPHAEU
NonI Papa n'a pas voulu m'y mettre...
JENNY
Âh I Pourquoi?
(Elle s'assied sur la chaise.
RAPHAËL
Parce que^ papa dit que le collège n*est pas bon pour les jeunes gens I
JENNY
Ab!
RAPHAËL
Et qu'il n'y a que la maison paternelle poui^ former un jeune homme à Tordre^ à l'économie et à la moi;alité.
JENNY
Quelle moralité^ monsieur?
RAPHAËL
Ehl bien, tout ce qu'on nous défend {... Par exemple, de regarder les femmes qui sont jolies 1
JENNY, se levant et passant à gauche.
Si vous ne les regardez pas, comment saurez-You£ si eJlcs sont jolies?
RAPHAËL
C'est ce que je me dis toute la journée.
JENNY
Et leur parler, est-ce que c'est aussi défendu?
RAPHAËL
Ahl cela dépend !... Par exemple, il m'est permis de parler à ma tante I
JENNY
Obi... une tante... Ce n'est pas une femme!
RAPHAËL, se levant et s*<ipprochant de JenD|.
C'est ce que je me dis aussi.
JENNT.
Tandis que moi — ce serait bien gentil de- causer avec moi.
RAPHAËL I aa rapprochant encore,
Alil certainement!
JXNNY.
Et de rire un peut
BAPBABL.
C'est ce que je me dis depuis hier.
JENNY, Apart.
Dc^jàl (aaui.) Et si papa le savait?
RAPHAËL
Tiens I Je ne le dirai pasl
JENNT.
Et si quelqu'un nous voyait maintenant I
RAPHAËL , mettant son lifte sous son brai.
Tiens 1 Je lui dirais que ce n*est pas vrai t
JENNT, à part.
Mais il va bien 1
RAPHAËL y lui prenant la mam.
£t puis ici> on est mal... mais dans le parc l.«»
JENNf.
Eh bien I
RAPHAËL
Et tous deux pour causer, comme ça.
(Il pren d l'autre main.) JBNNT.
Eh bien ? Eh bien 7
RAPHAËL
Et comme ça ! (Q kiUe l«i atllU} tooi dm apercerant Tholosan qui viesl d'entrer.) Ah !•••
(ILb se lépareat. Le Ime tombe.)