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ACTE DEUXIEME, «I

MÂRiCAT,

On ne peut pourtant pas, dans la vie ordinaire^ prendre un canon tous les jours avec son ami !

VIGNECX.

Ni le tirer de l'eau s*il n'y tombe pas!

THOLOSiN.

Ahl je ne vous en demande pas tant I Si vous pouviez seulement ne pas le jeter à Teau, et ne pas lui tirer le canon dans les jambes!... Mais, en dehors des canons, il y a de mauvais moments dans la vie ordinaire!... On souiîre, on pleure dans la vie ordinaire!... On a besoin de consolations, de sacrifices, de dévouements dans la vie ordinaire!..* Et c*est là que j'attendrais M. Marécat, moil...

Moi ! monsieur.

THOLOSAN, i raértue âê Caasude.

Je me dirais qu'un camarade est un camarade et rien de plusl Qu'il ne suffit pas de connaître un homme depuis longtemps pour tirer si facilement un ami d'une vieille connaissance. (Mouvement de Caussade; Tholosan poursuit arec pins de forc«.) Je mO dirais que l'amitié, comme la chevalerie d'autrefois, veut ses garanties et ses preuves; qu'avant d'armer un homme notre ami, il faut s'assurer qu'il n'abusera pas de l'arme sacrée qu'on lui confie, et qu'enfin, pour la sentir résonner à son côté, comme une forte épée sur laquelle on compte, c'est bien le moins qu'on l'ait trempée dans des larmes communes !

(H remonto. — Faoïse Bortie.) CAUSSADB.

Ahl oui!... Ah! peut-ôtrel... Certainement !••• Mais aux qualités que vous exigez de lui...

MABÉCAT.

Oui... s'il faut qu'il pleure I

VIGNEUX.

OÙ diable voulez-vous qu'on le trouve!

THOLOSAN, le retoarnuit.

Eh! qui sait,... Messieurs? Là où on l'attend le moins peut- (Ctre! Dans le dernier homme auquel on pense I (aw intpniion.) Dans celui-là môme auquel on refuse le titre d'ami... et qui, cependant, par l'effet d'une étrange sympathie*, sans'^vous rien dire... épouse vos intérêts menacés comnie s'ils étaient les H&ùB, et s'applique à vous défendre oiieux que vous ne \ou»

défendez vous-môme... Oh 1 si celui-là n'est pas encore votre ami, du moins il est en bon chemin pour le devenir!... mais je m'arrôte ici... car j*oubliais que son plus grand mérite est de s'effacer, de se taire... (se retirant.) Et de céder la place à ceux qui n'ont que leur amitié à la bouche... et qui ne l'ont pas ailleure I... — (Saluant.) Mcsslcurs ! . . .

SGÈNEIX

Les Précédents, moins THOLOSAN, puis ABDALLAH,

HABÉCAT.

Cet homme-là n*a pas de cœur !..;

(La souche de dahlia, lancée par la fenêtre, tombe sur la scène, an milieu d'eax.J

MADAME YIGNEUX, effrayée.

Ah!...

MARÉCAT

Qu'est-ce que c'est que ça?...

CADSSADE , ramasiant Tobjet.

La souche de dahlia... ehcore?.,.

VIGNEUX.

Ça vient de chez le voisin 1...

CAUSSÂDE laissant retomber la louche.

Mais voilà ce que je ne comprends pas. Il me la rejette..", et je ne l'ai pas renvoyée... de peur d'un procès.

C'est fantastique!...

ABDALLAH*, entrant la pipe à la bouche, et prenant la souche des miins de Gaoesade.

Tiens!... Te revoilà, toi... Ah!... sacrebleul... jeté croyais bien loin!...

CAUSSADE

\ C'est donc vousT...

ABDALLAH

Pardine; c*était au beau milieu d'un sentier..* Je l'ai jetée par-dessus la haie l

CAtrsSADE.

Pour qu'on me fasse un procès !..• n'est-ce ^^1^, Ouand je TOUS dis qu'il se mêle de tout!...

* Harécat, Gaussade, Abdallah, madame Tignenz*

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