E^ LE DIABLE DE VAIVAI
^2,. Voici comme le valet du ministre de Vaivai, h^
^^ au delà de Lausanne, connut le diable. Un jour .^
•>9* qu'il faisoit tonnerre, pluie et tempête, et que -t^-o-
^^' le monde étoit, un dimanche au soir, aux -^ir
^^ prières, voilà un éclat de tonnerre qui donna ; "^"^
"^f et au même instant un pauvre ramoneur de "^
^ cheminée, pour éviter le danger et la pluie, se "?
^ jette dans le temple. ^
^c^ A son arrivée, chacun, le voyant si noir, s'en- ^^
^. fuit. Il voit le monde fuir, il fuit aussi après. A ^^
^^- la sortie, et qu'il étoit le dernier, il arrête ce i^^
•«'9' valet, qui aussi étoit le dernier des autres, et -t^-o-
•0*^ lui demanda ce qu'il y avoit. -^^
"^ Le pauvre valet lui dit : "^"^
^^ — Hélas! monsieur, ne me faites rien; je ■^^
A vous connois bien. •'