APPAREIL URINAIRE
Quaresmeprenant avoit :
Les rognons, comme une truelle.
Les pores uretères, comme une crémaillière.
La vessie, comme un arc à jallet.
Le col d'icelle, comme un batail.
L'urine, comme un papefique.
Les rognons, comme une truelle.
Les rognons, les reins, les glandes au nombre de deux, qui sécrètent l'urine. [ls sont logés, de chaque côté de la colonne vertébrale, dans la région qui porte leur nom, au fond d'une large excavation remplie de graisse que Rabelais a comparée au pot de grès ventru dans lequel on conserve le beurre (1). Chacun d'eux a la forme de la truelle dont on se sert pour retirer le poisson d’un vivier ou d'un baquet. |
Les Anciens ont-ils connu ce genre de truelle? Il serait aussi imprudent de le nier que de l’affirmer. On retrouve
(1) Les reins, comme un pot beurrier. Maître François, qui a parlé des reins et de leur loge, a parlé également de la portion de la colonne vertébrale, dite colonne lombaire, à droite et à gauche de laquelle ils sont placés. Il l'a comparée à un cathenat, « cadenas, qu’on a écrit aussi cadenat et qui se dit calenaccio en italien, du latin catena, chaîne. Passerat remarque, sur Properce 654, que les serrures n'étaient anciennement attachées aux portes qu'avec des chaînes. » (ESMANGART et JOHANNEAU.) Chez un individu étique les vertèbres se dessinent, en effet, sous la peau, à la façon d’une chaîne.
La maigreur squelettique de Quaresmeprenant attestée par : ses hanches, comme un vibrequin; ses genoils, comme un escabeau; ses lumbes,