‹ Rabelais, anatomiste et physiologisteChapitre 47 sur 61 · DIS · texte numérisé non relu

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La mouelle, comme un bissac.

ment Jusqu'à ce quelle ait repris son volume initial, se renfle une seconde fois au niveau des dernières vertèbres dorsales (ren/lement lombaire, inlumescentia lumbalis) et se termine en pointe à la hauteur de la première lombaire.

Du premier renflement partent les nerfs destinés aux membres supérieurs, du second ceux qui se rendent aux membres inférieurs.

Le bissac (du latin bis et saccus, sac à deux poches) est un long sac de cuir ou de toile ouvert par le milieu et fermé

par les deux bouts; en sorte qu'il forme deux poches. Les moines des quatre ordres à cagoule, les moines mendiants, s’en servaient jadis pour aller quêter. On dit encore étre au bissac pour : être réduit à la mendicité.

« Ce matin, dist Panurge, J'ai trouvé un bon homme, qui en un bissac tel comme celuy de Esopet (1) portoit deux petites fillettes de l’age de deux ou trois ans au plus, l’une devant, l’aultre derrière. Il me demande laumosne (2).

« Estienne Tappecoue (3), secretain (4) des cordeliers de Sant-Maixent, en Poictou, qui retournait (5) de queste, dist (6) en vers macaroniques (7) à Villon et à ses compaonons :

Hic est de patria, natus de gente belistra, Qui solel antiquo bribas portare bisacco (8). »

Le bissac dont les deux poches sont remplies de provisions a la configuration générale de la moelle. On en sera persuadé quand on aura regardé le dessin ci-contre de la moelle, d'après Van Gehuchten (loc. cit. saprà, p. 24).

(1) Voy. la fable de La Fontaine intitulée Jupiter et le Besacier. Ésope, né à Mésembrie dans la Thrace, vivait dans la première moitié du vi® siècle, Esclave dans sa jeunesse, il a porté en voyage, dans un bissac, les vivres destinés à sa nourriture et à celle de ses compagnons. Les fables attribuées aujourd'hui à Ésope sont un recueil d’apologues recueillis et arrangés, vers le milieu du xiv° siècle, par Planude, moine de Nicomédie.

CEE chixv.

(3) « Ce nom burlesque de Tappecoue ou Tappequeue, forgé très probablement par l'auteur, doit avoir la même signification que celui de frère Frappart, puisque coue, en vieux français, signifie queue, pris ici dans un sens obscène. » (ESMANGART et JOHANNEAU.)

(4) Sacristain.

(5) Revenait.

(6) L. IV, ch xx.

(7) Vers burlesques dans lesquels on fait entrer des mots de langue vulgaire auxquels on donne une terminaison latine. — Allusion au macaroni des Italiens composé de farine, d'œufs, de fromage, de jus de viande, etc.

(8) Voici cet homme du pays, ce fils de bélitre, qui de coutume porte des restes de cuisine dans son vieux bissac.

Les nerfs, comme un robinet.

Les Anciens croyaient que les nerfs étaient de petits tubes pourvus de valvules ou soupapes, dans lesquels circulaient des corpuscules d'une ténuité et d'une subtilité extrêmes, appelés esprits animaux. Ambroise Paré a défini les nerfs : « Les voies et instruments ou organes de l'esprit animal et des facultés portées par iceux. » Regius a enseigné (Philosophie naturelle, ch. 26, 1. IV) que les nerfs étaient munis de valvules dans toute l'étendue de leur trajet, et Descartes (Traité de l'homme), seulement dans les points où ils se divisent en plusieurs rameaux pour pénétrer dans les muscles. L'opinion que les nerfs étaient creux a même persisté longtemps après la découverte du microscope. Cela tient à ce que les fibres nerveuses examinées, à l’état frais, au microscope, apparaissent comme des cylindres réguliers, elairs et transparents, dans lesquels on distingue «une partie centrale qui devient largement obscure quand on éloigne l’objectif, et de chaque côté une bordure, qui paraît brillante dans les mêmes conditions ». (RANVIER) (1) Aujourd'hui encore, on appelle couramment les nerfs tubes nerveux, malgré l'erreur que consacre cette dénomination (2).

(1) Les fibres nerveuses sont composées : 1° d'un filament central très ténu, chargé de conduire le fluide nerveux (cylindre-axe); 2° d’une gaine isolante formée par une matière grasse (myéline ou moelle des nerfs) entourant ce filament ; 3° d'une enveloppe élastique, transparente, périphérique. La partie obscure des fibres nerveuses examinée au microscope, ainsi qu'il vient d’être dit, répond au cylindre-axe, la partie claire à la gaine médullaire.

(2) Le cylindre fibro-nerveux creux, chargé de conduire au cerveau les impressions visuelles, ne mérite pas (Noy. Organes des sens, Physiologie de la vue) le nom de nerf. L’anatomie de la texture et l'étude du développement du corps humain démontrent péremptoirement que c’est un prolongement du cerveau, le pédicule, qui réunit la vésicule oculaire à la vésicule cérébrale. |

Les esperits animaulx, comme grands coups de poing. Les esperits vitaulx, comme longues chiquenauldes.

En plus des esprits animaux, excessivement subtils, formés dans le cerveau, circulant dans les nerfs et produisant non seulement les mouvements musculaires, mais encore l'imagination, la perception, la mémoire, ete., on a admis, pendant des siècles, des esprits vitaux, plus lourds, moins ténus, « seconds en dignité, » engendrés dans le cœur, et principalement dans le ventricule gauche du cœur, et portés par les vaisseaux dans toutes les parties du corps pour y entretenir la chaleur nécessaire à la vie (1).

Montaigne, Fénelon, Racine fils, Voltaire, Ramazzini, etc., ont fait mention des esprits animaux et des esprits vitaux.

« La véhémence et la tristesse ayant accablé ses esprits vitaux le porta roide mort par terre. » (MONTAIGNE, Essais.)

« Du cerveau qui est la source de tous les nerfs partent les esprits. Ils sont si subtils qu'on ne peut les voir, et néanmoins si réels, et d'une action si forte, qu'ils font tous les mouvements de la machine et toute sa force. Ces esprits sont en un instant envoyés jusqu'aux extrémités des membres : tantôt ils coulent doucement et avec uniformité ; tantôt ils ont, selon les besoins, une impétuosité irrégulière; et ils varient à l'infini les postures, les gestes et les autres actions du corps...

« Par les artères et les veines coule le sang, liqueui douce et onctueuse, et propre par cette onction à retenir les esprits les plus, déliés, comme on conserve dans les corps gommeux les essences les plus subtiles et les plus spiritueuses. Ce sang arrose la chair, comme les fontaines eb les rivières arrosent la terre. Après s'être filtré dans Îles

(1) Voy. Angéiologie et Physiologie de l'appareil génital, p. 230, note 10.

chairs, il revient à sa source, plus lent et moins plein

d'esprits; mais il se renouvelle et se subtilise encore de nouveau dans cette source pour circuler sans fin. » (FÉNELON, Trailé de l'existence et des attributs de Dieu.)

ip Ces esprits subüils, toujours prêts à partir, Attendent le signal qui les doit avertir ;

Mon âme les envoie, et, ministres dociles,

Je les sens répandus dans mes membres agiles.

+ (Race fils, /a Religion, ch. 1.)

«Je ne connais point de plus puissants remèdes pour les maladies de l’âme que l'application sérieuse et forte de l'esprit à d’autres objets. Cette application détourne le cours des esprits animaux. » (VOLTAIRE, Correspondance.)

« Outre les mineurs, tous ceux qui demeurent ou travaillent aux environs des mines sont exposés aux mêmes maladies, puisqu'ils participent aux mêmes exhalaisons métalliques qui épaississent et altèrent les esprits vitaux et animaux dont la nature est éthérée et subüle. » (RAMAZziNt, Maladies des Artisans, trad. de Fourcroy.)

Descartes a décritles voyages de ces corps éthérés, leurs opérations, avec la même précision et les mêmes détails que sil en avait été le témoin oculaire.

Les miracles de la chimie, en séparant, dans le fluide qui nous entoure, le principe respifable de celui qui ne l’est pas, en montrant, dans le gaz respirable, l'agent de la coloration du sang, et, dans la décomposition de l'air par la respiration, la source de la chaleur animale, ontinauguré l'admirable théorie moderne de la calorification animale et mis fin à celle des esprits.

Ceci établi, les deux comparaisons sus-indiquées sont expliquées. Quaresmeprenant était aussi lourd d'intelligence qu'il était débile de corps. (Voy. Angéiologie : Le pouls,

comme nazardes multipliées.)

LE a "+ ES, Sur.

PHYSIOLOGIE. — Dans le prologue du livré 1, Rabelais prévient ceux qui le liront d'avoir « en révérence (1) le cerveau caséiforme (2) qui les paist (5) de ces belles billevesées ». Et, dans le chapitre xix du même livre, Janotus de Bragmardo (4), — « tondu à la césarine (5), vestu de son liripipion à l'antique (6), et bien antidoté l’estomach de cotignac de four et eau beniste de cave (7), » — pérorant in modo et in fiqurä, avec tout lattürail de la dialectique syllogistique pour ravoir les cloches de Notre- Dame, emportées par Gargantua, s'exprime en ces termes : « Un quidam (8) latinisateur (9), demourant près lhostel Dieu, dist une fois, alléguant l'autorité d'un Taponnus (je faulx (10), c'estoit Pontanus) (11), poëte séculier, qu'il désiroit qu'elles fussent de plume, et le batail (12) fust d’une queue de regnard (13); pource qu'elles luy engendroient

(1) Respect, considération, du latin reverentia.

(2) Ressemblant à du fromage, du latin caseus, fromage, et forma, forme.

(3) Les instruit, les entretient.

(4) Comme Marquet, Picrochole, Raminagrobis, Grippeminaud, etc., Janotus de Bragmardo a existé. Le Duchat nous apprend que Vallambert d'Avallon, médecin et poète, a fait des épigrammes contre un certain Janotus, orateur très fatigant.

(5) Chauve. Jules César était chauve et portait ordinairement une couronne de laurier pour cacher sa calvitie. On dit encore aujourd'hui, d'un homme qui a la chevelure courte, qu'il est tondu à la Titus.

(6) Le liripipion était le chaperon des docteurs de Sorbonne.

Jésus! que ung liripium

Auquel nos maistres tant soutiennent Que le Saint-Esprit contiennent Couvre d’horribles malefices.

(Exclamation de la Raison dans la pièce anticatholique portant pour titre Farce des Théologastes.)

(7) L’estomac bien repu de confiture de coings et de vin.

(8) Un certain.

(9) Latiniste.

(10) Je me trompe, du latin fallere.

(11) Excellent poète latin de l’époque, que Janotus traite de poète séculier, épithète de dédain que les pédants appliquaient alors à Virgile et à Horace.

(12) Le battant,

(13) Une queue de renard,

la chronique (1) aux tripes du cerveau (2), quand 1l composoit ses vers carminiformes (3). »

Le ramollissement du cerveau amène la folie. On dit vulgairement d’un imbéeile « qu'il est ramolli ». En prévenant ses lecteurs qu'il avait le cerveau caséiforme, c'està-dire mou comme du fromage, Rabelais a fait à la fois preuve de savoir et de prudence. Il a avancé un fait vrai, créé un néologisme imagé, entré aujourd’hui dans le langage médical (4), ets'est garé de la persécution. Les Sorbonnistes, les Chats-fourrés et Grippeminaud lui-même ne pouvaient s’en prendre à un homme avouant à tout venant qu'il n'avait pas l'esprit lucide.

Le mot fripes, employé par Maître François pour désigner les circonvolutions du cerveau, choquera peut-être

(1) Voy. p. 188, note 5.

(2) Aux circonvolutions cérébrales dont les flexuosités rappellent en petit celles de l'intestin. 2

(3) Carminiformes, en forme de vers, de poème. Vers Carminiformes, pléonasme.

Les habitants de l'île de Ruach € en leurs jardins ne sèment que les trois espèces de anémone. La rue et aultres herbes carminatives, ils en escurent (arrachent) soigneusement. » Certaines plantes de la famille des Renonculacées, notamment le bouton d'or (Ranunculus bulbosus), la Renoncule âcre (Ranunculus acris), la Renoncule scélérate (Ranunculus sceleratus), l’anémone (Anemone pulsalilla), ete., mangées à l'étatfrais parles bestiaux, déterminent dans la panse une production exagérée de gaz, à laquelle il faut remédier souvent par une opération. Quant à la rue, elle irrite également la muqueuse gastro-intestinale, mais cette irritation se traduit principalement par une douleur à l'épigastre, des éructations et des vomissements continus, etc.

Les médicaments qui ont la vertu d’expulser les gaz contenus dans le tube digestif sont appelés carminatifs. Pour quelques linguistes, ce mot viendrait de carmen (chant). Dans le Dictionnaire universel de matière médicale, Mérat et de Lens ont écrit à ce propos : « L'étymologie qui fait venir carminatif de carmen, parce qu’on employait des paroles magiques pour dissiper les flatuosités, quoique assez généralement adoptée, nous paraît au moins ridicule. » J’inclinerais, en effet, beaucoup plus volontiers à croire que carminatif vient de carminare, Qui signifie carder de la laine et, par extension, tirer ce qu'il y a de grossier, purger.

(4) Cabanis, pour ne citer que lui, s'en est servi à plusieurs reprises dans son traité Du Physique el du Moral.

Ris = St

les lettrés délicats. Il n'en est pas moins absolument exact, tant au point de vue anatomique qu’au point de vue physiologique. Les circonvolutions cérébrales ressemblent en petit aux circonvolutions intestinales. Les unes sont les organes essentiels de la pensée qu'elles digèrent comme les autres digèrent la nourriture. Que ces circonvolutions soient le siège d’une maladie aiguë ou chronique, la pensée en jaillit moins brillante et moins belle avec son caractère d’immortalité (1).

Le moindre labeur intellectuel provoque un afflux de sang vers la tête. Qu'on plonge le bras dans un vase, finement gradué, contenant de l’eau, et qu'on se donne la peine de résoudre la plus simple des équations algébriques, on verra presque aussitôt le niveau de l’eau baisser dans le vase. Une partie du sang du bras immergé s’est portée au cerveau pour mettre en œuvre les combustions cellulaires nécessaires aux fonctions de l'intelligence.

— Apprenez-moi, demandait un philosophe à Voltaire, sil ny apas une égale quantité de mouvement dans le monde ? |

— C'est, lui répondit l'ermite de Ferney, une ancienne chimère d'Épicure renouvelée par Descartes.

Eh bien! cette chimère est devenue, grâce à Carnot (2), à Mohr, à Séguin, à Mayer, à Béclard, à Hirn, à Lombard (de Boston), à Schiff, à Mosso, à Luys, etc., une des bases de la physique et de la physiologie. Tout travail physiologique, comme mécanique, est mesuré par la différence de température entre la chaleur avant le travail

(1) Montaigne a dit de même dans ses Essais : « Notre esprit se constipe en vieillissant. »

(2) C'est un ingénieur dont le nom est à bien des titres glorieux pour la France, Carnot, qui, en 1824, a formulé le premier théorème de la thermodynamique. Avant lui, on ne soupçonnait aucune relation entre le travail d’une machine et la chaleur qu’elle consomme. On ne savait même pas que le travail consommait de la chaleur.

et la chaleur après le travail (1). Ainsi qu'on peut s'en rendre compte au moyen d’un thermomètre placé en dehors du crâne, la température du cerveau croît en même temps que sa circulation, dès qu'il fonctionne. La congestion du cerveau pendant un effort intellectuel a été notée par Rabelais : |

« Contemplez, dist Rondibilis, la forme (2) d’un homme attentif à quelque estude, vous voirrez en luy toutes les artères du cerveau bandées, comme la chorde d’une arbaleste, pour lui fournir dextrement (3) esperits suffisants à emplir les ventricules du sens commun, de l'imagination et appréhension (4), de la ratiocination (5) et résolution, de la mémoire et récordation (6); et agilement courrir de l’un à l'aultre par les conduicts manifestes (7) en anatomie, sus la fin du rets admirable (8), onquel (9) se terminent les artères, lesquelles de la sénestre armoire (10) du cœur prenoient leur origine, et les esperits vitaulx affinoient (11) en longs ambages, pour estre faicts animaulx. »

Les anciens anatomistes n'étaient pas d'accord sur la région du cerveau où s’opérait la transformation des esprits vitaux, engendrés dans le cœur et chargés de la conservation de la chaleur vitale, en esprits animaux nécessaires au

(1) Qu'il s'agisse d’une machine, d'une planète, d’un muscle ou du

cerveau, la loi qui régit leur mise en œuvre, loi de la conservation de la force, est la même.

(2) L'apparence, l'attitude.

(3) Rapidement.

(4) Compréhension, du latin apprehensio.

(5) Raisonnement, du latin ratiocinatio:

(6) Souvenance, du latin recordatio.

(7) Apparents, du latin manifestus.

(8) L'hexagone artériel de Willis.

(9) Dans lequel.

(10) Ventricule du cœur.

(11) Purifiaient. Je rappelle que Rabelais a écrit ailleurs (Dédicace au cardinal de Chastillon, 1. IV) : « Sans vous m'estoit le cœur failli (sans vigueur, qui fault) et restoit tarie la fontaine de mes esperits animaulx, » |

mouvement et au sentiment. Pour P. Laurembergius et D. Sennert (/nstitut., |. I, ch. vu), c'était dans les sinus de la faux du cerveau; pour Descartes (Traité de l’homme, 1. I), dans la glande pinéale; pour F. Sylvius (Dispulat. h, thes. 18), dans les artères situées à la surface du cerveau et du cervelet ; pour Bauhin, Hoffmann, Æmilius, Parisianus, etc., dans le tissu du cerveau; pour And. Du Laurens, Riolan, Regius, L. Mercatus, dans les cavités des ventricules du cerveau, du sang artériel le plus chaud qui s’exhale du plexus choroïde ; pour les Arabes, dans le ventricule moyen seulement qu'ils ont appelé, pour cette raison, très principal, principalissimum ; pour d’autres, enfin, dans le plexus choroïde. Quant à Galien, 1l a enseigné tour à tour, comme And. Du Laurens, Riolan, etc., que la transformation des esprits vitaux en esprits animaux s'opérait dans tous les ventricules du cerveau et, comme les Arabes, que cette transformation s’opérait uniquement dans le ventricule moyen. (Voy. GALIEN, De Usu partium, 1. VIT, ch. vur; De Locis affect., i. III, ch. vis, et De Decret. Hippocralis el Platonis, 1. VIF, ch. nr.) Rabelais, plus éclectique encore, a placé le lieu de naissance des esprits animaux dans l’hexagone artériel de Willis, les branches artérielles qui le conti nuent et les ventricules cérébraux.

Une alimentation insuffisante de longue durée cause dans l'organisme des désordres profonds caractérisés par des hallucinations de la vue-et de l’ouïe, la. perte plus ou moins complète du sommeil, une exaltation délirante suivie d'abattement et de stupeur (1). Ces effets d'une abstinence prolongée ont été admirablement décrits par le philosophe et physiologiste Rabelais. « Bien, croi-je, a-t-1l noté (1. III, ch. xu1), l'homme replet (2) de viandes et cra-

(1) La mort par inanition est horrible. Le supplice d'Ugolin n'est pas le moins épouvantable des supplices de l'enfer du Dante. (2) Gorgé, du latin repletus.

pule (1), difficilement concepvoir notice (2) des choses spirituelles (3) : ne suis toutesfois en l'opinion de ceulx qui, après longs et obstinés jeusnes, cuident (4) plus avant entrer en contemplation des choses célestes. Soubvenir assez vous peult comment Gargantua mon père (lequel par honneur Je nomme) nous à souvent dict les escripts de ces ermites jeusneurs, aultant estre fades, jejunes (5) et de maulvaise salive (6), comme estoient leurs corps, lorsqu'ils composoient ; et difficile chose estre bons et sereins rester les esperits, estant le corps en inanition, vu que les philosophes et médicins afferment les esperits animaulx sourdre, naistre et praticquer par le sang artérial purifié et affiné à perfection dedans le rets admirable, qui gist sous les ventricules du cerveau (7). Nous baillant (8) exemple d’un philosophe, qui, en solitude pensant estre et hors la tourbe (9), pour mieux commenter, discourir et composer, ce pendent toutesfois autour de luy abayent les chiens, urlent les loups, rugissent les lions, hannissent les chevaulx, barrissent (10) les éléphants, sifflent les serpents, braislent les asnes, sonnent les cigales, lamentent les tour-

(1) De vin. Plenus crapulæ (Liv), Crapulæ distentur (ApuL.). Dans le chapitre xxx1v du livre V on lit encore : «Les pontifes, et touts personnages, qui s’'addonnent et dédient (se consacrent, se vouent, du latin dedicare) à contemplation des choses divines, doibvent en tranquillité leurs esperits maintenir, hors toute perturbation de sens : laquelle plus est manitestée en ivrognerie, qu'en aultre passion, quelle que soit. »

(2) Concevoir, du latin concipere, concevoir, et notitia, notion, idée.

(3) De l'intelligence, du latin spirilus.

(4) Croient, du latin credere.

(9) Vides, creux, du latin jejunus.

(6) Pour les propriétés nocives attribuées à la salive de l’homme à jeun, voy. Appareil digestif : La salive, comme une navelle.

(7) Voy. Angéiologie : Le rels admirable, comme un chanfrein.

(8) Nous donnant, nous proposant.

(9) De la foule, du latin {urba.

(10) Barri, cri de l'éléphant ; barriquer, crier comme un éléphant. On appelait autrefois l'éléphant barre aux Indes orientales; et c'est vraisem-

blablement de ce mot qu'est dérivé le nom barrus, que les Latins ont donné à ce pachvderme.

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terelles, c'est-à-dire, plus estoit troublé, que s'il fust à la foire Fontenay ou Niort; car la faim estoit au corps pour à laquelle remédier, abaye l'estomach, la vue esblouit, les vènes succent de la propre substance des membres carniformes (1), et retirent en bas cestuy esperit vagabond, négligent du traictement de son nourrisson et hoste naturel, qui est le corps : comme si l'oiseau, sus le poing estant, vouloit en l’aer son vol prendre, et incontinent par les longes seroit plus bas déprimé (2). »

Près de l'île de Ganabin (3), frère Jean envoie Panurge « à toutsles diables qui luy puissent anatomiser la cervelle eten faire des entommeures ». Ce qui précède prouve que cette exclamation n'est pas une simple boutade de Maître François, qu'il a dû « anatomiser » la cervelle et en faire maintes coupes pour Savoir :

1° Que cette masse d'apparence pulpeuse, qu'on a cru primitivement tenir le milieu entreles liquides etles solides, est aussi merveilleuse dans la délicatesse et dans l’artfice de sa structure que dans la sublimité de ses fonctions;

2 Qu'il y a, jusqu'à un certain point, une corrélation entre l'intégrité et la quantité de la masse encéphalique et l'intelligence ;

30 Que la circulation cérébrale est plus active pendant un travail inteliectuel; 3

4° Qu'un travail intellectuel est rendu difficile, sinon impossible, quand l'alimentation est insuffisante ou trop abondante.

Les mouvements du cœur sont régis par le système nerveux. Toutes les fois que, pour une cause quelconque telle que la crainte, la douleur, la joie, etc., l’influx des

(1) Formes de chair, du latin carnis, chair.

(2) Rabaisser, du latin deprimare.

(3) L'île des voleurs, en hébreu. L’Angleterre, selon M. Ducrot. (Ducror, loc. cit. suprà, p. 22.)

centres nerveux sur le cœur cesse, diminue ou augmente, la mort peut survenir.

Dans l'épopée pantagruélique, 1l est question de divers personnages qui ont fini ainsi leurs jours, mais dont Rabelais a attribué, avec Galien, la mort à la « résolution des esperits vitaulx » dans le cœur.

« Tout ainsy le cœur, par Joye excellente, est interiorement espars, et patit manifeste résolution (1) des esperits vitaulx : laquelle tant peult estre accrue, que le cœur demoureroit spolié de son entretien, et par conséquent seroit la vie estincte par ceste péricharie (2), comme dict Galen, /. XII Method., libro V de Locis affectis, et libro IT de Symplomalôn causis (3). Et comme estre au temps passé advenu tesmoignent Marc Tulle, Zbro | Quæstion. Tuscul., Verrius, Aristoteles, Tite Live, après la bataille de Cannes, Pline, lib. VII, cap. xxxn et Lui, À. Gellius, /b: I[Pxvet aultres; à Diagoras Rhodien (4), Chilon (5), Sophocles (6),

(1) Et souffre de la diminution des esprits animaux. « Le cœur est un viscère noble et royal duquel se répand continuellement de toutes parts dans les parties généralement de tout le corps une liqueur vitale avec une chaleur perpétuelle qui y entretient la vie; de laquelle, lorsque ces parties en sont, pour si peu de temps que ce soit, privées, elles tombent et meurent. » (DIEMERBROECK, loc. cit. suprà, t. II, p. 63.)

(2) Joie excessive, du grec r:prydoerx.

(3) Voici les textes de Galien relatifs à l’action de la joie sur le cœur : « Chez beaucoup la joie, la colère provoquent une lipothymie subite. »

(Méthode thérapeutique.) — « La mort suit toujours les dyscrasies du cœur, car, si le cœur est vicié, toutes les parties du corps sont atteintes en même temps. » (Des Lieux affectés.) — « La crainte, dont les effets

sur le cœur sont semblables à ceux de la joie. » (Des Maladies.)

(4) Diagoras, étant déjà avancé en âge, se rendit à Olympie avec ses deux fils, Damagète et Aculisaüs. Ceux-ci, ayant été vainqueurs aux jeux prirent leur père dans leurs bras et le portèrent au milieu de l'assemblée, qui l’accueillit par des acclamations enthousiastes ; un Spartiate qui assistait à cette scène s'écria pour exprimer le haut degré de gloire que Diagoras avait atteint : « Meurs, Diagoras, car tu ne peux pas espérer de monter au ciel. » (LAROUSSE.)

(6) Chilon, l'un des sept Sages de la Grèce, mourut de joie, dit-on, en embrassant son fils couronné aux jeux Olympiques (BouiLLerT).

(6) Sophocle mourut de joie en remportant le prix de tragédie (PLINE).

Dionys (1), tyran de Sicile, Philippides (2), Philemon (3) Polycrate (4), Philistion (5), M. Juventi (6), et aultres qui moururent de joye (7) ! »

AE TE Le Supplementum supplementi chronicorum (8) dict que Gargamelle mourut de joye au chasteau de Grandgousier (9). »

Certains poisons amènent également la mort en agissant sur les nerfs du cœur. Parmi eux, Rabelais a signalé le safran. « Étcomme dict Avicenne, in 2 canone, et libro de Viribus cordis, du zaphran, lequel tant esjouit (10) le cœur qu'il le dépouille de vie si on en prend dose excessive, par résolution (11) et dilatation superflue (12). »

(1) Denys le père trépassa, après avoir obtenu le prix de poésie (Dro- DORE DE SICILE).

(2) Philippide, poète comique athénien, mourut de joie en apprenant un succès dramatique (LAROUSSE).

(3) Rabelais s’est appesanti ailleurs (1. IV, ch. xvrr) sur la manière dont Philémon est mort. « Philomenes, auquel son valet pour l'entrée de disner ayant appresté des figues nouvelles, pendent le temps qu'il alla au vin, un asne c.. esgaré estoit entré on logis, et les figues apposées mangeoit religieusement..Philomenes survenant, et curieusement contemplant la grace de l’asne sycophage (mangeur de figues), dist au valet qui estoit de retour : « Raison veult, puisqu'à ce dévot asne as les figues abandonné, que pour boire tu luy produises de ce bon vin qu’as apporté. » Ces paroles dictes, entra en si excessive gayeté d’esperit, et s’esclata de rire tant énormément, continuement, que l'exercice de la ratelle lui tollut toute respiration, et subitement mourut. »

(4) Polycrate, ou mieux Polycerite, est le nom d’une femme que la Joie tua, au dire d’Aulu-Gelle (D' BRÉMoOND).

(o) Le poëête Philistion mourut pour avoir trop ri (Surpas).

(6) Juventi est mis pour Juventius. « Manius Juvenius, Thalva, consul, mourut en sacrifiant. » (PLINE, Hist. nat., VII, 53-54.)

Val ;:ch: x:

(8) Supplementum chronicorum, abrégé d'histoire de Philippe de Bergame.

DORA, Ch° xxxvIt

(10) Rend heureux, réjouit.

(11) Affaiblissement, paralysie, du latin resolutio.

(12) Avicenne a défini ainsi le safran: « Crocus. — Venena. Dicilur quod tres aurei de ipso interficiunt lætificando. Le safran est appelé poison parce que trois aureus (pièces d’or) de cette substance tuent en réjouissant. » (AVICENNÆ Arabum medicorum principis ex Gerardi Cremonensis versione, Veneliis, MDGVIIT, p. 290.)

Au moyen âge, comme aujourd'hui, le safran, — Crocus salivus, plant de la famille des Iridées dont les stigmates sont seuls employés, — se trouvait dans toutes les apothicaireries.

« Au Mans, dist Eudemon, François Cornu, apothécaire, avoit en cornets emploicté (employé) unes extravagantes frippées, je désavoue le diable, si tout ce qui dedans fut empaqueté, ne fut sus l'instant empoisonné, pourri et gasté : encens, poivre, girofle, cinnamome, zaphran, cire, espices, casse, rheubarbe, tamarins ; généralement tout, drogues, guogues et senogues. » (L. IV, ch. zrr.) |

Gogues et senogues pour agogues et xénagogues, purgatifs.

Extravagantes, constitution des papes ajoutée au corps du droit canon.

Le safran est toujours d’un prix très élevé, et cela se conçoit puisque M. Pereira a calculé qu'il ne fallait pas moins que les stigmates de 79.200 fleurs pour fournir 500 grammes de safran.

RGICALE

— = En (es, de

La science pure précède toujours la science appliquée ; l'une est la source vive de l’autre. À côté de l'anatomie descripliwe, il ya l'anatomie topographique, chirurgicale ou des régions, qui décompose le corps humain en un certain nombre de régions dont, à lafaçon dela géologie, elle étudie successivement, en procédant de la superficie à la profondeur, les rapports des couches superposées et les différents éléments qui entrent dans la constitution de chacune de ces couches ; l'anatomie qui donne au chirurgien l'audace d’aller chercher, à travers des parties dont la lésion serait dangereuse ou mortelle, le vaisseau qu'il faut lier, la tumeur qu’il faut extirper.

Rabelais a eu des connaissances aussi étendues en anatomie chirurgicale qu'en anatomie descriptive. Pour en être convaincu, il suffira de refeuilleter avec moi les cinq livres de l'OŒEuvre du Maître.

Dans le grand débat «entre les fouaciers de Lerné et ceulx du pays de Gargantua », Forgier « jecta à Marquet (1) un gros tribard (2) qu'il portoit soubs son aisselle, et l’atteinet

(1) I était de Lerné et beau-père de Picrochole ou Gaucher, médecin de Madame de Fontevrault. (Voy. Aupicer, les Héros de Rabelais, p. 8.) (2) Bâton court et massif des gens de peine.

par la joincture coronale (1) de la teste, sus l’artère crotaphique (2), du costé dextre (3).: en telle sorte (4) que Marquet tombit (5) de dessus sa jument, mieulx semblant homme mort que vif. » |

L'artère temporale ou crotaphique est exactement en rapport avec la jointure coronale ou suture fronto-pariétale, et les coups portés sur la tempe sont presque fatalement mortels.

Au sac de l’abbaye de Seuillé, frère Jean, « frappant à lors et à travers à la vieille escrime (6). És (7) uns escarbouilloit (8) la cervelle, és aultres rompoit bras et jambes, és aultres deslochoit (9) les spondyles du col (10), és aultres démoloit (11) les reins, avaloit le nez, poschoit les yeulx, fendoit les mandibules (12), enfonçoit les dents, descroulloit (13) les omoplates, sphacéloit les grèves (14),

(1) Suture fronto-pariétale.

(2) L’artère de la tempe, du grec 2507a20:, tempe. (3) Du côté droit.

(4) De telle sorte.

(2) Tomba.

(6) « Sans toutes les façons inventées par les maîtres d'armes.» (LE DUCHAT.)

(7) Aux.

(8) Réduisait en bouillie.

(9) Disloquait.

(10) Les vertèbres du cou, les vertèbres cervicales.

(11) Démolissait, cassait.

(12) Les mâchoires, du latin mandibula.

(13) Désarticulait.

(14) Meurtrissait les Libias au point d'amener leur gangrène. Dans un

ouvrage de Ch. Estienne, imprimé à Paris, én 1546, par Simon de Colines, et intitulé : La Disseclion des parties du corps humain, les deux os de la jambe sont représentés (p. 10), le péroné avec cette indication : le petit focile de la jambe; le tibia, avec celle-ci : le gros focile de la jambe ou grève. A la page 13 du mème ouvrage on retrouve un dessin du tibia accompagné de ces mots : la grève de la jambe. On donnait également autrefois le nom de grève à l’armure qui protégeait Ia jambe.

desgondoit les ischies (1), débécilloit les focilles (2).

« Si aulcun (3) saulver se vouloit en fuyant, à icelluy faisoit volerla leste en pièces par la commissure lambdoïde (4). |

« Et si personne tant fut esprins (5) de témérité qu'il luy voulust résister en face, Ia montroit-il la force de ses musceles.Carilleur transperçoitla poictrine parle médiastin (6) et par le cœur; à d'aultres donnant sus la faulte des costes (7), leur subvertissoit (8) l'estomach, et mouroient soubdainement ; és aultres tant fièrement (9) frappoit par le nombril, qu'il leur faisoit sortir les tripes; és aultres parmi les c... perçoit le boyau c... »

Le rectum n'est, en effet, séparé des bourses, qui contiennent les glandes génitales, que par quelques muscles et quelques aponévroses et le bas-fond de la vessie. Un coup porté de haut en bas, et d'avant en arrière, peut léser les testicules, la région périnéale antérieure et la partie inférieure du rectum sans atteindre la vessie.

Tripet voulut traîtreusement fendre de son épée la cervelle de Gymnaste, mais celui-ci « estoit bien armé, et de cestuy (10) coup ne sentit que le chargement (11); et soubdain se tournant, lança un estoc volant (12) audict Tripet, et ce pendent (13) qu'icelluy se couvroit en hault,

(1) Faisait sortir les hanches (i57tov) de leurs gonds, luxait les fémurs.

(2) Disloquait, déboîtait les jambes et les avant-bras (focilia).

(3) Si l’un d'entre eux.

(4) La suture occipito-pariétale du crâne, encore nommée suture lambdoïde parce qu'elle ressemble au lambda grec (x et ex, forme).

(5) Pris, rempli.

(6) Le, médiastin antérieur qui contient le cœur.

(7) Au défaut des côtes, dans les espaces intercostaux.

(8) Leur déchirait.

(9) Hardiment, fortement.

(10) Ce.

(11) La charge, le poids, le coup.

(12) « Court bâton ferré, de l'allemand s{ock, bâton » (L BARRÉ).

(13) Pendant le temps que.

lui tailla d'un coup l’estomach, le colon et la moitié du foie. »

«Peut-on, d’un coup, dit M. le D' G. Brémond, toucher les trois organes cités, et dans l’ordre indiqué ? — Parfaitement, pourvu qu'on divige larme un peu de bas en haut, direction qui est indiquée par l’auteur ainsi : « icelluy se couvroit en hault (1). »

Frère Jean, gardé par deux archers, « tira son bracquemart (2), et en ferut (3) l’archier qui le tenoit à dextre (4), luy coupant entièrement les vènes Jugulaires et artères sphagitides (») du col, avecques le gargaréon (6), jJusques és (7) deux adènes (8) : et retirant le coup, luy entre-ouvrit la mouelle spinale (9) entre la seconde et tierce vertèbre (10) : là tomba l’archier tout mort. »

L'archer de gauche épouvanté se rend à discrétion :

« À touts les diables, dist le moyne.

« Lors d'un coup fui tranchit la teste, luy coupant le test (11) sur les os pétreux (12), et enlevant les deux os bregmatis (13), et la commissure sagittale (1/4), avecques grande

(1) D' BrÉMOND, loc. cit. suprd, note 120 fer.

(2) Épée courte et large qu'on portait autrefois le long de la cuisse,

outelas. Du grec Boayeta payatpa, courte épée.

(3) En frappa, du latin ferire.

(4) À droite.

(5) Les artères de la gorge, les carotides, du grec coayk, gorge.

(6) La luette, encore appelée columelle et gargaréon, du grec yapyapeu, et par extension gorge, gosier, yapyap{w, gargariser.

(7) Jusqu’aux.

(8) Adène n’a pas ici le sens qu'il avait précédemment (Voy. Anat. descript., Appareil circulatoire : Les adènes, comme une serpe) et veut dire amygdale, du grec aèrv.

(9) La moelle allongée, le bulbe rachidien.

(10) La seconde vertèbre cervicale ou axis et la tros vertèbre cervicale.

(11) Le couvercle du crâne, du latin Zeslum.

(12) Voy. Anat, descript., Ostéologie : Les os pétreux, comme un plumail.

(13) Les deux pariétaux, du grec fpéypæ, Bpéyuatos, la partie supérieure de la tête.

(14) La suture pariétale ou sagittale, du latin sagitta, parce qu'elle ressemble à une flèche. |

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