PÈRE DE PANTAGRUEL
Rabelais, dans le prologue du premier livre, engage le lecteur à ne pas juger ses ouvrages sur leur apparence frivole, mais à en pénétrer le sens profond et la haute sagesse. Certains commentateurs n'ont que trop suivi ce conseil. Avant de s'ingénier à trouver des allégories auxquelles Rabelais n'a jamais pensé, ils auraient dû mieux lire la fin du prologue, où l'auteur se moque spirituellement de ses annotateurs futurs. 11 faut cependant reconnaître qu'aucun des livres de Rabelais n'est plus sérieux que le premier. C'est là que sont le plus nettement exposées ses idées sur l'éducation, sur le gouvernement des Etats, et la bouffonnerie tient dans ce livre assez peu de place.
PAGES CHOISIKS DE RABSLAIS. 1