‹ RabelaisChapitre 25 sur 89 · PAR CONSEIL PRÉCIPITÉ, LE MIRENT AU DERNIER PÉRIL · texte numérisé non relu

PAR CONSEIL PRÉCIPITÉ, LE MIRENT AU DERNIER PÉRIL

Les fouaces détroussées, comparurent devant Picrochole les ducs de Menuail, comte Spadassin et capitaine Merdaille, et luy dirent : « Sire, aujourd’huy nous vous rendons le plus heureux, plus chevaleureux prince qui onques fust depuis la mort d’Alexandre Macedo (de Macédoine). — Couvrez, couvrez vous, dist Picrochole. — Grand mercy, dirent ils, sire; nous sommes à nostre devoir. Le moyen est tel. Vous laisserez ici quelque capitaine en garnison, aveo petite bande de gens, pour garder la place, laquelle nous semble assez forte, tant par nature que par les rempars faicts à vostre invention. Vostre armée partirez (2) en deux, comme trop mieulx l’entendez. L’une

(1) Mêlé d’eau.

(2) Diviserez.

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