‹ Rabelais et ses œuvresChapitre 107 sur 157 · LE STYLE DE K1B1LAJ · texte numérisé non relu

LE STYLE DE K1B1LAJ

pez, fricassex, grisiez, transonnez, crucifiez, bouffiez, escarbouiliez [écrases], escartelez, debezillez [mettes en pièce*]* delûnguandez, <car>oun*)ez ces ntesobans hereti<tws Deonetalifuges t Decretalicides, pires qu'homicides, pires que parricides, àecretalictones [tueurs de âécrétales] du diable (IV, 68).

Il *ii»e aussi à accumuler les participes avec kuiB çomplémenU :

Ainsi fut par Hercules tout le contient possédé , les hu« nahu soulageant 4ee monstres oppressions, exactions, tyrannies; en bon traJotement les gouvernant, on équité et justice les maintenant , en bénigne pettee et isix convenantes à Paasiette des contrées les instituant, suppléent à oe que defnaioii, ee que «abondait avalluant [retranchant! et pardonnant tout le pansé, «vos oubKance seapftemlle do toutes les ofensoe précédentes, comme estoit la nmnestle des Athéniens, lorsque furent parla prouesse et industrie deThrasibulue les tyrans exterminé* (II) 1).

lly» dans te prologue du troisîèw livre un» y^ritoWi <wg» 4*1 wta, mitotfwtfife ot Yfrbe* ;

Quand PVUppe, roy 4e Maeeâente, estaepfJat assiéger et rsunev CevinChe, les Corinthiens, parleurs espions *d*ertis que contre oulx il venoit en grand avroy et exercite numéraux; tous f eurent «on à tort espouvantés , et ne feurent néfMgena soy soigneusement mettre ehasoun en ottoe et débvoir, pour à spn hostile Tenue résister et lent Tille défendre, Les uns des champs es forteresses retiroient meubles, bestaiL, grains, 14ns» fratots, riptaaiUes *t mnnUÉeas nfiosssafcns.

Voili sopt ftutattntif3 dépendant d'un wuï Tçrbe, itMfltwMftt fltap* Tarte w avoir «on wwlfowt:

Les aultres remparoient murailles, dressoient bastions, esquarroient raTelins , envoient fossés ,. escuroient contremines, gabionnoient défenses, ordonnaient ttktesftrsjee» Tidoient chasmates, rembarroient faulses brayes, erigeoieut cavaliers, ressapoient contrescarpes, endnisolent courtines, produisoient moineaulx, talluoient parapetes, enclavaient bârbaca-

ACCUMULATION DE VEBBEB. 891

nés, asseroient madhteotts, renouoient herses ïamurinesques et cataractes, assoyaient sentinettes, forissoient patrouilles.

Pour éviter la monotonie tant en conservant son émmémàiÊ* , Paotear va quelque yen wisr.sa phrase, et mélanger les deux formes employées jusqu'ici:

Chascun estoit an guet, chaactm portait la hotte.

Les uns polissoient corselets, veraissoient alftcrets, nettoyoient bardes, chanfrains, aubergeons, brigandine* salades, armetz, capelines, bavieres, morions, mailles, jazerans, brassais, tassettes, goussets, guorgeris, hoguine* plastrons» lamine*, haulberts, pavoys, boucliers, caliges, grèves, solerets, espérons. Les aultres apprestoient arcs, fondes, arbalesfces, glands, catapultas, phalarices, micraines, pots, cercles et lances à feu; batistes, scorpions et aultres machines belliques, repugnatoires, et destructives des belepolides. Aiguisoient vouges , piques, rançons, hallebardes, hanicroches, volains, lances, ases guayes, fourches fières, pertuisanes, genitaires, massues» hasches, dards, dardélles, javelines, javelots, espieux. Affîloient cimeterres, brands d'acier, badelaires, paffuz, éspées, verduns, estocs, pistolets, virolets, dagues, mandousianes, poignards, coulteanlx, allumelles, raillons. Chascun exerçoit son penard, chascun desrouflloit son braquemard.

L'explication des mots fui entrent dans cette éMunération nous mènerait tsop loin et noua détonnerait 4e nette bat. L'auteur a rassemblé ici tout ce qu'il a pu trouver de noms d'armes et d'engins militaires :

Mousquet, poignard, épée ou tranchante on pointue, Tout est bon, tout va bien, tout sert pourvu qu'on tue.

(Voltaire, la Tactique.)

Poursuivons; nous allons maintenant voir défiler devant nous le bataillon des verbes, avec complément quelquefois, isolée le plus souvent, c'est-àdire avec le complément U placé en avant

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