‹ Rabelais et ses œuvresChapitre 113 sur 157 · LE STYLE DE BABELAIS · texte numérisé non relu

LE STYLE DE BABELAIS

Il nous trace en phrases analogues le portrait de Quaresme-prenant.

Cas estrange. Travailloit rien ne faisant : rien ne iaisoit travaillant. Rioit en mordant, mordoit en riant. Rien ne mangeoit jeûnant, jeunoit rien ne mangeant. Orignotoit par soubçon, beuroit par imagination, ete. (IV, 92).

Ces aortes de tournures reviennent très fréquemment. En général, Rabelais fait un grand emploi des participes présents :

Democrite estoit heraclitûsaat et Heraclite démocratisant représenté (I, 2).

Ceci nous conduit aux jeux de. mots dont Rabelais est fort prodigue. Nous n'en citerons que quelques-uns.

Gentilhomme, Jean pille homme.

N'hasardons rien à ce que nous ne soyons nasardés (III, Prologue).

Dans les phrases suivantes, il n'y a que des rapprochements de sons :

Je pareillement, quoique je sois hors d'effroy, ne suis toutes ibis hors d'esmoy, de moy Toyant n'estre fait aucun prix digne d'œuvre (IM&).

Le grand Dieu fit les planètes et noua faisons les plate nets. L'appétit rient en mangeant, la soif tfen va en benvant ffi «■

Ce qui suit est une imitation française de la phrase macaronique sur les cloches : Omni* clocha clochàbïUs, etc.

Un bon esmoucheteur qui en esmouchetant continuellement esmouche de son mouchet, par mousches jamais esmouché ne sera (II, 16).

Le sel des phrases suivantes est dans l'accumulation des g.

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Lee Fanfrekrches antidote* forent trotfftM.4Areç la généalogie de Gargantua, dans ^'luaf"

ua gros* gras, graid* gris, J0I7, petit, moîs*iKfe*i)pt*fc mais bob mien, «tant que roses fl, 1). > uiad ub oiéq

Do costé de ht Trans»ontaiie advol* un giih^cAta^^ gris pourceau, ayant aisles longues et amples c&iw #6tR les aisles d'un moulin à vent (IV, 41).

Le mot vivat , qu'il vive , se trouve tra^fonné par Epistémon en bibat, qu'il boive 1 Mum** " Vivat, fïfat, pipat, bibat (IV, 53). *61*!* ***"*[

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