‹ Rabelais et ses œuvresChapitre 116 sur 157 · MOTS ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

MOTS ÉTRANGERS

Mkhekt a'exprâae ainai aa sujet de la langue de Rabelais iHktome de Fromee. La Réforme, chapitre XIX.)

[Ghea M) la langue française apparat dans ont grandeur qu'ctte n'a jssnefs eae, ni aarani ni après. On l'a dit justement : ce que Dante liait fiât pour l'italien, Rabelais l'a fait pont notre langue. Il en a employé et fonda tous les dialecte», les éléments de tout siècle et de toute province que lui donnait le moyen âge, en ajoutant encore un monde dVxpresaons techniques, que fournissait les sciences et les arts: Un antre succomberait* cette variété immense. Lui, il harmonise toutL'antiqprté, surtout le génie grec, la connaissance de toutes les langues modernes» lui permettent d'envelopper et dominer la nôtre.

Majestueux spectacle. Les rivières', les ruisseaux de cette langue, reçus, mêlés en lui, comme en un lac y prennent un cours eemnun , et en sortent ensemble épurés. II est dans l'histoire littéraire ce que» dans la nature, sont les lacs de la Suisse, mers d'eaux vires qui, des glaciers* par mille filets s'y réonisôent pour en sortir en fleuve, et s'appeler la Reuss, ou le Rhône, ou le, Rhin.

Sainte-Beuye n'admire pas moins la langue de Rabelais.

Son français, dit-il, malgré les moqueries qu'il fait des latinisants et des grécisatUê d'alors» est encore bien rempli et comme farci des langues anciennes ; mais il l'est par une sorte de nourriture intérieure, sans que cela rai semble étranger, et tout* dans sa bouche, prend l'aisance du naturel, de la familiarité et du gesse. Ches Un', comme che* Aristophane, bien que plu* rarement» on distinguerait des parties pures, charmantes, lucides et véritablement poétiques.

Et il cita à ce propos la pansage sur l'étude, qu'en a pu Ht* page 42 de notr^premief volume.

XVJI.

De l'Atfkiajte s'eefc amusé à dresser la liste des mots empruntés par Rabelais an grec et au latin,

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