LA LANGUE DE BABELAIS ET LES CRITIQUES
qui ne rentraient pas dans la tangué <<*mrailtèîâe ion temps. Ce glossaire comprend »2 note latins et 517 mots grecs; mais parmi ces mots latins et grecs nous en trouvons beaucoup qui, s'ils étaient nouveaux au XVI* siècle, n'en ont pas moins passé dam la langue usuelle du XIX\ Tels sont, pour le fatin : adjutfcr, alluvi.on, ambage, ardu, aulique, béat, besicles, blatte, caotilèna, concussion, dévot» discourir, dispenser, durer* explorer, etc. .
Et poot le grec: anomal; anfchraette, canon (règle), cataclysme, chiromancie, cymaise, cynocéphale, diaphragme, diastole, gympaste, haiot, isthme, lambdoïde, etc., etc* . ,
Bafcelais fait aussi -quelques emprunts au* langues voisines. Il a des mots italiens, allemands, anglais et nombre de mots arabes et hébreux; mais quand il s'en sert, il les explique; il n'est, jamais pédant et prétentieux comme l'école de Ronsard; même lorsqu'il emploie des mots étrangers, sa plume est toujours française.
Sous ce rapport cependant il y a une question que Ton peut se peser.
Le XVI* siècle met fin uux Kttératewa diabetalés; l'invention de Fftnptimerie, ta rapide pre|>agation des livres, la paix qui s'établit en France, un gouvernement fplus fort e* eentraHeateat amènent la constitution d'une langue générale. Uj aura bien encore un peu de gascon flans Montaigne; Calvin et son école auront aussi leur langage un peu terne* le style réfugié; Cepfuèant ou receonaltra plutôt la province de l'écrivain à Jota humeur, à sq$ croyan-
DAHS QUIL DIALECTE IL A ACIIT. 409
0» roUgiUMM, fufe mu Irtgmfl II h> a ptae 4e dialectes à cette ét>o«ns, la fusion tfest opérée il y a «ne langue française.
Mats Rabelais eut s* lu Haute de* deiti âgevct il y a liée <è'éaaaâner ti etftte langue si abondante, si pMtigfeuseaieiit riébt, « fitftarcaliue, ne ^.rattache pas à Ban.4es»diaieclaB principaajc delabpfue d'o«.
On a«it que Fallot, le premier Qui ae luit eeéupé de ostte qwfetifr^ ea étodieat ttiautiausement les papiers eooasriés dans chaqac totalité encore ptne que les Unes, a divisé ea teats et quatre section* prucipales le domaine de la langue française da moyen, âge : le bourguignon, le normaad et le picard, *deat Je point de jonction et de fusion .était l'Ile»de~Ffaace et Paria. La picard réglait au Nord, jusque dans la Belgique; le noi?nand an NerdOnest, jusque dans la Bretagne; le baurguigaon à ÏÏBst et au Bué, jmqa'ee Baisse; ffeet dn aonnand queaeus viennent nés imparfaits ea ai* et du bourguignon que aoas avons reçu la conjugaison en oit et toutes h» larmes de nos * erbes où la syllabe oi domine. Il y a tel verbe, as$enr, par enenple, qui a conservé sa deubèe forme: bourguignonne, je m'assois, et netmânde, je m'aaâiada.
Rabelais n'avait rien à démêler avec le pkfcrdj — dont en a détaché depuis le wallon, par parenthèse, —mais il -vécut daao des pays où le normand et le benrguignon éteint en contact Né en Domaine , Rabelais pasea la pb» gfebde partie de sa jeuacese dans cette prorince et las provinces voisines, l'An-* jou et le Poitou. Or, si la Touraiae était bourg»* gnonne, le Poitou était normand, et l'Anjou se par*