‹ Rabelais et ses œuvresChapitre 118 sur 157 · LA LÀHO0B BE RABELAIS ST LE* CRITIQUES · texte numérisé non relu

LA LÀHO0B BE RABELAIS ST LE* CRITIQUES

tageeit entre les deux cUateotet. 1Mb Beteieis vécut aussi à Toulouse, où il tromm te langue d'oe, et il écrivit les deax premiers livres de Mi inasan i Lyon, où il avait retreurvé te dialecte bourguignon.

H y « vu pet 4» ton» tes dialectes ches RebekiB; il a emprunté à Mme des «pressions, des ornements, des piieses, oaome il en * emprunté 4u grée et au latin; mais dans le tissu de son style, la fusion du bourguignon ot du normand est complète, bien qu'il y ait ww petite prédominance «ta bourguignon, reomumissable moine ma formes caractéristiques de ce dialecte qu'à l'exclusion des caractères que FaHot attribue au nermofld. Le normand, nous dit-oa, est ainsi caractérisé : des tomes sèches, pou de syllabes meaUléos, prédominance des lettres les pies tenues, IV et r«; les diphtbougues les plus communes sont a, m (presque «0; pw dé nasales.

Chez Babelais, au «entraire, tes nasales sont nombreuses; il sa a même qui lui sont presque particulières : m pour au, prms au lieu de pris; les sons momUéa en isrç Utr, prédominent. Cependant il est loin d'être pur bourguignon; il donnerait plutôt la main i un dialecte normand très caractéristique, que FaUot n'a pas «mm et qui se parie dans le département de la Manche, duds la partie nord surtout; et dans les lies anglaises de Jetsey, Geotnescy, Âurigny. La tournure des phrases, le genre de style ot de plaisanterie, et le majeure partie du vocabulaire de Rabelais, se retrouvent là, avec mse pienonsiation notablement différente à la vérité, mais sous une ferme très roeonneisseble; si bien 91e lerur qu'on a véeu dans ce coin de terre et qu'on vient à lire Rabelais, on se croit encore chez soi.

Ll GRAUMAIIE DB RABSLAIS. 411

Mais, en résume, Rabelais n'appartient e* particulier par son langage à amen* région spéciale de la langue iïoil U n'est ni normand ni bourguignon, il n'a dans son langage ni la finesse malicienee en Parisien , ni la sécheresse raisonnasse du Bouannais , ni l'ampleur on peu lourde du Dijonjuds. Il conserve bien un pen du parfum des borde de la Loire et de la Manche, mafe il eal surtout et awnt tout français. La langue qu'il parle n'est pas un jargon particulier, bien qu'il l'ait empruntée un peu partout, c'est une langue recueillie au cœur même de la nation, c'est la langue de la France '.

La grammaire de Rabelais est en général celle du XVI* siècle. Nous ne pouvons songer à la faire ici et nous nous contenterons de quelques remarques sur les cas les plus importants *.

1 tfouB avons sous les yeux un opuscule : Rapporté de la langue de Rabelais avec les patois de la Touraine et de l'Anjou par A. Loiseau, 1887, in 8°, dans lequel on montre les rapports de la langue de Rabelais et du patois angevin. Le choix des mots indiqués par l'auteur n'est pas heureux , puisque la liste de ceux qu'il présente comme particuliers au patois angevin sont parfaitement français, tels que : barguigner, buée, dévaler, éclopé, goret, pinte, porte-balle, et même «peuplier» arbre 1 Ce travail est, du reste, très superficiel.

' M. Aug. Brachèt a placé en tête de ses Morceaux éhoisis des grands écrivains du XVI* siècle une prétendue Grammaire de la langue du XV& sièdç\ qui, bien qu'occupant une centaine ée pages, est, non-seutanent insuffisante , mais plaiiie dineouambftes étourïeriee. L'auteur ne dit pas un mot, par exemple, sur la question capitale de la construction , de la disposition des mets dans la phrase ; il ne parle pas de la formation des pluriels en * et », qu'on avait tant de peine à s'expliquer «nx sîèetes suivants : il est très sobre sur la conjugaison des verbes» etc., etc. En revanche, il trouve (120) un subjonctif dans cette phrase : lorsque (vouqj entrantes en

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