PRÉPOSITIONS ET ADVERBES
que présente l'accord des participes, actifs et passifs. Noos fuirons occasion de la développer pilleurs.
Mais la règle a ea quelque peine à s'établir. Au XVI6 siècle et môme au commencement du XVII6, on hésitait dans beaucoup de cas. Rabelais applique ordinairement la règle, mais pas toujours.
Elle est appliquée dans cette pkrase:« Le bon Dieu piua a fiût oa M» .qu'il nous .les a révélée annoncés, déclarés et apertement décrits par les sacrés Bibles (HI, 80). .
Mais elle est violée dans la suivante :
Faites-moy venir les deux gentilshommes personnellement
dorant moy ; et, quand je les auray wy, je vous endirty mon
opinion (II, 10).
Ici, il a plus pensé i l'action qu'à l'état.
Chez Rabelais, les prépositions sont souvent sépa- , rées, par un assez grand nombre de mots, des infinitifs qu'elles régissent, comme cela se fait encore aujourd'hui dans le style judiciaire.
Il inmta l'art mi&afce et armes pour grain «fcfawlre, médecine et astrologie» avec las mathématiques nécessaires, pour grain en sanlveté par plusieurs siècles garder et mettre hors les calamités de l'air, deguast des bestes brutes, larecin des brigaands. (IV, 61.)
Guignemault subitement en Monspellier trespassa powr de biays l'astre avec nn trandke plnme tiré un ciron de la main (IV, 17).
Quelqu'un, de ses amis lny demanda Quelle cause le mouroit à son corps, son esprit, son tonneau ainsi tourmenter (III, Prologue).
Rabelais se sert souvent d'une locution qu'on trosKf e rarement chez les antres écrivains. Il supprime après devwt la p*ssé de rafinîtil
492 LA OAAMXAIUI DB **B8L4I8.
Kajs avpir diligemment rechercha troRieaft fcmt fejaja, à Penviron en paix et silence, (I, 26),
Pantagruel, aroir entièrement conquesté m pays de Dipsodia, ea icelny transporta un* ooJome da tJtopteas (M, 1).
Paitfagriet iwîr fc le <*tai§* Etoatt, dit* fcPamwfe «sons-, pirant,: ^>W este* bien ejipafe$(UI, 18^
Cette tournam^eet m t0**Ufftfei»olt* Hewt Estienne la meatioaau? dans seuv 2Voi# A l*c<mfùrfiiM Ai. lmg*§ê fnmçêi* met k gvtti
Rostre langage, dit-il, omet, en certaines façons dé parta, les prépositions, et principalement a constome d'omettre son après. Quand eNefô; es** «esai», «wesr «tosé, peu* : a*r *a eatre
M. livet, dans non Itvrc sur tea éFrc^iwt^tnow du XFI* siècle, dit qu'il copie textuellement cette remarque sans ht comprendre Lorsque à écrit ces mots, il n'avait évidemment P&* ta PowfcvrMeï.
Rabelais et ses contemporains placent généralement Vadverbe avant te verbe, contrairement i ce qui1 Be fait aujourd'hui.
Fresque tons les animant^ par fatale disposition, «e émancipèrent de loi, et ensemble taetemen* conspirèrent' pk$$ ne la ■eu?*, jta**li* tfréûwe^ tant qa* néeJstaa peeurraàaa^mois toi nuire autan iamr iayihé.a4,poèssaaoaj(HL %*.
XXm
Au moyen àgp, 09 employait moy, tojf, soy^&ix H*u m*,*?, #e, lotftpp L'hfwnwue dft 1% BÏWW. la raflerait:
Suture a mÈt la jour pour §uy exercer, peur tfravnfflerv... La naiet vient, ftaosvient cesser labeur et soy restaurer fear bon pûn, bon vin et bonnes viandes ; puis soy quelque peu esftajBdjr, eouehtf et tej}e*er (pi, !«.
Che* Rabelais, loi peeiooma : ib**V A fwn> jmt juot commencent trèu bien un* pferase. fni •* He
détbrmiïtàttfs. 429
afeiai * te pféoêdënte, bien qu'elle en soit séparée par on point*
t*fmmêm qaer Js tsou*i fat un tenam qtf plantoit des choux, Dén* te* ttbfliqr M flernsmilnl : lion «mf, que liaH»
Rabelais écrit parfois leur avec un s, quand ce pronam.tit.iui» datif» iluxiai; mai» il i'éerit ytaa souvent sans s.
lie jowbm asservir et autres» car il ne luira est en rien dehteur (III, 3).
Qband le substantif est employé dans lb sens le pins général, Rabelais et ses contemporains suppriment ortinafrearnt lta-tfde, nomme nous faisons dans lès locutions proverbiales :
Si demandes comment, par couleur blanche, nature nous induict entendre joye et liesse^ je vous réponds que l'analogie et conformité est telle (I< 10).
L'article défini le% la, Us a chez Rabelais et ses contemporains des formes qu'il a perdues. Au datiÇ Babelais emploie indifféremment on et ou et même cm, et, avec le pronom relatif, auquel, ouquel et onquei.
Pannrge le saluant lai mit en doigt médical de la mai» gauche as ano*au,,en 1* pelle duquel estait on saphir oriental (W, 17).
U convenait tout mangeable manger, le reste jeter on feu. rien ne réserver au lendemaia (III, 2.)
... Onquei lieu ils ont trouvé vos garnisons. (I, 83.)
Cependant on, onqueï signifie proprement dans te, dans tequel.
J'amène mes moutons d'un pays onquei les pourceaux ne mangent que myrobolans. (IV, 7.)