L'ÎLE DES VUHES DISPUTES
pagnent la mort do même géent'dans le Disciple de Pantagruel. Mais ee a'estpas spe raison pour attribuer cet ouvrage à Rabelais, comme Ta fait le dernier éditeur. La ressemblance entre les deux récits pronve simplement que Kjabriais avait eu connaissance du livre deeon imitateur, et qu'il a cru pouvoir y puiser comme fl a puisé dan» mie foule d'autres compositions, doot il s'est inspiré pour faire mieux. Nous serions même porté à penser, à cause de la manière SQmmaire dort cet épisode est éooneé, que les deux auteurs se «ont emparés d'une plaisanterie populaire qui enroulait «vent eux, et qui trouve ici naturellement sa. place dans Pile du Vent ou de la Vaine Gloire»
Remarquons aussi la pteee de l'Ue du Vent, entre celle oè Ton; observe le carême avec passion et celle oà an ne rotaèrvepas, avec une passion non moins ^vive. Les deux lies que noue venons de quitter mettent en présence ta* catholique* et les protestante, les deux lie» qro mus alloua aborder vont dérouler devant nous ta. suit* du taWeau : Mie du Vent, ptar cée au beau milieu de cet iaichipd des luttes ndigienés, m: évidemment pour b*t d'insinuer que cette lutte est fttâle, qp'antaht en emfprte le vetot^ et qu'attacher tant d'importance à des différences. de détails entre les deux ostofcasiona chrétiennes» c'est se nourrir de veat, comme font les . habitants 4e Hnath. Bafcékia phme «wtossua Nous venons de le voir partageant également ses critiquas entre lqs doux cultes, et. mettant 'sur le mime fiée ks esagértfions de Calvin : et eaUse de Faits - Herbault. Nions eilGùê retrouver à peu près in même impartialité dane le! peinture /des deux populations de
168 LIVBE IV.— VOYAGE À l'OBACLE DE LÀ DIVE BOUTEILLE.
Papefiguière et de Papimanie. Les protestants toutefois sont un peu plus maltraités.
C'est i Papefiguière que Ton débarque d'abord. Les habitants de cette lie étaient autrefois riches et libres; on les nommait < gaillarde* s». — Il pourrait bien y avoir ici une allusion aux libertins de Genève qui avaient fait à Calvin une si vive opposition. — . Mais depuis ils étaient devenus pauvres, malheureux et sujets des Papimanes. Ils étaient allés à une fête chez les Papimanes, leurs voisins. On avait exposé à l'admiration des fidèles l'image du pape. L un d'eux lui fit la figue. Les Papimanes, pour le venger, prirent les armes, ravagèrent le pays et soumirent les habitants de Papefiguière, mais après les avoir forcés i la même cérémonie humiliante que Frédéric Barberousse imposa aux habitants de Milan, à retirer avec la bouche une figue placée sous la queue d'une mule, et la remettre au même endroit sans l'aide des mains. Ceux qui refusaient étaient pendus sans pitié*
Mais un malheur plus grand encore attendait les habitants de Papefiguière. Leur pays lut abandonné aux lutins, c'est-à-dire aux seigneurs féodaux, qui une fois émancipés de l'autorité ecclésiastique ou impériale, par suite de la Réforme, devinrent les maîtres absolus de leurs vassaux et en abusèrent. La plupart des commentateurs se sont trompés sur le sens de cet .épisode. Après la guerre, oe ne sont pas les Papimanes qui persécutent les habitants de Pape^ figuière, ce sont les lutins extraite de noble et antique race, qui régnent sans conteste sur le pays, et ce sont