LIVRE V. - PANTAGEUEL
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x. la fivui nommas. — 1. L'Ut 4m Outre** —Jklj* tempête phjloiophiqee. — 3. Le royaume d*Bnt61echle. — 4. Le» chemina <ral marchent — 5. Lee Bfelote. — «, Le* reposée* meno*TJl*»iq*ec — 7. Le pape de Oer-Dirc.
u. iIls est LAimm,-!. Lyefcnopeli*. — 9. Le* deux groupe* dé commuante. — 10- Lee emblème*. — Il et 1*. Le pelai* de l'Oreele. — 1S.J* reposée de l'Oracle, — U. laetraettoaa de le prêtreete. — jf. Explication de TOreele et *ene général de Ton» vrege. f
Après avoir quitté leeApodefteft, eu, tmimt dW tree éditions , les Chate fourrés, 1m veyagpurs passent Outre. C'est une lie de médiocre étendue, oà Pou ne s'arrêta qu'un instant peur promise m provision d'eau fralcbe. On y reste aases cependant pour avoir connaissance des singulières coutumes des bar bâtants.
Ce sont de véritables Outres virantes. Ils sont tellement gros qu'on leur fiât de temps à autre des entailles à la peau, et qu'on leur pratique par tout le corps ce qu'en appelle des «eravés» dans, les pourpoints et les baufrde-chaussea. Cependant il arrive un moment où ces présentions sont msoffisaatea.
Quand les voyageurs abordèrent, ils virent une foule de gens se diriger vers un cabaret beau et magnifique en extérieure apparence. Ces gens leur apprirent que l'hôte devait faire ses < crevailles » ce jour là et les avait invités à y assister. Nos voyageurs crurent d'abord qu'il s'agissait d'une tâte analogue aux fiançailles , aux relevailles , aux m es ti vailles ou fêtes de la moisson. Lès crevailles étaient une fête aussi, mais d'un caractère moins joyeux. Cet hflte avait ë té en son temps «bon railhtfd, grand grignoteur, beau mangeur de soupes lyonnaises, éternellement disnant»; pour lui toute heure était l'heure du repas. On avait employé avec lui tous les moyens généralement usitée, pour prolonger la vie ; sa peau était couverte de crevés, pratiqués successivement. Panurge conseilla de le cercler de sangles , de cercles de cormier, voire même de fer, mais il était trop tard. Son parti était pris d'ailleurs, et il ne demandait pas mieux que de mourir comme il avait vécu, en mangeant. Son désir fut satisfait; on entendit «en l'air un son haut et strident, comme si quelque gros chèsne esclatoit en deux pièces.» L'hôte était mort. On ne mourait pas autrement dans l'île d'Outre.
Quelles sont les outres que Rabelais a en vue dans cet épisode? Faut-il y voir une nouvelle sortie contre les goinfres et les gourmands, complément de celle que nous avons déjà rencontrée à propos desGastrolfttres? Les commentateurs en sont tous d'avis, 4t c'est , en effet , la plus simple interprétation et la première qui se présente à la pensée. Il est permis d'hésiter quelque peu- cependant avant de s'y. rallier complètement. Rabelais a déjà fait, au livra précédent, une sortie contre la goinfrerie. Etait-il