RABELAIS JUGÉ PAS ARN8TJEDT
heure le jeàne homme en face dès réalités, lTUbîtper à appliquer immédiatement tes connaissance» ttartfa** «et Mettre * propt pour cela tau* ce que ia nattreet kt râfiéle nous psi- - «entent. L'élèye de.Penpcrates sera instruit, savant méme;r mais sa science né sera pas une séW d'abstraction» sans rap?' port réel avec le monde et là vie : ce sera une science d'ap1" plication continue. Ba on' mot, Rabelais prend' grand soin de ' mener de front le dévatoppemait eotvotal'Jt le progrès ta- * telle^tuel II n'es* nafflattear pour nette tfriUMtioamràfcirti de penser que, dès le XVIe siècle, on pouvait émettre daignas,, aussi sages sur les conditions d'une bonne éducation, et qu'on -' en a tenu ai peu de compté jusqu'à présent. Que 'de métno- [ des, et de principes passant anjourd&uf pfrur mdàernësénma- ' tière d^édacatioii, et que l'en trouve déjà trèeaeU*»ant»éapnces par le joyeux conteur î
Cet article de M. Réville a été provoqué par la publication en Allemagne d'un ouvrage intitulé 11 François Rabelais und sein Traité ^ éducation^ mit besônderer Bèrticksichtigung der fradagogisctten Gnradsatze Montaigne's,' Locke's und ïtousseau's. » . [F. Rabelais et son traité d'éducation comparé avec > les principes pédagogiques de Montaigne^ de Locke et de Rousseau.] L'auteur de cet ouvrage, le docteur Fred. Aug. Arnstsedt, est professeur supérieur à la Realschule ou école professionnelle de Pîjiuen. On trouvera plus loin l'analyse complète' dç. Tour • vrage. Nous nous bornerons ici à œ qui rageréfc spécialement la pédagogie, '
L'auteur commence pair reproduire en français ' avec une double 'traduction allemande, en «appendice, tous les chapitres de Rabelais qui ont trait à l'éducation de Gargantua jet la lettre de Gargantua i son fils, puis il commente longuement ce récit en comparant les idées de Rabelais sûr chaque n »•
82f LÀ PÉDAGOGIE DB BABEUUS.
sujet avec f#)\w de Montyigue, avec les enseignen$nfeL de Lwfce et de Rousseau. U discute ee qu'il y .*<!• pratique in» les uns et daw; les autres, ce qtri t été appliqué et ce qui mérite de Fêtre- C'est un travail très complet, tr^s iutérea^nt, mais que qojib ** W^ffM aflafow W &m tomber dans des n~ <fiîe% Ce «ne mus dorons constater, c'est que cette des idées de Rabelais est faite d'une manière
jridttietise, avec impartialité et fort élogieuse pour riflWflr fie Qprgqntw. Cela est d'autant plus flatteur JWW mus 49e les Allemands sent très fiers de leur sciera pédagogique et qu'As se montrent ordinairement très dédaigneux de ce qui se fiât ea France dans cette voie.
lie docteur Ajrnstedt trouve le système de Rabelais sup&ieip à ceux de Montaigne , de Locke et dô Rousseau. C'est aussi l'avis de Miçhelet. Voici comment le célèbre historien s'exprime dans une de &es dernières publications : Nos Fils (1870yin 12),
H vient de nous entretenir de l'étyt des esprit
au XVI* rfècle.
•1 • ii
I/bomme d'fJtyfB est tel, coatiaae-Hl, de matérialité très basse'. Tel Fa pris Rabelais. L'enfant dès le berceau, mal eutoùirévpui* curare à contresens, offre on parfait miroir de ce qrifr iîfttr éviter. Ave mauvais commencement, Fôdncatlon scolastiqne ajoute tout ee qu'elle peut de vices et* de paresse* jmwaises mcecms et vainoa sciences.
Voila le point de départ, et il le fallait tel.
€Wa donné au temps , m supériorité de Rabelais sur ses suocemefr* MoeteJgné, Fénekm et Rousseau, est évidente. Son pjan dNédwalkm Déste le plue complet et le pics raisonna^ 'M %md surtout et positif.
Il croit, çontr% 1q mpw.fy** 1™ Ifyomm^eeUw, qpe
B1BELH0 JUGÉ PXB ÙOÉELST. 8Ô5
loin do mnâler sa nàiuré, il faut lit développer (oui entière, \
le cœur, l'esprit, le corpi.
Il croit, contre Vâge moderne, contre te i^sjffineufSj te critiques, Montaigne et Bousseàu, que l'éducaijoà P^^W commencer par être raisonneuse et critique. ijquipeas» yjmteigne, tout d'abord, mettent leur élève an pain sec, de peur qu'il ne mange trop. Rabelais donne an sien tontes te bonnes nourritures de Dieu ; la nature et la science l'allaitent à
dn ciel et do la terre, le remplit de fruits et de Usait.
On dira que cette éducation est trop rfeïhe, ttan.pltjne, trop savante. Mais Pari et la nature y sont pour chaimeriL science. La musique, le botanique, ftadustm eu tontes1 ses branches, tous les exercices du dtfpa, «usunt tedékseement. La soUgkm 7 naît dn sval et de la iieturn pour ricaassfjr qt féconder le «but. Le soir, acres, avoir ensemble, mettre et disciple, résumé la journée ,« As eHoient. en pleine nuit, an lieu de leur logis lé plus découvert, voir là face du ciel, observer les aspects âne astres. Ile priaient Dieu lé créateur en l'adorant et menant ter flny envers lny, et m glorifiant ée i
bonté immense. Et, lui rendant grâce de tout le tempe peent, se recommandoient à sa divine clémence pour tort l'avenir. Cela fait, entroient en leur repos.*
Cette éducation porte fruit Qârsjsiituà tfa pas été forme senlemsttt pour la ioteneW. CTest ufl honrifte, un MrnC U sait défendre son père et son pays. U e» vainqueur, pu** ^sjsjttl eut juste, et oourageux avec l'esprit de pain* .
Un droit nouveau surgit contre te Gharte'Qviat, ffVte les conquérants : «Foi, loi, raison, humanité, Pieu, vous coni damnent, et vous périrai ; le temps n'est frlus (Tatler aîmconquête* les royaumes.»
I* vraie grandeur de Raseia^ «te* que, tout en a'deerfpaat d'un géante d'un «ri, d'un être; easefcfctenel • Adlaff l'homme même en tontes ses facultés, et an complet» # If remue, ce roi, bravement et vigoureusement. Il le fiait travailler. Il lui impose toutes sortes d,actMté,deJffytaiiejtiqiiei que l'en eut jugées peu royales, battte en grange et ftbdfe de boit. Il le fait non oeeJemeus travailleur, mais saiismlsm, créateur. . .,'
L'enfant se crée ion corps par une variété de mouvementé
3g6 hk PÉDAGOGIE DE RABKU10.
bien combinée. On l'intéresse à tonte création. , On le mène chez les ouvriers pour les voir travailler. On le fait cultiver, planter , soigner des arbres. Enfin ce grand prophète , Rabelais , anticipant lés temps qui né sont pas encore , vent qu'il 'l'essaye & faire des engins, des machines qui remuent, travaillent eHes*memes.