XXVI
r Michels* et le deètear Anwtedfc oui raison. Tout ce qui a été feit de meilleur dans la pédagogie de- JrtiiB trois siècles se trouve; tout au moins en germp, dans Raclais. > ; .
j. Â¥Mt . J^J^&wgrçw, il Avait demandé la suppreste** de» vêtements qui empri^mûent le eerpe 4e Vettfimt, et des prescriptions qiii emprisonnent son intelligence et empêchent JW e^ l'autre de se développer eu liberté.; ayant le philosophe die Genève, il iwt dtoândé-rartenmnee des omerciees pbjrsiftetf et des exercices intellectuels ; ayant que Rousseau lit appreridre à son jeune gentleman le mér tier de menqûùer,, Rabelais nous avait montré son jfils de roi sciant du bois et bottelaat du foin. Avant Rousnera, Rabelais avait montré son élève fabriquant lui-mêttrê'ses instruments, étudiant les chose*ftvatot d'éttidfer lés ihots, apprenant là géométrie sur le terrain^ la botanique dans les çhampp i l'astronomie en regardant le ciel, et n'ouvrant m lira, théorique qpe lorsqu'il est familiarisé p*t la pratique avee les choses. Il Pavait montré se pétié*triht dé Tîdée de Dieu et de la providence, non par uri enseignement dogmatique, mais par le sentiment et l'étude, de la nature. Il l'avait montré observant d'abor&fes objets qu'on voit chaque jour, et Vélevtat peu à peu aux connaissances supérieures , njais
nrrunBHCB de rabelàis. «827
s'instruisant par l'étude de l'utile, à apprécier le beau et le grand, l'art et la poésie. A certains égards même, Rabelais est plus complet, et les critiques qu'on a faites du système de Rousseau n'atteignent pas le sien.
Ayant Coméni , Rabelais avait montré à ne pas séparer le mot de l'objet étudié. Avant Pestalozzi il avait imaginé les travaux et les exercices sur les nombres, les récréations arithmétiques et géométriques, les jeux de combinaisons, comme moyen de développer l'intelligence. — Avant Ch. Fourier il avait tracé le plan d'une éducation attrayante, de l'étude par entraînement , les visites aux ateliers donnant l'exemple et inspirant à l'enfant l'envie, — aussitôt satisfaite — d'agir à son tour. — Avant FrOebel il avait rendu son élève créateur ; il nous l'avait montré fabriquant ses jouets, et utilisant son activité dans mille travaux à sa portée, et préludant ainsi à des travaux plus sérieux. — Avant M*# Pape- Carpantier, il avait imaginé les leçons de choses, les leçons données sur les objets mêmes, la description, fhistoire de tous les objets naturels ou fabriqués, que le hasard met successivement sous les yeux de l'enfant. Ces éminents pédagogues n'ont évidemment pas pris leurs inventions dans Rabelais. Chacun d'eux y est arrivé de son côté et par ses propres observations. Mais ce n'est pas un petit mérite au curé de Meudon d'avoir eu, longtemps avant eux, les idées où les ont conduits leurs méditations et les observations qu'ils ont faites sur le mode de développemeiit des jeunes intelligences.