IL QUITTE LE COUVENT. 5S
casions. Il est évident qu'il leur en veut de l'avoir trop souvent dérangé dans ses travaux et arraché à ses études favorites. De là à leur désobéir, il n'y a pas loin. Dans une supplique qu'il adressa plus tard au pape, il convient que, depuis qu'il est libre, il a souvent négligé de prier aux heures canoniales. Il a dû quelquefois en être de même au couvent; de là des réprimandes, que Rabelais n'aura pas sou£fertes docilement ; et peut-être une seconde descente dans la bibliothèque, cause de cette négligence à prier. Rabelais se sera révolté, on aura voulu le soumettre à une rude pénitence, il aura invoqué ses amis, Tiraqueau, par exemple, qui Taura fait sortir par ordre. Il n'y a rien là que de très possible, de très probable même. Ce qui n'est pas douteux, c'est quen s'éloignant du couvent, où il ne devait plus rentrer, Rabelais emporta contre les moines ignorants, paresseux et débauchés, une antipathie, une haine, un mépris, qu'il n'a négligé aucune occasion de faire partager aux autres.