‹ Rabelais et ses œvres (volume 2)Chapitre 63 sur 110 · GARGANTUA. ~ II. LA GUEBRE · texte numérisé non relu

GARGANTUA. ~ II. LA GUEBRE

caatique des Pèlerins de St-Jacques, dont chaque couplet commence par : Quand.

Quand noas fftm's sar le pont qui tremble . . . Quand nous fûmes au port de Blaye ....

Quand nous fûmes dedans les Landes . . .

Quand nous fdmes dedans l'Kspagne,

Nous fûmes joyeux.

De voir sortir de ces montagnes

Si grande odeur, De voir le romain fleurir, .

Thym et lavande; Nous rendîmes grâce à Jésus-Christ

Et lui chantâm's louange

Ce cantique est évidemment antérieur à Babe* lais. Les rimes féminines ne sont pas consonnaih' tes, mais simplement assenantes (lavande, louange) ; IV final ne sonne pas (odeur, finir); les syllabes muettes sont ou ne sont pas comptées, suivant les besoins de la mesure, etc.

xvn.

A table, Grandgousier raconte à son fils la cause de la guerre et vient à parler du moine Jean des Entommeures, qui avait si bien défendu son abbaye ; on le fait venir. Un guerrier se fût présenté avec son épée, il arriva avec son manche de croix. On Tembrasse, on lui fait mille amitiés. — Une escabelle ici ! dit Gargantua ; asaeyez-voiis près de moi. — Volontiers, dit Jean, puisque vous le commandez; mais il refusa d'ôter son froc. — Mon ami, dit-41 à Gymnaste, qui voulait le lui enlever, laissez-le moi, je n'en b<Hs que mieux; si je le laisse, je n'au* rai nul appétit. J'avais soùpé, mais je ne mangerai pas moins pour cela; j'ai un estomac pavé, creux

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