BABELAI3 ST SON SIÈCLE
royauté, contre le gouvernement, et elles ne furent pas inquiétées, taudis que le parlement foisait brûler peu après les Lettres phUosophiques de VoltaiM, beaucoup moins aggressives. Montesquieu avait désarmé ses censeurs. par les peintures licencieuses '<iu*il avait insérées dans son livre ; tandis que Voltaire était resté sur le terrain de la discussion. Il se le tint pour dit^ il abusa plus tard du moyen qui avait rénasi à Ifontesquiea, et il s'en trouva aassi bien.
Les peintures hasardées de Montesquieu, les "polÎBSonneries de Voltaire ne sont rien, il est vrai, auprès des crudités que se permet Babeiais, mais il ne faut pas oublier la différence des temps. Le XVi* siècle était aussi étranger aux raffinements galants du X.VIIP qu'à la délicatesse qudique peu gourmée du nOtre^bes plaisanterie de Babeiais, si choquantes pour nos oreilles, ne choquaient personne i son époque, puisque un des soutiens de l'église eatholique, le cardinal Duperron, appelait Rmtaffrud le Uvre par .excellence et refosait d'admettre i sa tabici quiconque ne l'avait pas lu.") A l'église on ttenlait des messes sur l'air : «Baisemidi, ma mie» et sur d^i»très paroles moins convenaUés encore ; les sculptu* res les moins décentes s'étalaient dans les coins obs* curs des églisçs. Quant i la littérature du temps, il suffit d'y jeter un coup d'oeil podr voir que la réserve n'était pas son fort. Qw sont les à^ Nmvdles noui>dle$ du roi Louis le onsième, sinon un recueil de contes plus qu'égriUards ? Et les écrits de Brantosme ? et les eemédies du XYP siècle, dont il est souvient difficile dq raconter le sujet et qui se jouaient en plein théâtre? Et Marguerite djs Na-