‹ Rabelais et ses œvres (volume 3)Chapitre 18 sur 104 · LE HOT «GAULOIS · texte numérisé non relu

LE HOT «GAULOIS

terie^ se rigoler^ etc. Littré, dans son Dictionnaire, ne fait aucune mention de cette différence d'acception. Diez rattache cette racine gai au i/ieux haut-allemand geil, dont le sens est analogue. Ch. Nodier ( Vaux de Vire d'Olivier Basselin, é.i. de 1858) cherche à rapprocher cette famille dé vocables du mot galltis, qui signifie coq. Ce rapprochement nous semble très forcé ; on peut trouver au coq les allures d'un fat et d'un fanfaron, mais il n'y a en lui rien de jovial *. Ce qui ne saurait être douteux, c'est que le mot gaulois a deux racines,, de même que le verbe louer^ qui signifie: faire l'éloge, quand il vient de îawdare, et donner ou prendre en location, quand il vient de locare. Comme il y a dans le langage contusion constante entre les deux sens de notre adjectif, on nous excusera sans doute d'avoir jeté cette remarque en passant. Revenons à Rabelais.

^ On peut aussi consulter sur cette question Olmer Bas^ selin et Us compagnons du Vau de Vire, par Armand Gasté. Caen, 1866.

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