LES PB0CÈ8 D^AUTBEÏQSS
paru ; les fomiftiités et les éciitares ont été simplifiées; oa ne juge pfais sur pièces, mais sur pkîdoie'^ ries, et les avocats font moias d'érudition, et ne ci* ^ tent pas Ovide et Sophocle à propos d'un mur mi^ toyen; mais oes réformes mômee montrent combien Babdais a vu juste» et comment tout en se jouant et en folâtrant, il est dans le cbemin du progrèau Gomma il ne fait rien à moitié, il lui arrive parfois de faire un bond tellement prodigieux, qu'il faut plusieuifs siècles pon qiia l'esprit puUic arrive à la même hanlrar.
Maintenant, outre la critique générale des ten*tcurs de la justice, laut-il voir ici la satire parti'cnliàre d'un faîk historique ? La plupart des commen* tateuTB trouvent dans ces plaidoieries une allusion au célèbre procès que fit la reine Louise de Savoie, mère de François r', au connétable de Bourbon, qui n'avait pas voulu l'épouser. Le procès fut en effet inique de tout point. Mais ici l'affaire n'était pas obscure , la reine avait tort , le connétable de Bourbon était dans son droit ; tous les historiens en conviennent On parvint cependant à embrouiller si bien les choses que la reine gagna son procès. On sait que le connétable, furieux de se voir ruiné, quitta la France, alla offiir ses services à Charles- Quint et se battit contre les armées de son pays. On sait aussi que , manquant d'argent pour payer ses troupes, il mena ses soldats, luthériens pour la plupart , assiéger Borne qu'ils prirent et pillèrent, — mais après la mort du connétable, car il fut tué au début du siège. Il est possible que le bruit qu'avait fait ce procès ait donné à Rabelais l'idée des scènes que nous venons d'abréger;- il est possible
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que quelque petit incident du procès ait passé (kns le roman, mais la critique de Rabelais est générale, et tous les tribunaux civils avaient le droit de s'y reconnaître.
 la suite de ce jugement, on offrit à Pantagruel la place de maître des requêtes et de' président en la cour; mais il remercia gradeusement <I\ y a, dit-il, une trop grande responsabilité dans . ces offices. La corruption des hommes est telle que les juges ont grand peine à faire leur salut. Je crois, ajoute-t-il, que, si les sièges vides des anges ne sont occupés que par des juges incorruptibles, le jugement général n'arrivera pas de sitôt, et que nous aurons encore plus de 37 jubilés à l'attendre, quoi qu'en dise le cardinal de Gusa, qui dans son livre De novissimo die^ nous Tannonce pour 1734>.