‹ Rabelais et ses œvres (volume 3)Chapitre 80 sur 104 · LIVHE II. PANTAGRUEL — II. PANURGE · texte numérisé non relu

LIVHE II. PANTAGRUEL — II. PANURGE

Babelais a^est eertaiaeineat souvenu de VUloa en nous traçant le portrait de Pa^urger II éprouvait une visible sympathie pour ce poèifC de la o^isèr^, et nou9 verrons son nom reveoir plus 4!iipi9 fois sous sa plume dans le cours du roinan. ^

vm.

L*auteur du Grand et du Petit J^estament fut condamné pour vol, avons nous dit plus haut. On ne voit pa^ qi;e cette condamnation ait excité c^ez ses contemporaine le sentiment qu'elle excitepait chez nous. Tous , fi^ns exception , sont pleins de sympathie pour lui ; ils ne prennent même presque pas la .peine de rexicusier et sefiblent considérer sa condaronatÎQn, moins comme ua 4es]jU)nneur qui puisse entacher sa ijotémoire , que comme un IQ19JI' heur qui doit attirer i^ur lui ^n^ bieiiveillaQjte cornpassion.

Cela tient à ce qu'à œtte époque te resp^t de la propriété n'était pas «ji^si raffiné qip'il V^t n^io^nant. Les grands personnj^gea se volaiwit des état» par les arm^s, les, petits dépouillaient teuïsvoimns par la force ou la ruse ; le seigneur prêtait chez Je paysap tout ce qui lui 'convenait , sa fille du ^on bi«n, — il en résultait chez l'inférieur cette persuasion que tout ce qui pouvait être pria par violencie 0» par adresse, — aelon qu'on avait une àe ces deux forces pour m, — aiçartenait légitimeimentià oelui qui s'em /emparait Le larcin habilement qMcuté était regardé > comme une conquête dont on ajvait droijb de ^^ vanter ; les récits du. t(smp$ en.font foi. A ehaquQ p^ge en nous fréaente comme d'ai^ mable^ espièglemes un.e foule d'actes qui condiiicaiieHt

LXS ANXriOËDEKTB DS PABCIGE. S07

«ijODi*âltiu l'auteur, a<m-BtulcD]»it «■ fioHœ lutr' rcctioniielle, maiB en oonr d'aBsiscs.

Cette morale a régné peudtmt tout le 'XVI' 8ià<cle et même pendant une !partœ du X.VII*. loat es que l'on exigeait, c'était de ne fa» se laJsâer prendre trop ouvertement la main dann le sac — et, encore dans ce cas, quand le seigneur ne se trouvait pas trop durement lésé, la justice seigneuriale faisait grâce le plus souvent en faveur de l'esprit déployé- t,

On se vantait même de son habileté à tricher J

au jeu. On sait ce qui se passa à propos des Mé- ].

maires du comte de Orammont. Comme on y raconte différentes iitdélicateises — nous dirions maintenant: fripotmeries — d«i mble personnage, les cen- MiTB >^ Foitenelle était du ttondwe -^ ventereat arrêter la foblîoatiim id^:livre, qaû éfeait 'dénature) di9ait-on, à nuire à la considéralhiD.du hârOs- Le comte de Orammont s'iDtetpoaa lui-mâme pour obtenir que les Mémtfiiws futeat <ptil>ltés 'tels qu'ils avaient été rédigés par son hean-frtoe.

Les censeurs étaient en avance sur les ■ Idées monde8jâel«Drtempe,'le«omtede Gramniont était^en retard.

Ces obBeoratiens : ttaient nécessaires pooriexpUi' qoer, sans les excuser, certains «ebes do )a vied» fîanuRge, que ttons allons repradiâre.

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