DISPUTE PAE SIGNES
passer] — à primes, secoud€)S, et à la vergette ; puis,
le matin, il se rendit avec son maître à la Sor^
bonne. Tout le monde ayait entendu parler du dé**
bat qui allait avoir lieu, et une foule immense se
présenta pour y assister. On se demandait avec *^
anxiété si. cette fois encore Pantagruel serait vie- }l
torieux et si cet Anglais ne lui en remontrerait
ptbS.
Thaumaste les attendait. Lorsque Pantagruel parut, on se mit à applaudir Ces applaudissements lui déplurent. «Paix! de par le diable, si vous me r
tarabustez, je vous couperai la tête à tous! > Pantagruel' avait deux raisons d'être mécontent, il trouvait <badaude>> cette habitude d'applaudir tous les orateurs, quels qu'ils fussent; — puis, comme il ne devait pas prendre la parole, il ne voulait pas être applaudi d'avance pour ce qu'il ne dirait pas.
Panurge s'adresse à Thaumaste et lui demande sHl est venu pour chercher sérieusement la vérité ou pour le simple plaisir d'échanger des arguments,
— ce qui était fréquent alors par toute l'Europe.
— Thaumaste répond qu'il n'a d'autre but que la vérité. — Alors, veuillez m'exposer vos doutes, je tâcherai de les résoudre. Si vous n'êtes pas satisfait, mon maître est là qui vous répondra. — Très bien, dit Thaumaste, commençons.
Adonc tout le monde assistant et escoutant en bonne silence, PAnglois leva haut en l'air les deux mains séparément clouant toutes les extrémités des doigts en forme qu'on nomme en Chinonnoys eul de poulie, et 'frappa de l'une l'antre par les ongles quatre foi»; puis les ouvrit, et ainsi à plat de Tune frappa l'autre en son strident, une fois ; derechief les joignant comme dessus, frappa deux fois, et quatre fois derechief les ouvrant. Puis les remit joinctes et estendues l'une