‹ Rabelais et ses œvres (volume 3)Chapitre 90 sur 104 · VII · texte numérisé non relu

VII

Les récits de ce genre se multiplient avec le ), cbristîanisme. Fàuriel, dans son Histoire de la îitté- \ rature méridionale, J.-J. Ampère, dans son Histoire \de la littérature française avant le XII" siècle, Oza- l nam, dans ses Etudes sur le Dante, Labitte, dans f' La Divine Comédie avant Dante , Gœrres , dans | s& Mystique, mentionnent et analysent une foule l^ -de voyagea dans l'autre monde. La plupart de f ces voyages sont des visions ; mais il y a au^l des résurrections, celle de llrlandais Tandal , par , exemple, qui vivait vers l'an 1H9. Il tombe malade | et meurt un mercredi ; comme on remarque dans son ji corps an reste de chaleur, on le garde jusqu'au samedi: il se réveille alors en poussant un cri épou- M' vantable, et raconte qu'il a été dans l'enfer, dans le g purgatoire et dans le ciel. Il a passé par de terribles ?■ épreuves : il a été entraîné par des démons dans la gueule de l'Achéron, horrible bête dans le ventre de V laquelle les démons, sous la forme de loups, d'ours, c de lions, de serpents, de crapauds, de chiens, mor- | dent et mettent en morceaux ceux que le dragon a '^ avalés ; maJa ce qui l'a le plus effrayé, c'est le pas- , sage d'un pcmt très étroit au-dessus d'ui abîme, qu'il lui a £el11u traverser de compagnie avec une génisse ' j qui glissait d'un, côté pendant qu'il glissait de l'autre. ' ' Des démons rattendaient en bas, riant de ses efforts et ' de ses angoisses, et prêts à se jeter sur lui, s'il tombait. "^

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