‹ Rabelais et ses œvres (volume 3)Chapitre 96 sur 104 · LE6 CONQUÊTES .ET LA COLONISATION · texte numérisé non relu

LE6 CONQUÊTES .ET LA COLONISATION

triomphants avec Thrasybule furent indulgents et généreux ; toute réaction fut défendue, et Toubli, ordonné par une loi. Celui qui agit autretoent s'nex- IK)se non-seulement à perdre ce qu'il a acquis^ ma^ à faire croire à tous qu'il a acquis ce qu'il possède aans droit et injustement. Celui qui est fort de ^n 4roit est indulgent Quant aux biens injustement obtenus, yous savez ce que dit le proverbe : De bien mal acquis, le tiers hoir ne jouira.

L'auteur oppose ensuit^ la conduite de Pantagruel à celle de Charlemagne. Le grand empereur eut aussi ridée de transporter des peuples d'un pays dus. un autre; mais il s'y prit mal, il transporta des Saxons dans les Pays-Bas et des habitants des Pays-Bas dans la Saxe. Qu'azri va-t-il ? Les Saxons ne l'âimèreiiit pas davantage pour être plus rapprochés de lui , mais les Flamands le« haïrent parée qu'il les avait éloignés de leur pays, de sorte qu'on a pu dire qu'il avait fait d'un diable, deux. Pourquoi en futril ainsi ? parce qu'il employa la violence et l'oppression. Pantagruel au contraire s'a^ dressa à la persuasion ; il ne traq^porta que ceux qui le voulurentr bien, ils Iqs établit dans un pays ^ ils étaient demandés, et, conitrairement à ce qu'avait fait Charlemagne, d'un ange il en ât deux.

Ces conseils aur la guerre et les conquêtes peuvent nous sembler des lieux communs. Tout le monde admet aujourd'hui ces principes ep théorie ^ quoir qu'on s'en tienne très loin d^ns la pratique. Au sei2ième siècle,, tout cela était non ^ulement neuf, mais hardi. Au siècle suivant, le Télémqque fut bl&mé par Louis XIY pour avoir développé ces mêmes idées.

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