‹ Rabelais et ses œvresChapitre 123 sur 134 · XIX« SIÈCLE. BIOGRAPHIES · texte numérisé non relu

XIX« SIÈCLE. BIOGRAPHIES

Ce dogme qni ne tend à rien moins qu'à l'abêtissement de l'être hnmain (nous n'en voulons pour preuve que le cri de douleur de Pascal), ce dogme était élevé comme un sombre défi à la face de la Benaissance,

M. Mayrargues oublie évidemment que ce dogme de la prédestination, qu'il réprouve, est une doctrine calviniste^ repoussée par Téglise romaine. Quant au mot de Pascal qu'il rappelle à ce sujet sur Vàbêtissement à propos de croyance , ce n'est ni un cri de douleur, ni une protestation^ c'est un humble conseil de soumission à l'église. Si votre conscience résiste aux preuves raisonnées de la religion, nous dit l'auteur des Pensées^ si vous ne pouvez parvenir à croire , commencez par pratiquer, àbètissee-vous^ et la foi viendra. Voilà en somme la pensée de Pascal, et M. Mayrargues n'a aucune raison de l'invoquer en cette circonstance. Dans son ensemble, l'ouvrage de M. Mayrargues ressemble fort à une composition de rhétorique que Pélève aurait fait imprimer sans Taveu de son professeur.

M. Amstœdt, au contraire, a très sérieusement étudié son sujet. Son livre n'est pas comme le titre pourrait le faire suppo^r, un simple traité de pédagogie. La personne et les écrits de Rabelais y tiennent presque autant de place que dans les ouvragesprécédents.

On y trouve d'abord une Vie de Rabelais très sa* gement écrite, puis un résumé rapide du roman; toutefois en ce qui regarde le cinquième livre, l'auteur se borne a en détacher quelques épisodes, et il n'a pas Tair de soupçonner un plan dans la succès^ n 36

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sîdn des évè&em^ts qui remplissant les trois derniers lÎTres.

Son troisième chapitre est cousa&ré aux écrivains qui procèdent de Rabelais, et il compte parmi eux PAsquier, Montaiga^, Pascal, La Fontainq^ Molière et J.-J. Bousseau, série ^ dont plus d'un terme est contestable. Puis vient une. analyse des imitations immédiates de Rabelais, entre lesquelles figure le Mçyen. de parvenir^ , qui doit . se trouver quelque peu étonné d'un tel honneur. L'auteur nçtus es^tretient ensuite de la traduction allepiai^de du,, premier livre deRabelais, que Fischart fit im|)riiûer d^ 1550, et des traductions postérieures; il meatîAnne^, les diverses interprétatio^a qui ont été dop^nées.de r<auvre ral^laisi^ne, il a l'air de sa ranger à Tidée de Nodier, qui ne voit dans le. livre que la ci;|tique géiiéi?ale des idées et des mœurs du, tempsi niais Uku'^ donne pas, moin3 les clés historiques proposées dati^ Téditio^ anglaise de Lq jMo^^ux ^% â9.nSfré4itionvt;ar»orrnn d'Esmangart.

M. Arnstœdt reproduit et discute les principaux jugements qui ont été portés sur Rabelais et son oau,vre. Il repousse .la^ légende rAbel^si^tne , et se rallia; à . TopliiMaii^ qi4 voit dans .l'jautimr de Qarganr t%Qf}m^ sage ami de^igai^é,^ av^&.uMt petite i^ilosçp^iç saj^e^ ajertie et: pratique, comme dit M. Le^ nient,, et.ai^logue à scelle. d'H(lraee;il< termine, par ce mot de Dufresny. «Il n'a manqué à Rabelais pour être tm grfind. po^e que d'avoir écrit; eob vers; son liyre^ est: uni .poàme en ; .psrose. >

Le? autres ohapitpeâ sottcooisficrés^à la question pédagogique. Lia«têap met an j^e£ les heureux ré- 8ultal£i.de,.lamôth0de; de< Ra^Mvlaiçi au point tde vue

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de rindépendance de la pensée^ de- la 8Ûce46 da jngementf et da PsippIioatîoiL pratiiqitiei Cette analyse se terminiez par ces lignes de YillemaiEi:

IhBS esprits libres et hardiô commeùcèr'ent' à ébranler TIeiû' cien système d'éducation elérlcale. Le premier réformat^tir fiit I^belaÎ9i,.réfonBateiu pioftond et jndicieiix'sotis ses bonl^ fonnea fantaisies. L'éducation; de^ Gargcmina est une utopie comme celle d'Emile, [mais] elle offre un plan d'exercices et d'études adihirablement ménagés pour fortifier le corps, mûrir le jugement' et^^tend^e les «omttalfisaneefel ^;

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