‹ Rabelais et ses œvresChapitre 124 sur 134 · XXVL · texte numérisé non relu

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M; Gilbert Bëfille a publié dans- i9L^ Berné des diern^ fmnde»^^ à propt» de ce livr^j mt excellent artide mm Babelais; Uanteui^ cottstate d'atioi^d Vaccueil qM les ÀOfglaiaet Iw Memands ooft faU à(BabelaâS) ta«^ dis que chez notts, atamt* àt déclarer fi^aftfttheflïetit son aâmiiiatieii^ on fiM^mule se^ réserves^. Sa licence; cause ' principale de ces^ censutfé^^ ne' ohaiiuait guère de* son temps, et nous atons t<^t^ nou» en préoo^ eaperàcepMUfc. Quant à' ^interprétation de 1-ouvrag6i M. Bétiile cr^it^ qu'on' lie ^Fa pas encorcr oom^ platement tiM)uvéè; il ' che^^e^ rénlgme' dés derniers lièvres, et âsdique quëlqWdltiterprâtatitms qui nous eemblent ttiès- heui^seï^ et qne nnus n^avone pas liésité w nens^appropéiér. Pour lui, la Dive Bou* Ijçiile^ c'est,, ^amw. d^u^ia Qlé .d» X.YP sièc^le,, la vérité lai 4agiessA4.r-T^ etla •cépimse'^^ dei rearadle^ c- est pour iBabeiaii^ lai sôliitiDafide'l^âQigiaë 4e ^ vie; lO E^flfe estmohis etïthotfsiifetë- que Mfclrelet et q^o M. E. Noël, mais il n'en est que plus vrai. Il est à regretter qa'iliBtaibpas'ex{)l]qiiéfde«fènQ toutle voyage.

» TàUèau de îaîUtéfaiu^è'fVaHçceise, ïi; p. 261, éd. dé 185^. ''Nttméio do a» <yetollre 1699

964 LA BÉPUTATION DE BABELAIS,

Quant à l'anurgë et à Pantagruel, M. Réville y Yoit hncarnation des deux principes dQ notre nature, les sentiments élevés et les instincts vulgaires. L'as* similation que M. Paul Lacroix et quelques autres font de Panurge et Babelaisilui fait Teffet d'une in«sulte pour le grand écrivain. Toutefois il admet que Pànurge représente le côté iuférieur de Fesprit .de Rabelais, tandis que Pantagruel représente le côté supérieur. Il juge que Pantagruel a trop de complaisance pour Panurge , et appliquant cet exemple à la nation française, il retrouve aussi dans notre caractère Pantagruel qui a inspiré à la France tant de nobles entreprises, tant d'actes de générosité désintéressée ; mais il juge que nous avons auçsi un trop grand faible pour Panurge, pour les railleurs vulgaires qui nous flattent et nous amusent.

M. Edmond Scherer a consacré aussi un travail remarquable à ces publications. Il commence par établir qu'il y a deux classes d'admirateurs de Rabelais, ceux qui admirent tout et ceux qui choisissent, et il montre ces deux courants persistant depuis le XYP siècle jusqu'à nos jours. Les uns acceptent tout, les autres «souffrent de l'odeur de cabaret, et de cloaque qui en le lisant prend souvent à la gorge.» Il croit, du reste, que Rabelais a écrit sans plan :

La première partie est complète en eUe-même i la seconde noQB oayre nn nouTean si^et ; la cinquième ne termine rien. Ce n'est pas nn livre, mais une galerie de tableaux , nn chapelet d'aventures anxqneUes on ne songe pas à demander nne liaison.

M. Scherer prétmd aussi que Rabelais se moqae de ses lecteurs quand il leur conseille de briser tos et de chercher la moelle qui se trouve refermée dans

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